18 décembre 2009

Peu importe le flacon

Voici les 200 livres que j'ai sélectionnés pour les liseuses :
Liste des livres sur les liseuses.pdf
Ainsi chargées, les liseuses sont beaucoup plus intéressantes qu'avec l'offre limitée (voire anglophone) qui est généralement proposée par défaut dessus.



Les thèmes
A la recherche du temps perdu
Grands romanciers
Histoire et autobiographies
Jeunesse
Langues étrangères
Nouvelles
Philosophie et Essais
Poésie
Religions
Romans d'aventures
Romans fantastiques
Romans policiers
Romans sentimentaux ou psychologiques
Théâtre

Format
Le format choisi est epub (ou pdf si l'epub est vraiment indisponible).
Au besoin logiciel Calibre permet de convertir le prc en epub.
Pour Noël j'attends la mise à jour qui ferait que le Cybook Gen3 puisse aussi lire les epubs (et pas seulement le prc et les pdf).

Libres de droit
En France, sont libres de droit les ouvrages dont les auteurs et traducteurs sont décédés depuis plus de 70 ans (100 ans pour les morts au front comme Apollinaire et Alain-Fournier). Ces règles sont différentes selon les pays, tout dépend donc d'où vous téléchargez...

Les sources
Les sites que j'ai utilisé, par ordre de priorité :
http://www.ebooksgratuits.com/
http://feedbooks.com/
http://www.gutenberg.org/
http://jydupuis.apinc.org/ (pdf uniquement)
http://books.google.com/ (scan non corrigés)
http://www.inlibroveritas.net/ (nombreux fichiers epub corrompus)
http://www.liberliber.it/

Plus quelques sites dont j'ai reconverti les textes en PDF :
(pour pouvoir offrir du chinois, du japonais et de l'arménien)
http://www.aozora.gr.jp/cards/000879/card128.html
http://www.s110058824.onlinehome.us/main2.html
http://www.armenianhouse.org/

Plus un texte pdf sous Creative Commons (un des rares a être mise en forme pour liseuse).
http://exilelifestyle.com/lifestyle/free-ebook-remarkable/
J'avais aussi fait des recherches sur http://issuu.com/ et http://fr.calameo.com/ mais sans rien y retenir.

17 décembre 2009

Prêt de Liseuses à la Médiathèque d'Issy





Article dans Actualitté :
http://www.actualitte.com/actualite/15711-sony-bookeen-issy-moulineaux-mediatheque.htm

14 octobre 2009

28 % de fréquentants, dont 7 % compulsifs

Selon les enquêtes d'O.Donnat "Les pratiques culturelles des français", la fréquentation des bibliothèques municipales est passée de : 23 % en 1989, à 31 % en 1997 puis 28 % en 2008.



Pratiques culturelles des français :
1997 http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/enquete97/chap5.pdf

Par ailleurs le nombre moyen de livres lus est passé de 23 en 1989, a 21 en 1997, puis a 16 en 2008. 

***

Tout cela est un peu moins optimiste que le Credoc qui en 2006 annonçait "La fréquentation des bibliothèques a doublé depuis 1989". Il présentait une évolution de  23 % à 43 %, bibliothèques universitaires et municipales confondues.
Credoc : http://www.credoc.fr/pdf/4p/193.pdf

18 août 2009

S'acheter une vie



Le consumérisme change notre relation à l'identité et au temps, beaucoup plus que notre simple relation aux produits eux-mêmes.

Ce lien de conséquence entre identité et temps s'articule ainsi :

- L'individu ne définit plus sa place dans la société par ce qu'il produit mais par ce qu'il consomme.
- Ce consumérisme ne se définit pas par le fait de créer des besoins artificiels (toute société en crée) mais par le fait de discréditer continuellement toutes les satisfactions déjà atteintes.
- La société de consommation existe quand l'acte de choisir des produits prend le rôle central que le travail tenait auparavant dans la société des producteurs. Les envies et désirs quotidiens deviennent la principale force motrice et dirigeante de la société. 

- La société n'apparaît plus comme une cause à laquelle on sacrifie nécessairement une part de son plaisir, mais elle se manifeste sous la forme de festivals d'unité communautaire.
- Alors que le principe de réalité était autrefois géré par la société (morale, vérités, autorité, grandes causes) il est dérégulé et privatisé : l'individu doit fixer lui-même ses responsabilités et ses limites. Tâche écrasante dont il se libère auprès d'organismes commerciaux. Le principe de réalité se traduit paradoxalement par l'obligation de rechercher le plaisir.

-Le sentiment d'urgence fournit aux individus le soulagement illusoire de triompher de leur excès de possibilités, de leur inadaptation continuelle.
- Temps pointilliste, où chaque moment est séparé des autres, et apparaît illusoirement comme potentiellement plein.

Thomas Eriksen, La tyrannie de l'instant : « L'instant présent lui-même est menacé dans la mesure où l'instant suivant arrive si vite qu'il devient difficile de vivre au présent ». « Nous sommes sur le point de créer une société dans laquelle plus aucune pensée ou presque n'a plus de quelque centimètres de long. »

03 août 2009

Auto-tune the news





Des couplets sur : l'amendement climatique (dénoncé comme liberticide par les républicains), la démission de S.Palin, les lobbies pharmaceutiques, la mort de M.Jackson.


