B&C

Bibliothèques, lecture publique, monde de l'information

16 mai 2008

Bibliothéconomie potentielle

Deux étudiants de l’enssib ont récemment lancé des appels pour identifier « les lacunes éventuelles de l'édition en Sciences de l'Information et des Bibliothèques».

Au deuxième appel j’ai répondu cela :
Dans la catégorie "Evaluation des bibliothèques et des services" je regrette spécialement de ne pas disposer d'édition plus récente du Guide (des éditions le Moniteur) : Bibliothèques dans la cité, qui donnait des conseils pratiques pour l'organisation interne. Plus généralement, nous manquons de synthèses sur les pratiques (quelle proportion de bibliothèques font quoi) et de retours d'expériences (quelles sont les expériences qui ont marché ou pas dans les différents établissements). Des synthèses réalisées à partir des travaux des étudiants enssib et iut serait spécialement intéressantes (mais se pose le problème de la publicité des informations internes aux établissements étudiés).


Après réflexion, je me dis qu’un manque encore plus énorme et dommageable c’est l’absence d’ouvrages qui puisse jouer un rôle dans le débat public, analyser et défendre l'offre des bibliothèques dans la citoyenneté et le monde de l'information. A quoi ça pourrait ressembler d’ailleurs ?








Et pourquoi pas ?

15 mai 2008

Les dix plaies d'internet : les dangers d'un outil fabuleux



L'ouvrage de Dominique Maniez pousse plus loin l'analyse que celui d'Andrew Keen.

L'idée en est qu'Internet procure un sentiment de liberté immédiate, sentiment qui devra être contraint pour pouvoir se tranformer en pratiques de libertés réelles. La parabole de cette idée pourrait être la cryptographie, dont le développement a été nécessaire pour permettre paradoxalement plus de transparence dans le commerce électronique.

* Le sentiment de liberté procuré par internet est décrit à travers une citation de Dominique Wolton : "Autonomie, maîtrise et vitesse. Chacun peut agir, sans intermédiaire, quand il veut, sans filtre ni hiérarchie et, qui plus est, en temps réel.[...] Cela donne un sentiment de liberté absolue, voire de puissance, dont rend bien compte l'expression "surfer sur le net"."

* Dominique Maniez énumère les dangers cachés derrière ce sentiment de liberté : usage d'outils monopolistiques, non-respect des droits d'auteurs, trop-plein de publications et de commentaires inexploitables, communication réduite à son immédiateté et à sa forme, mythes cognitifs d'intelligence collective et d'éducation par les tics.

* Mais contrairement à Andrew Keen qui préconise le retour à d'anciens modèles, Dominique Maniez se prononce plutôt en faveur du déploiement de nouvelles solutions : développement de sites alternatifs concurrents, meilleure connaissance des mécanismes du réseau, facilitation des procédures de signature électronique. Pouvoir susciter, à côté de l'univers de l'anonymat, un univers où la signature authentifée permettrait d'autres développements.

Pour l'anecdote on trouve dans l'ouvrage des citations de Biblio-fr, O.Le Deuff, Figoblog et des cofondateurs de Biblioacid.

L'ouvrage m'évoque l'idée de l'articulation entre liberté formelle et liberté réelle, ou entre aliénation et médiation.

02 mai 2008

Le culte de l'amateur : comment internet détruit notre culture



Le livre d'Andrew Keen est très simplificateur mais donne à penser. A prendre comme un retour de balancier contre les discours purement web 2.0. A mon sens voici les faiblesses et les points forts de l'argumentation :

- -
L'auteur ne problématise pas du tout le statut de l'expert (qu'il assimile 1/ à un professionnel, 2/ garantissant la véracité) ni le fonctionnement traditionnel des industries culturelles. On est donc tenté d'appliquer à son texte son propre propos : « Nous constatons aujourd'hui que la révolution web 2 favorise les observations superficielles au détriment des analyses en profondeur, les opinions irréfléchies au détriment des dialectiques éclairées ».

-
L'auteur prend uniquement des exemples à charge (piratage, vidéos idiotes sur youtube, spams, plagiats, falsifications) et les met tous sur le même plan. C'est partisan et caricatural. Néanmoins force est de constater que ces utilisations superficielles ou négatives forment une part très importante des contenus web 2.0, alors que les défendeurs de celui-ci en sont souvent réduits à évoquer ses « potentialités » positives sans évaluer ses réalisations concrètes.

+
L'auteur montre que c'est insuffisant de penser qu'internet donne le pouvoir aux individus face aux médias traditionnels. Pour lui, internet oppose surtout les industries culturelles traditionnelles (qui prenaient en charge des coûts et des processus parfois long de sélection et de création) aux nouvelles industries publicitaires, qui vont chercher à capter tous les revenus. La pub va devenir plus insidieuse qu'auparavant, puisqu'elle va de plus en plus chercher à se mélanger aux contenus eux-mêmes.

++
Pour Andrew Keen, le web 2 est cannibale : si dans un premier temps il semble augmenter la diversité d'accès à des oeuvres, à moyen terme il en détruit la source. D'une part par le piratage (musique, films) voire par la simple réexploitation concurrente (Wikipedia qui prend ses sources dans des ouvrages papiers). D'autre part par l'émergence de grosses sociétés (Google en premier lieu) qui monopolisent les publicités et les sites de recommandation. L'auteur imagine un futur ou plus rien ne pourrait se développer entre les films amateurs gratuits et les blockbusters.


Bref :

  • cet ouvrage semble incapable d'envisager de nouvelles formes de création via internet et ne voit de solutions que limitantes (interdictions, blocages)

    il n'en reste pas moins qu'il pointe bien deux simplifications :

  • l'idéologie qui veut voir dans toute possibilité technique (télécharger, commenter, publier) une avancée culturelle, sans voir ce qu'elle fait perdre

  • l'idéologie qui veut nier la dimension économique de la création, sous prétexte que les industries culturelles en tiraient des bénéfices trop élevés

06 avril 2008

Les koans du bibliothécaire zen



Alors qu'il remplissait une notice unimarc, le bibliothécaire zen remarqua : « Ca existe. Ca n'existe pas ».



Le bibliothécaire zen cherchait rien sur Google, il obtint 27,987,384 réponses.

Le bibliothécaire zen se demanda : si le web est partout, pourquoi tapes-tu des mains ?



Un lecteur demanda un livre de Danielle Steel au bibliothécaire zen. Celui-ci lui donna un bol de sable ; le lecteur parti avec, désorienté. « Ce lecteur vient de commencer un long chemin », commenta le bibliothécaire zen.

Un assistant déclara au bibliothécaire zen qu'un client avait besoin d'aide. Le bibliothécaire zen répondit : « Comment osez-vous appeler un usager, client ? ». Le lendemain, l'assistant lui déclara qu'un usager avait besoin d'aide. Le bibliothécaire zen lui répondit : « Comment osez vous appeler un client, usager ? ».


Un usager demanda au service de référence : « Savez-vous combien est-ce qu'il me reste d'ibuprofens dans mon armoire à pharmacie ? ». Le bibliothécaire zen fut illuminé.

Le bibliothécaire zen déclara à un lecteur : « Si vous ramenez ce livre après sa date de retour, vous aurez une amende. Si vous ne ramenez pas ce livre après sa date de retour, vous aurez une amende. » L'usager fut illuminé.

Le bibliothécaire zen remarqua : « Travailler à la bibliothèque sans s'attacher aux livres ni aux mots qu'ils contiennent, telle est la juste voie».



Traduit du site : http://www.laughinglibrarian.com/koans.htm

(c)2005 Brian Smith.


17 mars 2008

Le vierge, le vivace, et le bel aujourd'hui

Table ronde "Le bel aujourd'hui des bibliothèques" Salon du livre Paris 17.03.08

AM.Bertrand
* Les bibliothécaires américains : sont d'un optimisme stratégique, pour défendre leurs budgets. Communiquent, mettent en avant tous leurs succès de fréquentation; et se positionnent sur des valeurs fondementales : donner accès à l'information et à la formation permanente.

M.Melot
* Les points forts français : Le tournant multisupport dès les années 70 et 80. L'action culturelle. L'intérêt croissant des élus, des architectes et des informaticiens pour les bibliothèques.
* Les points noirs : Les horaires. Le système informatique.
* Les points à améliorer : La gratuité systématique. La mise en valeur du patrimoine.

M.Legoff
Les évidences finlandaises :
* Le catalogage, c'est la bibliothèque nationale
* On doit ouvrir le plus possible, y compris le dimanche
* L'organisation et les règles de la bibliothèque sont là pour faciliter son insertion dans l'environnement quotidien. Slogan : "Enjoy life".
En France, suite à la destabilisation de la vie culturelle parles NTIC :
* La fréquentation est maintenant plus significative que les prêts
* Il faut dépersonnaliser les services pour les pérénniser
* Garder la question du sens des missions

Echanges avec la salle
* Faut-il des petites bibliothèques rurales ou des bibs intercommunales ? / D.Lahary : Les deux : des petites pour l'accessibilité quotidienne à moins d'un 1/4 d'heure; des grosses pour des collections et services plus importants
* Notre dépréciation de nos services vient-elles de notre mauvaise culture de l'évaluation ? / M.Legoff : Oui : si 20% seulement des usagers utilisent le catalogue, il ne faut pas y passer tout son temps.
* T.Giappiconi : Les critiques contre l'enquête du Credoc ne sont pas du pessimisme, elles sont méthodologiquement fondées. Si l'on suit la norme internationale, il ne faut pas faire une moyenne des taux d'inscrits constatés commune par commune, mais rapporter le nombre d'inscrits actifs à la population entière. Ce qui donne un chiffre de 11 % (et non plus de 17%). A comparer avec les 39% danois./ AM.Bertrand : Voir le prochain CR sur l'enquête credoc dans le BBF.

13 mars 2008

Bibliothèques : la culture conviviale !

Sur mon bus il y a une campagne de pub pour Fun radio.
C'est intéressant comment elle relie usage individuel et usage relationnel d'un média.
Un peu comme les campagnes de l'Ala. Allez zou, application bibliothéconomique.



12 mars 2008

Breaking news

Un film de Johnnie To : coups de feux, poursuites , information litteracy.
Un groupe de truands et toute la police de Hong Kong tentent de se ridiculiser mutuellement face aux caméras de télévision.

Breaking news.

08 mars 2008

RnB et Récupération de Notices Bibliographiques


Récupération de Notices Bibliographiques
envoyé par ADDNB

Encore une expérimentation de tutoriel vidéo.
Je vous avais montré
Comment créer des flux RSS sur Decitre
Comment les mettre en forme
Et maintenant vous allez pouvoir :
1/ les trier dans tous les sens sur excel
2/ en tirer des tonnes de notices sur Moccam.

Les instrus : More than a Woman; Try again / Aaliyah.
Finalement c'eût été plus clair avec un commentaire audio. ^^


28 février 2008

Créer des flux RSS : gogo gadgeto excel

Après la création de flux, je vous montre une manipulation un peu plus difficile : mettre en forme ses flux Decitre, avec Feed43, pour pouvoir les exploiter dans un tableur. Très pratique pour gérer ses acquisitions. (C'est une version améliorée de mon article Decitre-RSS-Tableur).
Comme je l'indique dans la vidéo, les Copier-Coller fonctionnent mieux avec Internet explorer et Bloglines/ou Google Reader.



Les codes html dont vous aurez besoin :







27 février 2008

Créer des flux RSS pour les nuls

Je fais un essai de tutoriel vidéo : comment créer des flux RSS pour suivre les livres sur Decitre, avec Ponyfish.com. Soyez indulgents sur la vidéo. ;)



J'ai réalisé un deuxième tutoriel pour transférer ces flux vers un tableur Excel.