« Auto-tune the news » parodie la manière dont les journalistes et les politiques mettent en scène leurs propres émotions. Comme l'effet autotune, une émotion toute automatique.

http://thesegentlemen.blogspot.com/2009/07/auto-tune-nation-my-interview-with-evan.html

09 juin 2009

Le débat que vous avez raté sur Biblio-fr





Ceci dit nous n'avons pas beaucoup parlé non plus de l'arrêt des concours nationaux, de l'arrêt de la SDBIS, de l'arrêt de la DLL...

Loin des yeux loin du coeur....

02 juin 2009

Quel modèle de bibliothèque ?



Alors que les bibliothèques anglo-saxonnes visent à rendre service à l'usager, les bibliothèques françaises ont l'ambition de le transformer.

Cette visée « aristo-démocratique » (et sans doute issue de la Révolution française) a pu soutenir le développement des bibliothèques françaises et leur attribuer un rôle symbolique fort. Néanmoins elle est remise en question quand les chiffres d'inscriptions atteignent leur limite.

La France a subi l'influence mixte de plusieurs modèles historiques contradictoires, mais en les cumulant : La Bibliothèque d'étude + La Bibliothèque populaire + La Public Library + La Maison de la Culture. Cela fait sa richesse, mais cette universalité des tâches alourdit son fonctionnement.

L'ambition d'amener tous les usagers à la Culture n'est pas vraiment un modèle uniforme. En effet, hormis quelques caractéristiques communes comme l'accès direct et la valorisation, cette mission peut justifier toute priorité : le militantisme/le consumérisme, les nouveautés/la collection, les grosses BMVR/les BM de quartier, internet/l'imprimé, la littérature/l’information pratique, le catalogage/les heures d'ouverture... Bref les débats des bibliothécaires ne peuvent pas vraiment y trancher ce qu'il faudrait faire ou pas, car in fine toute option peut être rattachable à une légitimation « pour le public ».

D'où peut-être la tentation actuelle de simplifier les choses en adoptant le modèle de la Public Library (la bibliothèque au service de l'information et de la formation des différents types de populations), mais au risque de perdre une certaine visée universelle de la culture, à laquelle d'ailleurs les usagers français eux-mêmes sont attachés.


Quel modèle de bibliothèque ? / Ouvrage collectif paru aux Presses de l' Enssib ; décembre 2008.

30 mai 2009

Toute la richesse d'un lieu commun




Blog de Leslie Plée

Si je ne vous conseille pas Marc Levy, je vous recommande la BD de Leslie Plée qui existe aussi en version papier. Elle se termine d'ailleurs par ces mots : "Un livre, c'est pouvoir avoir le monde dans sa poche".

Bref un livre qui puisse non pas vider l'esprit mais le remplir et dessiner un horizon au monde.

22 mai 2009

Espèce de faible lecteur

DirectSoir, quotidien gratuit, 12 mars 2009.

Microtrottoir : Quelle place tient la lecture dans votre quotidien ?






Effectivement pour beaucoup de personnes ayant une pratique morcelée de la lecture, celle-ci est assimilée aux "grands classiques" du collège (qui font mal à la tête) et à quelques romans et essais contemporains (un moment de détente, de sagesse). Migraine ou aspirine.

La fatigue et l'absence de temps invoqués traduisent aussi la difficulté de concentration et de repérage.








17 mai 2009

Espèce d'usager de médiathèque



Un point de vue iconoclaste sur les usagers des médiathèques par Philippe Muray.
L'usager de médiathèque serait la figure emblématique des nouvelles classes moyennes, qui ne diposent ni des solidarités des anciennes classses populaires, ni de l'indépendance intellectuelle des anciennes classes bourgeoises.
Sa manière de vivre en société ne se ferait plus que sous le mode de la fréquentation, la fête permanente, la revendication individuelle.

« Voilà Festivus festivus : l'être qui s'est déchargé de la totalité de son existence sur l'Etat en échange de la disparition de sa liberté, disparition qu'il ne voit même pas puisqu'on réussit à le passionner avec la baliverne de réappropriation de son existence et de son environnement. »
« En terme de sociologie de bazar médiatique, il s'agit grosso modo d'achever de néantiser les classes populaires et de les transformer en public de médiathèques, c'est-à-dire en classes fréquentantes : diplômés, couches moyennes et supérieures, cadres, étudiants ; c'est-à-dire la clientèle captive de la festivisation intégrale, et dépendante pour tout le reste, dépendante de l'Etat, stato-dépendante, dépendante jusqu'à ne plus savoir comment on épluche une pomme de terre, comme on cuit un oeuf ou fait un enfant sans en appeler aux travailleurs sociaux et aux aides familiales. »

A rapprocher peut-être du sentiment toujours un peu infantilisant qu'il y a se plier aux codes et aux choix d'une bibliothèque, qu'elle soit populaire, spécialisée ou tout public.

09 mai 2009

La société malade de la gestion


Beaucoup de cadres et d'élus sont fascinés par la gestion, qu'ils assimilent à la rigueur et à l'efficacité. Or elle n'en est que le versant quantifiable et abstrait. Ses paradigmes ayant été conçus pour s'appliquer aux choses, elle ne saurait s'appliquer sans dommages aux hommes où à la société dans son ensemble.

Le contexte : le développement des industries de services.