(Mise à jour : comme la vidéo a consommé toute ma bande passante sur Screencast.com, je la transfère avec Camstudio sur un hébergement Dailymotion.)

25 février 2008

L'enfer de l'information ordinaire



De Christian Morel
"Ces boutons, panneaux, modes d'emploi et autres indications et explications quotidiennes auxquels on ne comprend rien."

Les explications s'adressant au grand public perdent souvent en chemin leurs objectifs explicatifs, au profit de buts esthétiques, juridiques, de simplifications à outrance, de création de métalangages crus simplificateurs, de gains sur les coûts.L'auteur dénonce notamment le manque de vrais livres de vulgarisation, c'est à dire permettant de comprendre, non seulement la description d'un phénomène, mais surtout "le pourquoi du pourquoi" sans être obligé de maîtriser le langage scientifique d'une discipline.

"Si la diffusion des connaissances auprès du grand public ressemble à un vide-grenier, c'est parce qu'il s'agit d'une activité spontanée, peu organisée, peu coordonnée." p196

Il est difficile de faire bouger économiquement la situation, mais l'auteur voit des facteurs d'évolution : les communautés d'utilisateurs, et la quantité d'informations disponibles sur internet permettant de rassembler des bouts d'explications.

15 février 2008

Wiki wiki wiki

J'ai commis plusieurs documents concernant les wikis :

Articles dans le BBF
* Travail collaboratif avec un wiki : pistes à partir d'expériences de bibliothécaires.
* Colloque Wikipedia d'Octobre à la Cité des sciences.
Dans les deux cas, mon point de vue c'est : les wikis c'est super pour faire des listes, mais pour aller plus loin cela dépend de facteurs non technologiques, non web 2 : l'intelligence individuelle des rédacteurs, leur travail effectif de rédaction, leur effort d'interaction au sein d'un projet organisé.

Diaporama
J'interviens dans des formations (les wikis en bibliothèque, créer son PBwiki en interne). Gratuit ou pô cher. Invitez-moi. :-)

A priori l'utilisation la plus évidente des wikis en bibliothèque, c'est pour l'organisation de groupes projets .


http://www.slideshare.net/DLiz/urfist-wiki-2007/


Chanson
J'ai traduit la chanson Wiki-man (très important) :



Pas la peine de discuter des faits avec lui,
T'es dans ses favoris, alors fais pas le malin
Et même si c'est un sujet sur lequel il ne connaît rien
Il clique sur Modifier et c'est parti !

Wikiman ! Wikiman ! Wikiman !
Oui ! c'est toi !

Pour la plupart d'entre nous c'est une chose impensable
C'est comme vouloir archiver des écrits sur du sable
Mais ce qu'il écrit ne veut pas dire grand chose
Car trop de cuistots ça gâte la sauce.

01 février 2008

Statistiques de Bibliopedia

Avec le nouvel hébergement, j'ai maintenant des statistiques de fréquentation du site Bibiopedia.
En janvier :
* 7114 visites, 2057 Visiteurs différents.
* Pages les plus consultées :
Biblioblogs, Bibliobuzz, Bibliothécaire, Modifications récentes, Emploi.
* Une bonne partie de visites depuis des serveurs institutionnels : IUT, CG, BPI, ENSSIB.
* Je n'ai plus de statistiques des interventions ! Mais à vue de nez elles sont proportionnellement plutôt rares par rapport au nombre total de visites, pas plus de 1% en tout cas. Après presque deux ans d'existence du wiki, il s'agit plus de mises à jour que de créations de pages. Peut-être une présentation différente, sous forme de questions plutôt que de chapitres, faciliterait les développements supplémentaires. A voir...

Un article où je parle de l'ABF

Distinguons : l'Association des Bibliothécaires de France c'est à la fois

  • Une institution qui a accompagné toutes les étapes historiques des bibliothèques françaises depuis 1906
  • Quelques membres très actifs (déplorant parfois le manque de participation des autres membres)
  • 2300 adhérents (pyramide démographique, enquête régionale)
Or, si j'en crois le Groupe Midi-Pyrénées, laNote d'information ABF 104, le Groupe Poitou Charente Limousin, et tout ça à l'aide du fil RSS du site ABF (merci Laurent) http://www.abf.asso.fr/backend.php3 :
Alors que le nombre de bibliothécaires augmente, le nombre d'adhérents se tasse sévèrement. Peut-être en partie à cause de la nouvelle possibilité d'adhésion collective. Sans doute aussi à cause du changement de génération, et des changements et attentes liés au métier même de bibliothécaire.

1996 : 2346

2003 : 2742
2004 : 2732
2005 : 2757
2006 : 2724
2007 : 2318

A moins d'être membre d'un CA régional ou d'un groupe thématique, que peut faire un membre actuel de l'ABF ?
Il peut voter :
* Au congrès national annuel, ou en s'y faisant représenter (sachant qu'on ne connaît pas à l'avance l'objet des votes).
Il peut s'exprimer :
* En publiant un article dans le bimestriel Bibliothèque(s).
* En intervenant oralement lors d'Assemblées générales ou Journées d'études
Il peut profiter du travail des membres actifs :
* formation ABF pour les C, Journées d'études, Publications et Communiqués.
Bref il y a un cercle pernicieux : peu de membres participent -> les membres actifs dirigent les actions -> les autres ne veulent pas, ou voient pas comment s'impliquer.

A mon sens le problème serait donc de rendre possibles et efficientes les participations ponctuelles.

Donc, si par hasard d'autres membres de l'ABF zonaient sur mon blog, auraient-ils un avis sur ces autres options ?
* Utiliser internet pour l'expression et la communication entre membres. Transparence.
* Utiliser internet pour évaluer les opinions des adhérents : sondages en ligne. (Je n'ose même pas envisager une procédure de vote électronique.).
* Développer un accueil des jeunes membres : les aider dans la recherche d'emploi, les relations professionnelles, les questions techniques.
* Pouvoir développer des groupes projets par objectifs. Lancer des appels à contributions, solliciter les étudiants IUT et Enssib, financer des projets extérieurs.
* Produire des outils professionnels pratiques. (par exemple : Veilles thématiques, développement d'un logiciel de planning depuis longtemps demandé).
* Faciliter la recension et l'évaluation des différents choix bibliothéconomiques, plutôt que de simplement en débattre.