Le téléphone et l'ordinateur sont les outils de la majorité des exécutants aujourd'hui. Ces évolutions technologiques allègent la pénibilité physique mais accroissent la pression psychique. « Ce que l'homme gagne en autonomie, il le paie en implication. » Les critères de qualité du travail étaient évidents dans le monde de l'artisanat et de l'industrie (« un mur mal agencé, ça se voit ; un moteur, ça marche ou ça ne marche pas ») , mais ils deviennent abstraits dans le monde de l'administration et des services. D'où la fonction de mobilisation psychique des outils de la gestion : les tableaux de bord semblent rassurants face à la peur de l'incertitude et de l'arbitraire.

La part bénite et la part maudite de la gestion

La gestion managériale est un outil nécessaire, qui améliore remarquablement l'efficacité, la responsabilité individuelle et l'innovation. Mais si elle se substitue au sens (qui est de produire de la richesse pour le bien commun), elle engendre alors des effets pervers : individualisme, compétition à outrance, dictature du chiffre (perçu comme objectif), instrumentalisation de l'humain, injonctions paradoxales. Elle devient une idéologie de perfection et d'oubli du négatif (des conséquences sur la société, le psychisme, l'environnement). Elle se préocuppe uniquement de la rareté matérielle et dénie toute réalité aux idées, symboles, valeurs.

« La gestion managériale est un mélange de consignes rationnelles, de prescriptions précises, d'outils de mesure sophistiqués, de techniques d'évaluation objectives, mais aussi de consignes irrationnelles, de prescriptions irréalistes, de tableaux de bord inapplicables et de jugements arbitraires. »

Rationalisation et Raison

« Beaucoup de gestionnaires entretiennent une confusion entre rationalisation et raison. La rationalisation est un mécanisme d'échange, à partir de la recherche d'un langage commun et d'un souci de clarification. Mais c'est aussi un mécanisme de défense qui, sous les apparences d'un raisonnement logique, tend à neutraliser ce qui est gênant, ce qui dérange, ce qui n'entre pas dans « sa » logique. En ce sens, la rationalisation est du côté du pouvoir, alors que la raison est du côté de la connaissance. Cette dernière n'a pas à se soumettre à un principe d'efficacité mais à un principe de recherche du sens. Or, sur bien des points, l'efficience s'oppose au sens. La connaissance doit permettre à chaque individu de rendre intelligibles son expérience, les situations qu'il rencontre, les conflits qu'il est amené à vivre. »

02 mai 2009

Le marketing en bibliothèque et ses limites



(Trouvé sur LibraryViews)

19 avril 2009

Overdose d'info : guérir des névroses médiatiques



Notre intérêt pour les actualités instantanées ne provient pas d'une volonté de comprendre ou d'agir, mais d'un souci d'appartenance et de sécurité psychologique.

Selon Michel Lejoyeux, il s'agit d'une névrose "raisonnable", qui derrière l'apparence de sérieux et de maîtrise permet surtout de socialiser nos émotions et angoisses. Il décrit les tendances anxieuses, hypocondriaques, narcissiques ou compulsives que peut recouvrir cet intérêt.

Il conseille de se détacher de cette fascination pour l'actualité immédiate - en lisant par exemple le journal de la veille - pour retrouver finalement une relation plus active et engagée dans la réalité. « La grandeur de l'homme est dans sa décision d'être plus fort que sa condition... et que les images qu'on lui présente. »


Antony Perkins filmé par Welles dans Le Procès

Dans une relecture intéressante, l'auteur compare le consommateur d'information aux protagonistes des romans de Kafka. S'il est incapable d'atteindre le Sens, c'est parce qu'il le projette au-delà de lui-même et se fourvoit alors dans des méandres dont il est le créateur.
« Les personnages de Kafka font d'un simple procès une affaire d'Etat tant ils ont besoin d'en comprendre les détails. Un arpenteur victime d'un malentendu souffre autant de la méprise de l'administration que de son besoin de deviner les desseins secrets du Château. Il est piégé par sa soif de connaissance, son besoin d'aller au fonds des choses et de faire toute la lumière sur son affaire. »

12 avril 2009

Les nouveaux intellos précaires


Huit ans après la publication des Intellos précaires, ses auteurs observent une systématisation dans la précarisation des métiers consacrés à la création et à la transmission d'idées : écrivains, éditeurs, journalistes, scénaristes, chercheurs et enseignants.
Cela induit une crise de l'offre de contenus culturels, dans une véritable course vers le bas : actualités uniformisées, recherche orientée sur des résultats à court terme, division par 6 du nombre d'artistes produits, fusions et reventes des maisons d'édition.
Pour dépasser l'individualisme structurel – subi ou choisi – des intellos précaires, le collectif « Sauvons la recherche », la « Charte des auteurs et illustrateurs de jeunesse », ou encore les Syndicats et Association intégrant une section « Précaires » sont décrits comme des initiatives à imiter.

« La place qu'occupe les intellectuels dans le monde économique est de plus en plus excentrée, périphérique, et leur travail minoré et dévalorisé ».

Il ne faut pas confondre le gratuit « facteur de démocratie et d'égalité » et le gratuit « stratégie de marchandisation, investissement sur vos dépenses à venir ».

« C'est celui qui conçoit le livre qui est le plus fragile de la chaîne. Le seul (enfin on l'espère) qui est rémunéré presque toujours en dessous du smic.»


(A noter p.241-253 : une approche assez équilibrée concernant la polémique du Droit de prêt en Bibliothèque. En 1998, on comptait 350 millions de livres vendus et 150 millions de livres prêtés. « Comme la bière appelle la bière, le livre appelle le livre. A certains égards, les bibliothèques jouent ce rôle de promotion par le gratuit que nous évoquions plus haut pour la lessive ou les chips. »)

05 avril 2009

Bibliopedia is back



Bibliopedia a été indisponible du 2 au 31 mars : il a fallu réinstaller complètement le logiciel, la base de donnée ayant été corrompue.

Pour y participer, l'inscription (ou la ré-inscription) est maintenant nécessaire. Inscrivez-vous, ça prend une seconde !

La rubrique bibliobuzz reviens donc également, juste à temps, pour sa republication dans le nouveau site du BBF.

17 mars 2009

Comment être un directeur de bibliothèque acceptable

(Suite aux chaînes de Marlene et Desp.Lib.: quelques photos de mon précédent bureau.)


Comment être un directeur de bibliothèque acceptable ?

Faire des réunions mais ne pas oublier quels en sont les objectifs.

Régler l’administratif récurrent dans un état d’inconsciente efficacité mécanique.

Bien ranger ses archives même si c’est ennuyeux.

Définir priorités et projets fabuleux tout en étant content du quotidien.


16 mars 2009

Créer un tutoriel vidéo avec Camstudio

15 mars 2009

La lecture : toujours recommencée



J'ai acheté un Cybook en novembre dernier.
C'est l'ebook qui a le moins de boutons.

Dessus j'y ai lu :

Nouvelles histoires extraordinaires / EA Poe
Le cauchemar l'Innsmouth / Lovecraft
La croisade des enfants / Schwob
En route / JK Huysmans
Souvenirs de la maison des morts / Dostoïevski

Bref je constate que je lis des trucs glauques sur mon Cybook.

14 mars 2009

Livre électronique : c'est comme en 2008









Table ronde au Salon du Livre 14.03.09
"Livre électronique : les dernières nouveautés E-book"

* Au niveau mondial, il y a 5 fournisseurs principaux : Amazon (Kindle : pas encore débarqué en Europe, format propriétaire pour les livres) , Sony (E-Reader), Bookeen (Cybook), Irex, et Jinke (Bebook). Le produit d'une autre société, présenté au Salon, ressemble énormément au Cybook.
* Les utilisateurs : des grands lecteurs (plus motivés par la lecture que par le côté nouveauté technologique), en moyenne ce sont des hommes quadragénaires. Autre marché : les professionnels devant se déplacer avec beaucoup de documentation.
* Les évolutions attendues : verticales (tactile, connection, couleur) et horizontales (index, moteur de recherche, annotations, écran plus grand, augmentation des catalogues). La baisse des prix ne sera pas pour tout de suite en raison d'un monopole sur la construction du papier électronique.
* Le débat : la concurrence Iphone/Ebook. De même que l'on continue d'acheter des appareils photos malgré les téléphones portables, on aura également besoin d'appareils plus performant que les écrans d'Iphone pour des lectures suivies.

26 février 2009

Les bibliothèques municipales pour les nuls



J'ai eu la chance de corédiger avec Dominique Lahary les chapitres consacrés aux bibliothèques municipales, dans le classeur "Diriger un service des affaires culturelles" (chez Territorial Editions, 149 € l'abonnement : on préconisera à son DAC d'en demander l'achat au service documentation).

L'exercice consiste à synthétiser en 60 pages ce qu'un Directeur des Affaires Culturelles devrait absolument savoir sur les bibliothèques, tant d'un point de vue théorique (histoire, missions, environnement) que pratique (bâtiment, services, équipe). Pour mener un dialogue constructif avec ses bibliothécaires.

J'ai donc passé quelques jours à la bibliothèque Buffon à tirer la quintessente moëlle de la littérature professionnelle. Plutôt que de définir un idéal, je souhaitais surtout mettre en avant les pires écueils à éviter en matière de construction (le manque d'ergonomie et de polyvalence), de politique documentaire (le manque de budget, ou la quantité accumulée de documents masquant leur manque de pertinence) et d'encadrement (l'absence d'objectifs concrets, ou la fixation d'objectifs arbitraires).

Parmi les points épineux auxquels nous avons été confrontés :

* Comment expliquer à quoi sert une bibliothèque ?
Solution : différencier et cumuler "a) Les fonctions documentaires, b) Les fonctions informationnelles et cognitives, c) Les fonctions d'étude sur place, d) Les fonctions relatives au lien social."

* Comment expliquer la manière dont fonctionnent les bibliothécaires ?
Solution : "Au sein d'une même bibliothèque on rencontrera donc souvent des personnels ayant débuté leur carrière selon des statuts différents, avec des modalités de recrutements et d'intégrations divers." "La mise en place de nouvelles méthodes de travail peut être ressentie comme une remise en question du travail antérieur : il faut donc à la fois insister sur la continuité des missions exercées et pouvoir dialoguer clairement autour des évolutions souhaitées de part et d'autre. "

* Que dire de l'ouverture le dimanche ?
Solution : "L'intérêt d'une telle ouverture dominicale dépend du contexte local, des activités sociales et culturelles constatées ce jour là. Elle peut être intéressante si par exemple elle correspond au jour du marché central dans une intercommunalité, ou au jour où les étudiants et les actifs sont présents majoritairement dans la ville."
Avec les précisions nécessaires : "Pour une ouverture hebdomadaire comprise entre 18 et 36h, on estime qu'il faut multiplier par environ 1,5 à 2,5 le nombre d'agents nécessaire à la pleine ouverture des locaux, pour prévoir une équipe totale suffisante. A personnel égal, la configuration du bâtiment permet d'ouvrir plus ou moins, selon que les espaces soient cloisonnés ou non, et les postes modulables ou pas."