Ou sinon : répéter qu'il faut adhérer à l'ABF parce que c'est très important de soutenir nos valeurs et les motions du bureau national.

29 janvier 2008

Conférences en ligne en direct

C'est un système organisé aux USA par SirsiDynix depuis 2003, et qui me semble très percutant :

1/ Un formateur intervient en direct sur internet, en commentant un diaporama pendant 45 minutes. (Ici, Meredith Farkas parlant des wikis en bibliothèques).

2/ Durant l'intervention, les bibliothécaires internautes peuvent répondre à des QCM : dans quel type d'établissement travaillez-vous ?Utilisez-vous tel ou tel outil ? Ici environ 300 personnes répondent :


3/ Sans doute la partie la plus intéressante : à la fin, un module de chat est ouvert. Un autre présentateur lit les questions les plus intéressantes, ou représentatives, et le formateur répond immédiatement.

4/ Le tout est ensuite archivé sous format vidéo, podcast, pdf, et consultable gratuitement.Les thèmes de ces modules concernent l'informatique, le management et les publics, toujours en bibliothèques.http://www.sirsidynixinstitute.com/archive.php

Je trouve judicieux cette organisation :

  • ça tombe bien, je ne peux pas aller à 50 formations et journées d'études par an
  • mais c'est plus humain (et événementiel) qu'un simple diaporama ou vidcast
  • même si j'ai raté le direct, les interactions avec les auditeurs bibliothécaires font que le contenu archivé a des bonnes chances de se rapprocher des questions que j'aurais eu moi-même.

Bref, ça me semblerait un bon levier pour booster la formation des bibliothécaires sur des petits modules basiques. Mais à quelles conditions ce projet serait transposable ? Aux USA il est géré par SirsiDynix (fournisseur de SIGB) et soutenu par Microsoft. En France j'ai commencé à en parler avec des responsable d'URFIST et l'ADDNB, qui trouvent l'approche pertinente.

16 janvier 2008

Le châtiment

03 janvier 2008

bibliopedia.fr

Bibliopedia est maintenant soutenue et hébergée par l’ADDNB (Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèques).

http://www.bibliopedia.fr/





Un bilan rapide de Bibliopedia en 21 mois :
Ce qui marche : le wiki comme support d'interventions ponctuelles. L'outil est bien adapté pour actualiser des listes, faire des repérages sur internet, des comptes-rendus. Par exemple 17 séances sur 28 ont fait l'objet d'un compte-rendu lors du congrès 2006 de l'ABF. En tout plus de 250 personnes sont intervenues au moins une fois sur le site, et une dizaine interviennent régulièrement. Certaines pages ont été complètement prises en main par des contributeurs extérieurs : Documentaliste, Belgique, Signets… + toutes les pages du domaine Informatique par 3 ou 4 bibliogeeks.
Ce qui marche moins : plus le contenu d’un article est rédigé, complexe, plus il difficile à faire évoluer de manière collaborative.

La suite ?
Structure. Faut-il limiter le site aux pages qui marchent le plus / ou tenter de développer ce qui y est moins présent (notamment les aspects stratégie, retours d’expériences) ?
Lien avec les associations de bibliothécaires. Le soutien de l’ADDNB pourra y contribuer.
Expérimentations. En test une zone "expérimentations" où les bibliothécaires-documentalistes pourraient utiliser librement des pages en fonction de leurs projets locaux (texte de travail, compte-rendu…) du moment qu'ils travaillent effectivement dessus.
http://www.bibliopedia.fr/index.php/A
http://www.bibliopedia.fr/index.php/B
etc…


Les adresses changent (désolé ^^) :
http://www.bibliopedia.fr/
http://www.bibliopedia.fr/index.php/Bibliobuzz
http://www.bibliopedia.fr/index.php/Biblioblogs
(On verra si on peut faire des URLs plus propres que ça par la suite.)
* Je ne mets plus en valeur le RSS des nouvelles pages, mais je le remplace par un flux d’actualités concernant le site.
* Les codes des bannières et icônes Bibliopedia changent.

26 novembre 2007

Bibliothèques hybrides, bibliothèques à la carte

Propos approximativement entendus à la journée
« Bibliothèques hybrides, bibliothèques à la carte : quel impact sur l’organisation et le fonctionnement ? » ABF Paris

S.JOUGELET
Dans l'organigramme des BU : le numérique peut être fusionné avec un département, constituer un département entier, ou dédoubler toutes les fonctions de l'établissement.

L.BURLES
Si les étudiants d'IUT ne connaissent pas Boris Vian, comment vont-ils renseigner sur la Critique de la raison pure, en version numérisée qui plus est?
En France on n'a pas la culture du réseau, on a la culture DES réseaux, non fonctionnels et inefficaces.

JF.JACQUES
La bibliothèque comme lieu de vie : c'est une notion que les bibliothécaires affichent, mais acceptent mal et appliquent peu.
Nous sommes tous fiers des efforts désespérés que nous avons faits depuis 30 ans pour apprendre la Dewey aux usagers.

O.PAVLIDES
Les formations "Rameau et Unimarc pour les nuls" restent plus valorisantes et politiquement correctes que les formations "internet pour les nuls".
Le métier de documentaliste a été inventé par Otlet et La Fontaine, pour qui les bibliothécaires n'étaient pas orientés vers le public. Aujourd'hui les deux métiers convergent autour de la notion d'accès.

X.GALAUP
Les bibliothécaires accusent les usagers d'être des consommateurs, mais que leurs proposent-ils qui leur permettrait d'être acteurs ?

D.LAHARY
Nos collections ne sont qu'une partie de l'offre que nous proposons au public. Les formations doivent s'attacher aux concepts généraux de la documentation, et les bibliothécaires se vendre comme des superdocumentalistes.