* Quel temps moyen indiquer pour le traitement d'un document ?
Solution : "En 1996, l'ouvrage Bibliothèques dans la Cité indiquait un temps moyen d'une heure de traitement par document (en additionnant travail de sélection, récupération des notices et catalogage, équipement, mise en place). Ce chiffre peut actuellement être revu à la baisse, étant donné les gains de temps qu'ont fait gagner les nouvelles modalités de récupération des notices."

* Comment fixer des objectifs à une bibliothèque ?
Solution : bien différencier les moyens attribués/ les objectifs attendus en quantité et qualité d'offre / l'usage qu'en fait le public.
Même si la relation entre les trois reste surtout une affaire de négociation.

09 février 2009

Stratégies éditoriales à l'heure du livre électronique

Table-ronde à Boulogne-Billancourt

* Le pdf : un format fixe (mais ayant déjà index et hyperliens), l'epub : format dynamique agrandissable (mais encore assez pauvre niveau structuration).
* La "numérisation" d'une page peut varier de 40 à 1000 € (depuis le scan océrisé jusqu'au reformatage complet). Il serait plus pertinent de structurer un document (en xml) dès sa production, et non pas au moment de sa réexploitation.
* L'encre électronique en couleur : ce serait pour dans deux ans.
* Les ventes en 2008 (selon le cofondateur de Bookeen) : 200 000 Sony Reader, 200 000 Kindle Amazon (qui arrivera bientôt en Europe), 10 000 Cybook Bookeen.
* Le marché des documents numériques est important au Japon, non pas sur les readers mais sur les smartphones : BD, nouvelles.
* Concernant la rareté des ouvrages numériques pour les 1er cycles, Couperin et les éditeurs se renvoient la balle : problème d'offre ou de demande ?
* Les approches métiers sont opposées :
** Gallimard : "Il n'existe pas encore de mode de lecture satisfaisant. Le format epub ne convient pas aux sciences humaines".
** SFR : "Nous avons 25 millions de clients, alors pour nous l'essentiel c'est d'avoir une offre importante. Nous sommes devenus disquaires, on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas devenir libraires".

07 février 2009

Comment le livre atteint son lecteur ?

Débat au Forum des métiers du livre.

* On ne sait jamais vraiment comment les livres atteignent leurs lecteurs : prescription des médias, bouche à oreille ?.
* On ne constate pas de gros changement dans la quantité globale des ventes ou des emprunts de livres imprimés.
* Par contre de moins en moins de titre concentrent les plus grosses ventes :
** A cause de la baisse des coûts d'impression, il y a deux fois plus de titres qu'auparavant (pour autant de ventes).
** Les lecteurs sont bombardés de sollicitations : "La durée d'un livre en librairie maintenant c'est deux heures, deux heures après sa promotion radio et tv."
** Le réseau des Fnacs uniformise les titres proposés.
* Le livre devient du texte. (Les éditeurs cherchent à publier des essais de 100 pages. On peut lire des éditions gratuitement sur internet ou sur supports mobiles. On fait des exposés via le moteur de recherche.)
* De même que l'édition ne joue plus son rôle de sélection ; la critique (imprimée ou sur internet) ne joue plus son rôle de différenciation. Elles jouent toute deux un rôle d'expansion et d'amplification.
* La liberté d'expression n'est plus menacée par la censure mais par le trop plein. Comment garantir qu'un message original puisse être entendu ?
* Internet ne permet pas vraiment de faire une sélection critique des livres, mais permet de faire exister un cercle de convivialité entre lecteurs, au delà de la promotion médiatique.

06 février 2009

Lâche tes coms

Pour pallier le manque de commentaires dans son catalogue, Worldcat agrège maintenant les critiques d'Amazon et de WeRead.
http://www.worldcat.org/oclc/50920659?tab=reviews#tabs
(Mais ça ne marche pas quand les éditions sont différentes).

Bientôt dans votre catalogue de bibliothèque française : les critiques de la BPI et de ZazieWeb ?

04 février 2009

Que faire du numérique en littérature ?

* Des sons. Fred Griot
* Des images. Philippe Vasset
* Du temps. Arnaud Maïsetti
* Un environnement de performance : François Bon
* Rien. Gwenaëlle Stubbe (à côté de qui Amélie Nothomb est un monstre de normalité)

(C'était hier soir à Bagnolet : 4 écrivains et le Net)

01 février 2009

Economie de l'hypermatériel et psychopouvoir

Economie de l'hypermatériel et psychopouvoir.
Bernard Stiegler. Mille et une nuits, 2008.

Les changements technologiques modifient notre fonctionnement conscient et inconscient.

Nous vivons dans l'hypermatériel :
Les technologies ne sont pas immatérielles, au contraire l'information y est retranscrite dans des états de matière. Cela permet une reproduction matérielle du temps et de l'espace, sur un mode fictionnel, déréalisé, transitoire. A travers la technoscience, le réel ne nous apparaît plus que comme une simple figure des possibles.

Cette technologie est un psychopouvoir :
Notre confiance dans les "consistances" (les choses qui durent, les valeurs) est détruite. Cela induit démotivation, dépression (300 000 suicides par an en Chine) et favorise les pulsions au détriment de la sublimation. Dix heures par jour des écrans capte notre attention, limitant nos capacités de rétention (mémoire) et de protention (projet).

29 janvier 2009

La télécratie contre la démocratie

La télécratie contre la démocratie
Bernard Stiegler. Flammarion, 2006 (réédition 2008).

Ce sont les intermédiaires qui permettent la démocratie,
car l'individu s'y construit progressivement (identification aux parents, à la société, aux signes).
Or la télé-vision (les écrans médiatiques) court-circuite tous ces processus.
L'intensification des flux de symboles conduit à une désymbolisation massive, à un mode pulsionnel et immédiat du désir.
L'économie de marché a conduit à une société de marché, où le marché raccourcit les processus de désirs et de développement individuel.
La déresponsabilisation des individus ne vient pas de l'Etat, mais des industries de services
(réglant le désir sous forme de concepts marketing et ne développant pas de véritable savoir-faire chez ceux qui les exécutent).

La télévision conditionne de part en part la vie politique.
La télécratie électronique n'en est encore qu'à ses début :
* soit les pouvoirs privés y accentueront la désindividualisation
* soit une nouvelle puissance publique (de politique industrielle, médiatique et éducative)
permettra de nouveaux processus d'individualisation.
Seule une redéfinition de la fonction publique (sans fonctionnaires à vie) le permettra, en ne se limitant pas
à un simple rôle de redistribution des richesses, mais en se fixant des objectifs à long terme (ceux que le marché ne peut pas assurer).

Les facteurs technologie ne déterminent pas le social, mais justement ils l'indéterminent.
C'est pourquoi les télé-technologiques constituent des forces centrifuge, mais également des énergies centripètes :
elles sont les seules voies pour retrouver des circuits de transindividuation (individualisation+socialisation).
Le web 2 est un de ces pharmakons (poison et remède) : il est positif s'il contribue à reconstituer des circuits sociaux moins courts,
mais peut également accélérer les processus d'aliénation.

25 janvier 2009

La tyrannie technologique


Collectif. Editions l'Echappée, 2007.

La tyrannie technologique

Par la technologie, les individus se croient omniscients et tout-puissants, alors même que se développe leur impuissance politique et sociale.
Par des prothèses qui brouillent leur sens, ils perdent conscience de leur limitations, au lieu de pouvoir se concentrer sur le travail qui leur permettrait de s'en accommoder ou de les dépasser.

Il faut distinguer :
* la technique : un outil qui libère l'homme, avec lequel il transforme son milieu et lui-même.
* la technologie : quand cet outil devient son propre critère, mu par la pure recherche de profit et d'innovation.
Alors que le mythe du progrès moral linéaire et constant a été rejeté, ce n'est pas le cas pour le mythe du progrès technologique impératif.

L'emprise des écrans

La télévision : n'explique pas les événements mais les crée.
Dictature du temps sur l'espace, du maintenant sur l'ici, de l'image immédiate sur le texte explicatif.
Les faits sont présentés comme plus importants que les processus et les structures. Abolition des intermédiaires.
Le spectaculaire et l'exceptionnel sont faussement présentés comme des critères du significatif.

Etre "visible", être "mis en images" devient un critère de réalité.
Culte du visible : illusion de maîtriser un monde simplement en le voyant dans les moindres détails.
Conséquences : * infantilisation, pas de temps pour construire sa compréhension. * théorie du complot (du non-visible) * inaction

Les écrans : sont anesthésiques et addictifs. Ils vident l'esprit, sans le reposer.
La télévision permet à la conscience de se plaquer sur un flux, ce qui crée un sentiment de relaxation, qui disparaît immédiatement après et nous laisse de moins bonne forme et humeur.

26 mai 2008

Le monstre transparent : pourquoi n’en avoir rien à foutre de la Culture


Le monstre transparent : pourquoi n’en avoir rien à foutre de la Culture. Claire Cros.

(le + : énonce une évidence difficile à formuler ; le - : énonce une évidence difficile à formuler).

La Culture est un monstre indéfini, inappropriable et inutile. C'est un ensemble flou inventé par l’Etat démocratique, pour asseoir sa légitimité, dans un même élan élitiste (on subventionne, hors de la légitimité acquise auprès d’un public) et relativiste (tout le monde peut y participer pour s’exprimer).

Ce n'est qu'une version dégradée du savoir humain, sciences et arts. Ce savoir, évoluant tout au long du voyage de l'humanité, donne de la profondeur à notre regard, notre sensibilité quotidienne envers le connu et envers le nouveau.

25 mai 2008

Génération participation



Le + : la contextualisation historique des besoins actuels d’expression

L’auteur utilise la Pyramide des besoins de Maslow, pour y incorporer les évolutions politiques et marketing du monde contemporain.

* Avant 1945 - Besoins physiologiques - Qualité des produits

* Guerre Froide - Besoin d’appartenance - Marques, stars, symboles

* Mondialisation - Besoins de reconnaissance – Expérimentation, expression de valeurs personnelles


Le - : aucune délimitation du concept de « participation », d’où un optimisme exagéré

La « participation » recouvre dans l’ouvrage des concepts très différents : parfois réelle démarche horizontale et partage, parfois collaboration ponctuelle, parfois simple feedback ou possibilité d’expression. (Parmi les multiples exemples, l’auteur cite aussi bien les pays qui participent aux débats à l’ONU… et les téléspectateurs qui participent à Vidéogag en envoyant leur vidéos).