Questions du public : Mais que font l'enssib, l'ABF, le CNFPT, les élus, les vieux bibs, les jeunes bibs...
Réponses : Les évolutions sont longues, mais semblent s'accélérer : les nouveaux supports sont plus vite assimilés, les menaces mieux perçues.

15 novembre 2007

Wikis gratuits classés par type de projet

Liste de wikis gratuits, hébergés clés-en-main, sélectionnés subjectivement pour leurs différentes fonctionnalités.

Pour un Groupe projet (nombre limité de participants, ayant un but précis de rédaction).
* À court terme, pour faire une liste, écrire un texte sans beaucoup d'interactions :
Jottit (le plus simple)
Metawiki (intégralement en français, mais historique difficilement exploitable)
* À moyen terme : faire de la veille, organiser un projet
Pbwiki (formatage word/excel, accès ou écriture restrictible par 1 code ; choisir "educational wiki" pour éviter les pubs ; hébergeur a priori solide)

Pour une communauté ouverte (avec des contributeurs extérieurs)
Choisir Mediawiki, le logiciel le plus connu (le même que Wikipedia) et qui permet une bonne visualisation des interventions. Par contre les hébergements sont peu fiables (et ajoutent des pubs google, même si on peut les bloquer sur son propre poste).
* Pour tester Mediawiki :
Scratchpad (sans inscription mais 1 seule page, service géré par Wikia)
Scribblewiki (hébergeur identifié)
Atwiki (hébergeur japonais non identifé, mais gestion des droits page par page, formatage word/excel ; plugin rss)
* Pour un wiki à visée nationale
Wikia (hébergeur solide, mais Wikia n'ouvre des wikis que pour les sujets entraînant potentiellement du trafic internet).

Pour des besoins particuliers :
* Pour une page qui ressemble à un site web traditionnel : Wikidot (restriction en écriture possible par login)
* Pour une page blanche : Seedwiki
* Pour une page qui ressemble à un document traditionnel : Versionate (partage de documents comme Writely, mais possibilité d'enlever le login)

(Certaines offre, comme PBwiki, Wikia et Wikidot permettent en outre de faire des sauvegardes en format xml ou html, ce qui est appréciable vu l'absence de garanties.)

01 novembre 2007

"Pensez ! ou on le fera pour vous" de Sandra Enlart Bellier.



Quelques idées intéressantes dans ce petit livre :

* "Le psychologue Joseph Nuttin a montré dans sa Théorie de la causalité qu'un des ingrédients clés de la motivation est le "plaisir de la causalité". Quand j'identifie que mon action provoque tel résultat, j'ai envie de la recommencer, encore et encore. [...] Malheureusement, dans le monde actuel, il devient de plus en plus difficile de repérer "ce qui est cause de quoi." "
Ce qui expliquerait l'attirance pour le monde virtuel (jeux vidéos, réseaux sociaux), qui permet "de retrouver ce principe de causalité et de jouer avec lui."

* Le virtuel ne s'oppose pas au réel mais au corporel. Les énergies s'y échangent de manière différentes. Danger d'oublier l'épaisseur et l'identité du corporel (exemple : de la violence ne plus retenir que de simples images de violence).

* Le nouveau type de pensée : Capter = devant un flux rapide d'information, pouvoir les associer par réflexe à des catégories
Le mode traditionnel de pensée : "Comprendre"= prendre le temps de comparer deux faits selon différentes modalités (leurs similitudes, leurs différences, leurs liens causaux...)
L'idéal serait de pouvoir combiner ces deux modes et de ne pas sacrifier le comprendre(lent-coporel-déceler les causalités) au capter(rapide-virtuel-simuler les causalités).


--> J'y vois par exemple une illustration dans l'opposition entre les anti et les pro Wikipedia : sans doute chaque camp comprend parfaitement son mode de production d'information (auteurs régulés par un système académique / internautes s'autogérant) mais pas du tout celui des autres.

29 octobre 2007

Lis un p*** de livre

Une vidéo refusée approuvée par le comité éditorial de Couvillencoul. :)
Selon le rappeur D'Mite, "c'est une satire sociale, mais aussi un message positif".
Et si pour Pennac le verbe lire ne supporte pas l'impératif, c'est qu'il ne connaissait pas le hip-hop.

22 octobre 2007

Colloque Wikipedia

Lors du colloque organisé par Wikimedia France à la Villette, plusieurs pistes ont été envisagées pour améliorer la qualité du projet encyclopédique :
* Publier une version stable sur DVD de 30 000 articles.
* Inciter plus d'experts à intervenir, notamment par le biais des portails thématiques, et éventuellement avec une signature électronique.
* Proposer des outils de visualisation des processus d'édition.
* Former le public, qui se représente à tort Wikipedia comme un grand organisme validant les modifications.

Par contre, il n'y avait pas d'opposants exprimés dans la salle (pas de nouvelles notamment des rédacteurs du livre à paraître : Révolution Wikipedia, les encyclopédies vont-elles mourir ?).

Ce qui nous a valu quelques moments de wiki-folie :
"La plupart du temps les utilisateurs cherchent juste une petite info, qui n'a pas besoin d'être validée".
"Je suis contre la version sur CDROM, car je ne supporte pas que l'on m'impose un article figé, me disant voilà c'est ça les connaissances sur tel sujet".
"Les enfants vont pouvoir créer des encyclopédies, bon bien sûr ce ne seront pas des encyclopédies avec un grand E regroupant tout le savoir de l'univers et toute la vérité". (Une sorte de Croisade des enfants du savoir ?)

Ce qui a fini par susciter quelques réactions, des auditeurs demandant quelle était la définition d'une encyclopédie, ou ce qu'il advenait de l'unité d'une oeuvre sans auteur et sans méthode intellectuelle liée au contenu.
Les wikipediens ont estimé que les outils du site n'étaient pas assez connu par une partie de l'assistance. Pour ma part j'ai apprécié les interventions du public, qui ont permis de bien différencier le type original de validation qui était à l'oeuvre dans Wikipedia. Une validation qui ne tient plus à l'identité des auteurs et à un document fixe, mais qui tient dans une sorte de confiance statistique dans la communauté des contributeurs, et dans le processus d'amélioration continu qu'elle met en oeuvre.

12 octobre 2007

Un wiki dans 30 secondes

Avec http://jottit.com/ il n'y a plus d'obstacle technique pour faire un wiki.
Il ne reste plus que tous les autres obstacles (volonté, participation, suivi). ^^

Avec le site en question j'ai créé en 10 minutes, recherche et rédaction comprise, une page sur les Idea Stores (les nouvelles bibliothèques anglaises), vous pouvez y rajouter les références dont vous auriez connaissance :

http://ideastore.jottit.com/

11 octobre 2007

Bourdieu appliqué aux bibliothécaires

[mode sociologie de Bourdieu ON]
Les bibliothécaires sont les détenteurs d'un fort capital symbolique (ils permettent l'accès aux oeuvres culturelles), capital symbolique en passe d'être réduit en eau de boudin par les industries et technologies culturelles.
Selon leurs profils, les bibliothécaires peuvent alors opter pour différentes stratégies :
- dénier la perte de ce capital symbolique (et énoncer qu'ils sont indispensables : les gens liront toujours des livres, iront toujours à la bibliothèque, d'ailleurs l'enquête du Credoc...)
- admettre cette perte, mais dénoncer le réductionnisme des industries culturelles (et insister sur la plus grande valeur de la culture qu'ils offrent : ils valident, font de la politique documentaire)
- mettre en avant de nouvelles compétences (technologiques, communicationnelles : ils vont aider les gens à maîtriser les industries culturelles et à organiser leurs communautés)

Dans tous les cas d'ailleurs, le bibliothécaire est à la fois l'instigateur et la victime de la violence symbolique d'objectifs culturels qui le dépassent.

"En s'engageant dans des projets souvent trop grands pour lui, parce que mesurés à ses prétentions plus qu'à ses possibilités, il s'enferme lui-même dans des contraintes impossibles, sans autre recours que de faire face, au prix d'une tension extraordinaire, aux conséquences de ses choix, en même temps que de travailler à se contenter, comme on dit, de ce que les sanctions du réel ont accordé à ses attentes... " Misère petite-bourgeoise.
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/index2.html
Voir aussi : Capital symbolique - Dénégation - Idéologie de la compétence - Misère de position
[mode sociologie de Bourdieu OFF]

Réflexions suite à la lecture de "La culture, pour qui" de JC Wallache.
La sociologie permet de se rappeller que les valeurs (culture, savoir, service public...) n'existent que portées par des groupes et des individus ayant des intérêts propres et contradictoires, et qu'il n'est donc finalement jamais évident de discerner comment l'intérêt général peut au mieux s'incarner.
Et vous, quelle est votre méthode pour garder un fort capital symbolique ? ;)

10 octobre 2007

La culture, pour qui ?



Pour Jean-Claude Wallach, la démocratisation culturelle est un mythe, une simple justification verbale cachant un élitisme coupé des modalités concrètes du développement de la culture.

Résumé :
Les années 60 étaient une période de mobilité sociale ascendante, durant laquelle une large partie de la population a souhaité s'approprier un capital culturel, d'où le succès conjoncturel des Maisons de la Culture de Malraux. Mais l'action de l'Etat n'a consisté qu'à mettre en place une offre, disjointe d'ailleurs entre pratiques amateurs (les animateurs du Ministère de la Jeunesse et des Sports) et les pratiques professionnelles (les créateurs du Ministère de la Culture), et marquant ainsi l'autonomie des institutions culturelles par rapport au champ social. Les politiques culturelles nationales ont réduit la culture à l'art, et l'art à l'art élitiste ou expérimental. Le terme "démocratisation" est finalement utilisé pour justifier des subventions concernant des oeuvres cherchant exclusivement l'excellence artistique.

Or il ne suffit pas de "rendre accessible les oeuvres", il faut aussi concevoir les modalités de cette offre, repérer et comprendre ce qui fait culture pour une population donnée. Il faut donc passer d'une démocratisation "élitaire pour tous" (selon l'ancienne expression d'Antoine Vitez), à une démocratisation "égalitaire avec tous". La culture n'est pas un capital statique qu'il suffirait de rendre accessible, c'est un rapport au monde, contradictoire et évolutif, qu'il faut construire.

De plus, les pratiques culturelles des individus sont le produit de choix et d'activités, même lorsqu'elles sont qualifiées de "consommation". La reproduction sociale des inégalités culturelles n'est donc pas une fatalité. Les pistes que présente l'auteur : le décloisonnement des modalités de l'offre (ex. ouvrir les bibliothèques le dimanche matin, fusionner BM et BU) , la prise en compte des pratiques amateurs comme mission des établissements culturels, les initiatives territoriales en lien avec la population, la prise en compte des industries culturelles de masse.

Suite à la publication de cet ouvrage, Jean-Claude Wallach a été contraint de démissionner du poste de délégué national du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles. http://www.editions-attribut.fr/Un-livre-seme-le-trouble-dans-la


Extraits
p.81-82 Les obstacles majeurs à l'ouverture de l'offre culturelle ne sont pas financiers, mais proviennent des "difficultés considérables que les professionnels de la culture rencontrent pour adapter les représentations qu'ils se font d'eux-mêmes d'abord, de leurs publics ensuite. Cette double question des représentations a des conséquences sur la capacité de ces professionnels à appréhender les effets de leurs actions et les réalités vécues par les publics auxquels ils s'adressent".

p.83 "Il est totalement contre-productif de stigmatiser rituellement une soi-disant propension des publics à "consommer" ce qui leur est proposé (la télévision en premier lieu) si on n'a pas, au préalable, montré à ces mêmes publics qu'on les considère, individuellement et collectivement, comme des sujets agissant, mettant en oeuvre des jugements de goût et inscrivant leur relation à l'art et aux oeuvres dans le champ plus vaste de leur rapport au monde."