Si l’ouvrage détecte des dimensions participatives dans différents domaines (sciences, technologies, consommation, politique), leur réalité et leur efficacité n’y est pas évaluée.

[La « participation », quand elle est ponctuelle, superficielle, dirigée, pourrait très bien être une infantilisation marketing, comme semblent le suggérer les pions figurés sur la couverture du livre.]

16 mai 2008

Bibliothéconomie potentielle

Deux étudiants de l’enssib ont récemment lancé des appels pour identifier « les lacunes éventuelles de l'édition en Sciences de l'Information et des Bibliothèques».

Au deuxième appel j’ai répondu cela :
Dans la catégorie "Evaluation des bibliothèques et des services" je regrette spécialement de ne pas disposer d'édition plus récente du Guide (des éditions le Moniteur) : Bibliothèques dans la cité, qui donnait des conseils pratiques pour l'organisation interne. Plus généralement, nous manquons de synthèses sur les pratiques (quelle proportion de bibliothèques font quoi) et de retours d'expériences (quelles sont les expériences qui ont marché ou pas dans les différents établissements). Des synthèses réalisées à partir des travaux des étudiants enssib et iut serait spécialement intéressantes (mais se pose le problème de la publicité des informations internes aux établissements étudiés).


Après réflexion, je me dis qu’un manque encore plus énorme et dommageable c’est l’absence d’ouvrages qui puisse jouer un rôle dans le débat public, analyser et défendre l'offre des bibliothèques dans la citoyenneté et le monde de l'information. A quoi ça pourrait ressembler d’ailleurs ?








Et pourquoi pas ?

15 mai 2008

Les dix plaies d'internet : les dangers d'un outil fabuleux



L'ouvrage de Dominique Maniez pousse plus loin l'analyse que celui d'Andrew Keen.

L'idée en est qu'Internet procure un sentiment de liberté immédiate, sentiment qui devra être contraint pour pouvoir se tranformer en pratiques de libertés réelles. La parabole de cette idée pourrait être la cryptographie, dont le développement a été nécessaire pour permettre paradoxalement plus de transparence dans le commerce électronique.

* Le sentiment de liberté procuré par internet est décrit à travers une citation de Dominique Wolton : "Autonomie, maîtrise et vitesse. Chacun peut agir, sans intermédiaire, quand il veut, sans filtre ni hiérarchie et, qui plus est, en temps réel.[...] Cela donne un sentiment de liberté absolue, voire de puissance, dont rend bien compte l'expression "surfer sur le net"."

* Dominique Maniez énumère les dangers cachés derrière ce sentiment de liberté : usage d'outils monopolistiques, non-respect des droits d'auteurs, trop-plein de publications et de commentaires inexploitables, communication réduite à son immédiateté et à sa forme, mythes cognitifs d'intelligence collective et d'éducation par les tics.

* Mais contrairement à Andrew Keen qui préconise le retour à d'anciens modèles, Dominique Maniez se prononce plutôt en faveur du déploiement de nouvelles solutions : développement de sites alternatifs concurrents, meilleure connaissance des mécanismes du réseau, facilitation des procédures de signature électronique. Pouvoir susciter, à côté de l'univers de l'anonymat, un univers où la signature authentifée permettrait d'autres développements.

Pour l'anecdote on trouve dans l'ouvrage des citations de Biblio-fr, O.Le Deuff, Figoblog et des cofondateurs de Biblioacid.

L'ouvrage m'évoque l'idée de l'articulation entre liberté formelle et liberté réelle, ou entre aliénation et médiation.

02 mai 2008

Le culte de l'amateur : comment internet détruit notre culture



Le livre d'Andrew Keen est très simplificateur mais donne à penser. A prendre comme un retour de balancier contre les discours purement web 2.0. A mon sens voici les faiblesses et les points forts de l'argumentation :

- -
L'auteur ne problématise pas du tout le statut de l'expert (qu'il assimile 1/ à un professionnel, 2/ garantissant la véracité) ni le fonctionnement traditionnel des industries culturelles. On est donc tenté d'appliquer à son texte son propre propos : « Nous constatons aujourd'hui que la révolution web 2 favorise les observations superficielles au détriment des analyses en profondeur, les opinions irréfléchies au détriment des dialectiques éclairées ».

-
L'auteur prend uniquement des exemples à charge (piratage, vidéos idiotes sur youtube, spams, plagiats, falsifications) et les met tous sur le même plan. C'est partisan et caricatural. Néanmoins force est de constater que ces utilisations superficielles ou négatives forment une part très importante des contenus web 2.0, alors que les défendeurs de celui-ci en sont souvent réduits à évoquer ses « potentialités » positives sans évaluer ses réalisations concrètes.

+
L'auteur montre que c'est insuffisant de penser qu'internet donne le pouvoir aux individus face aux médias traditionnels. Pour lui, internet oppose surtout les industries culturelles traditionnelles (qui prenaient en charge des coûts et des processus parfois long de sélection et de création) aux nouvelles industries publicitaires, qui vont chercher à capter tous les revenus. La pub va devenir plus insidieuse qu'auparavant, puisqu'elle va de plus en plus chercher à se mélanger aux contenus eux-mêmes.