05 octobre 2007

Le commerce équitable au secours de la DLL

Les BM françaises ont apparement toutes reçu ce message : à l'occasion de la promotion d'un ouvrage, une association sur l'Economie équitable prétend gérer le Repértoire des BM mieux que la DLL.
Ce serait intéressant si elle pouvait aussi prendre en charge les statistiques après 2004 et en tirer des synthèses nationales.

01 octobre 2007

Annoyed librarian

Le blog anonyme The annoyed librarian (La bibliothécaire irritée) est le blog préféré des 218 bibliothécaires qui ont participé au sondage de M.Farkas.
Commentaire : "Cette vision cynique du métier parle à beaucoup de gens".

30 septembre 2007

Les enjeux du web 2.0 en documentation

J'ai effectué deux interventions à Bayonne lors des rencontres du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers. Résumés :

Blogs et RSS
http://www.slideshare.net/DLiz/rndh-blogs-et-rss/
* Les blogs sont adaptés à la lecture-écriture de type zapping. D'où leur intérêt pour la communication, mais aussi leur côté simplificateur.
* Les RSS permettent de suivre non seulement les blogs, mais aussi tous les types de requêtes automatiques.

Le Web 2.0 : Recommander/Partager/Extraire et Mélanger.
http://www.slideshare.net/DLiz/rndh-le-web-20/
* Il faut évaluer à la fois les objectifs des applications... et leurs résultats concrets (exemple Yahoo Questions/Réponses).
* Pour nos Opacs, il ne s'agit pas d'y copier la lettre du web 2.0, mais plutôt d'en adapter l'esprit pour valoriser nos ressources. Exemple du Visual Catalog (gros succès dans la salle).
* Le web devient une grande base de données, avec une compétition pour faire surnager ses données et ses services. D'où l'intérêt de l'interopérabilité des données bibliographiques (accessibles par des moteurs de recherche), et des interfaces communes comme Worldcat.
Bref, pouvoir proposer des services publics pouvant tenir la route face à des projets comme Google Health.

Enssib projet 2010

On peut trouver le projet d'établissement de l'enssib en ligne :
"Une dynamique de l'excellence : l'enssib en 2010"
(Sans doute pour rappeller que la "dynamique de l'insignifiance" c'est du passé ?)

Extraits :
1/- "La validation d'un diplôme de master pour les formations des cadres de bibliothèque est le pivot de cette réorganisation."
2/- "Une activité de veille sera structurée au sein de l'école."
- "l’enssib entend nouer des relations privilégiées et contractuelles avec quatre ou cinq écoles européennes pour mener avec elles des cursus communs de formation (dans le cadre d’un master Erasmus en 2010) ou des programmes de recherche (sur les usages des bibliothèques dans nos pays respectifs) et créer avec elles une revue internationale scientifique."
- "pas plus de 20 % des élèves-conservateurs font aujourd’hui leur stage
d’étude à l’étranger. Une proportion de 50 % devrait être atteinte en 2010."

Et en conclusion : "Les débats d’aujourd’hui montrent la complexité des enjeux qui, écartelés entre l’accessibilité totale sur Internet et les intérêts économiques des producteurs, laissent s’effacer l’idée même d’un espace public de savoir."

23 septembre 2007

Quelle est la meilleure école de bibliothécaires du monde ?

Le magazine US News établit chaque année un palmarès des meilleures écoles professionnelles américaines, en se basant sur des indicateurs statistiques et sur des notes que les écoles s'attribuent réciproquement. Dans le domaine "Library & Information Science", 50 masters approuvés par l'American Library Association ont été pris en compte.

Et avec une note de 4,5/5, les deux ex-aequos sont :



La Graduate School of LIS (University of Illinois at Urbana-Champaign)
http://www.lis.uiuc.edu/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1904.

Et la School of ILS (University of North Carolina)
http://www.ils.unc.edu/index.html/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1931.

Quelques traits qui semblent propres aux universités américaines en général :
* Une très grande modularité des cours (quelques modules obligatoires, et la majorité choisis parmi un vaste catalogue).
* Les enseignements font l'objet d'une évaluation par les étudiants.
* Parmi les sujets de recherche, certains ont des applications interdisciplinaires, voire industrielles et économiques.

***

En l'absence de normalisation internationale, les comparaisons mondiales restent difficiles. Voir la liste des Ecoles en SIB dans le monde : http://www.db.dk/dbi/internet/schools.htm

AM Bertrand écrit que "l'Enssib doit devenir la meilleure école européenne dans son domaine". (Enssib). Ce qui annonce une volonté de réussir le Processus de Bologne (harmonisation européenne LMD) et de se situer dans un contexte de compétition internationale.

L'EBSI et l'HEG-ID ont de leur côté déjà pris de l'avance pour préfigurer une formation francophone reconnue internationalement : un Master international en SIB, un an à Montréal, un an à Genève. (JMSalaun , Estermann).

Attention à la fuite des cerveaux. :)

28 août 2007

Web et culture : à travers l'exemple d'Allociné

Le site de la société Allociné propose un système intéressant, confrontant
-Les commentaires des internautes, avec la note moyenne attribuée entre 0 et 4. Ces commentaires sont surtout intéressants quantitativement (combien ont été déposés sur un film, et leur répartition par note). Pour y comprendre quelque chose qualitativement, il faut tous les lire, ce qui devient plus laborieux.
- & Une synthèse des critiques de la presse. C'est une véritable revue de presse pour chaque film : une citation traduit l'esprit des articles, un lien renvoie vers les textes quand ils sont en ligne, et l'avis du journaliste est transcrit sur un barème de 0 à 4 (même dans le cas où le journal n'utilise aucun système de note).
Exemple des fiches OSS 117 et Demonlover.





Dans l'hypothèse d'une application à d'autres produits culturels, et en particulier aux livres, j'en retire plusieurs idées :

1/ Un portail unique rassemblant les conclusions des différents critiques professionnels pour chaque livre serait un service très pratique, notamment pour les publics ne parcourant pas systématiquement toute la presse littéraire. :)

2/ Ce également pratique qu'un portail unique localise les titres en question dans les BM-BDP-BU-Librairies proches de l'utilisateur. (Mais d'ici à ce qu'un tel portail existe, on pourra vraisemblablement les acheter à télécharger sur des ebooks souples. Peut-être!).

3/ La présence de critiques de lecteurs (de type Amazon, Librarything, Zazieweb, Agora des livres) est intéressante quand elle dépasse un certain seuil quantitatif. (ce que les catalogues locaux de bibliothèques ne pourraient pas offrir).

4/ La compétence du bibliothécaire, physiquement ou numériquement, est proche de ce modèle d'Allociné : ni véritable critique ou expert, ni simple lecteur, il doit connaître et organiser les publications et les critiques pour les mettre en relation avec les publics. (Voir le point de vue de Bibliobsession sur la médiation numérique).

5/ La présence de nombreux bandeaux publicitaires n'empêche pas du tout l'appropriation d'un site par les internautes, même lorsqu'il s'agit d'un site de critiques.
J'ai l'impression que les marques commerciales sont parfois plus fédératrices que les sites institutionnels ou associatifs, y compris dans le domaine culturel. L'internaute sait que c'est du marketing, mais en y participant il se sent en situation de domination (il joue avec le marketing du gratuit, sans rien payer... directement). Alors que dans un site institutionnel il peut se sentir en infériorité symbolique face à une puissance qui détermine ce qui est légitime culturellement. Bref, si une puissance publique voulait monter un site culturel communautaire, elle aurait peut-être un double intérêt à s'allier avec des éditeurs et libraires : les bénéfices financiers, et le lien de familiarité avec le public.

6/ Ce double système "point de vue des professionnels + point de vue du public" pourrait trouver une application interactive dans le domaine des questions/réponses. Par exemple, un site où la compétence des bibliothécaires du Guichet du savoir s'enrichirait de la diversité des réponses des internautes de Yahoo Q/R. Et où inversement ces derniers prendraient, par l'exemple, de la graine de méthodologie documentaire.

Bref une démocratisation à la fois verticale et horizontale !

15 août 2007

Lectures semi-professionnelles d'été

Sacrés fonctionnaires. Ted Stanger, 2006.
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon fonctionnaire".



Mémoires d'une bibliothécaire. Brigitte Sibertin-Blanc Durand, 2004.
Chartiste en 1962, l'auteur a effectué toute sa carrière à la direction de la bibliothèque de Compiègne.



Les parents paresseux. Tristan Bernard, 1932.
"J'ai compris que dans ce pays-là, le maire et les adjoints se trouvaient devant deux évidences : d'une part, il fallait une bibliothèque ; d'autre part, il n'y venait jamais personne."
"[...] je serais enchanté si je recevais une lettre du genre : [...] Nous n'avons pas dit, comme d'autre auraient fait : supprimons la bibliothèque. Mais nous avons tâché de lui rendre son existence réelle, et son utilité."




Virus L.i.V.3 ou la mort des livres. Christian Grenier, 1998 et réédité en 2001.
"Face à la tyrannie des Lettrés qui ont interdit tous les ordinateurs au profit du livre, les Zappeurs propagent un virus qui efface les mots à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote... "
Il faut préciser qu'Allis a un appartement de fonction à la TGB, Très Grande Bibliothèque qui est aussi le siège du Gouvernement de l'Europe des Lettres. Allis déjoue le virus quand elle découvre que les livres sont pleins d'autres livres...

08 juillet 2007

"CMS, blogs, et autres wikis..."

J'ai réalisé un petit schéma pour expliquer les sites collaboratifs :


En bleu la zone de l'administrateur.
En rouge les zones des intervenants.

* Sites où l'on paramètre différents droits d'accès : pour des tâches bien distinctes (administrateur, participant occasionnel, commentateur).
* Blog : simplification, pour mettre en valeur la dernière info.
* Wiki : possibilité d'intervenir sur le texte d'un autre rédacteur.

Le reste de cette présentation (qui portait sur les wikis) .
J'y évoque la notion de "travail hybride" : après avoir utilisé l'informatique comme simple outil de publication, on l'intègrerait en plus comme un espace de rétroaction.
Mais est-ce bien raisonnable finalement ?

04 juin 2007

Decitre --> RSS --> Tableur

Edit : J'ai réalisé deux tutoriels vidéos expliquant comment créer des flux rss pour decitre ; et comment les intégrer dans un tableur excel.
DECITRE :




Transformé en RSS avec Feed43 :


Ce RSS est formaté pour pouvoir être directement copié dans un tableur :



TUTORIEL :

JC Houpier a déjà signalé comment créer un flux RSS pour Decitre avec Feed 43 :







J'ai juste retravaillé le résultat pour pouvoir l'exploiter directement dans des tableaux d'acquisitions.
Je réexplique la démarche :

Aller sur http://feed43.com/ "Create your own feed."

"STEP 1"
Entrer l'adresse de la page à suivr. (Dans Decitre --> Explorer nos rayons --> Thème).

"STEP 2"
Expliquer au logiciel ce qui m'intéresse dans le code source (Affichage --> Source).
Repérer une séquence type. Remplacer le contenu des champs intéressants par {%}.
{*} sert à sauter du code qui ne m'intéresse pas.
Par exemple, j'isole l'image, le titre, l'auteur, l'ISBN et le prix (je n'arrive pas à le faire pour l'éditeur...).

Item (repeatable):


"STEP 3"
Paramétrer la mise en forme du flux.
Pour moi il y en a donc 5 zones intéressantes : je travaille la mise en forme que je souhaite, en les citant en tant que {%1}, {%2}...
Comme je souhaite exploiter ce flux dans mon fichier d'acquisition en Excel, j'utilise un peu de