++
Pour Andrew Keen, le web 2 est cannibale : si dans un premier temps il semble augmenter la diversité d'accès à des oeuvres, à moyen terme il en détruit la source. D'une part par le piratage (musique, films) voire par la simple réexploitation concurrente (Wikipedia qui prend ses sources dans des ouvrages papiers). D'autre part par l'émergence de grosses sociétés (Google en premier lieu) qui monopolisent les publicités et les sites de recommandation. L'auteur imagine un futur ou plus rien ne pourrait se développer entre les films amateurs gratuits et les blockbusters.


Bref :

  • cet ouvrage semble incapable d'envisager de nouvelles formes de création via internet et ne voit de solutions que limitantes (interdictions, blocages)

    il n'en reste pas moins qu'il pointe bien deux simplifications :

  • l'idéologie qui veut voir dans toute possibilité technique (télécharger, commenter, publier) une avancée culturelle, sans voir ce qu'elle fait perdre

  • l'idéologie qui veut nier la dimension économique de la création, sous prétexte que les industries culturelles en tiraient des bénéfices trop élevés

06 avril 2008

Les koans du bibliothécaire zen



Alors qu'il remplissait une notice unimarc, le bibliothécaire zen remarqua : « Ca existe. Ca n'existe pas ».



Le bibliothécaire zen cherchait rien sur Google, il obtint 27,987,384 réponses.

Le bibliothécaire zen se demanda : si le web est partout, pourquoi tapes-tu des mains ?



Un lecteur demanda un livre de Danielle Steel au bibliothécaire zen. Celui-ci lui donna un bol de sable ; le lecteur parti avec, désorienté. « Ce lecteur vient de commencer un long chemin », commenta le bibliothécaire zen.

Un assistant déclara au bibliothécaire zen qu'un client avait besoin d'aide. Le bibliothécaire zen répondit : « Comment osez-vous appeler un usager, client ? ». Le lendemain, l'assistant lui déclara qu'un usager avait besoin d'aide. Le bibliothécaire zen lui répondit : « Comment osez vous appeler un client, usager ? ».


Un usager demanda au service de référence : « Savez-vous combien est-ce qu'il me reste d'ibuprofens dans mon armoire à pharmacie ? ». Le bibliothécaire zen fut illuminé.

Le bibliothécaire zen déclara à un lecteur : « Si vous ramenez ce livre après sa date de retour, vous aurez une amende. Si vous ne ramenez pas ce livre après sa date de retour, vous aurez une amende. » L'usager fut illuminé.

Le bibliothécaire zen remarqua : « Travailler à la bibliothèque sans s'attacher aux livres ni aux mots qu'ils contiennent, telle est la juste voie».



Traduit du site : http://www.laughinglibrarian.com/koans.htm

(c)2005 Brian Smith.


17 mars 2008

Le vierge, le vivace, et le bel aujourd'hui

Table ronde "Le bel aujourd'hui des bibliothèques" Salon du livre Paris 17.03.08

AM.Bertrand
* Les bibliothécaires américains : sont d'un optimisme stratégique, pour défendre leurs budgets. Communiquent, mettent en avant tous leurs succès de fréquentation; et se positionnent sur des valeurs fondementales : donner accès à l'information et à la formation permanente.

M.Melot
* Les points forts français : Le tournant multisupport dès les années 70 et 80. L'action culturelle. L'intérêt croissant des élus, des architectes et des informaticiens pour les bibliothèques.
* Les points noirs : Les horaires. Le système informatique.
* Les points à améliorer : La gratuité systématique. La mise en valeur du patrimoine.

M.Legoff
Les évidences finlandaises :
* Le catalogage, c'est la bibliothèque nationale
* On doit ouvrir le plus possible, y compris le dimanche
* L'organisation et les règles de la bibliothèque sont là pour faciliter son insertion dans l'environnement quotidien. Slogan : "Enjoy life".
En France, suite à la destabilisation de la vie culturelle parles NTIC :
* La fréquentation est maintenant plus significative que les prêts
* Il faut dépersonnaliser les services pour les pérénniser
* Garder la question du sens des missions

Echanges avec la salle
* Faut-il des petites bibliothèques rurales ou des bibs intercommunales ? / D.Lahary : Les deux : des petites pour l'accessibilité quotidienne à moins d'un 1/4 d'heure; des grosses pour des collections et services plus importants
* Notre dépréciation de nos services vient-elles de notre mauvaise culture de l'évaluation ? / M.Legoff : Oui : si 20% seulement des usagers utilisent le catalogue, il ne faut pas y passer tout son temps.
* T.Giappiconi : Les critiques contre l'enquête du Credoc ne sont pas du pessimisme, elles sont méthodologiquement fondées. Si l'on suit la norme internationale, il ne faut pas faire une moyenne des taux d'inscrits constatés commune par commune, mais rapporter le nombre d'inscrits actifs à la population entière. Ce qui donne un chiffre de 11 % (et non plus de 17%). A comparer avec les 39% danois./ AM.Bertrand : Voir le prochain CR sur l'enquête credoc dans le BBF.

13 mars 2008

Bibliothèques : la culture conviviale !

Sur mon bus il y a une campagne de pub pour Fun radio.
C'est intéressant comment elle relie usage individuel et usage relationnel d'un média.
Un peu comme les campagnes de l'Ala. Allez zou, application bibliothéconomique.



12 mars 2008

Breaking news

Un film de Johnnie To : coups de feux, poursuites , information litteracy.
Un groupe de truands et toute la police de Hong Kong tentent de se ridiculiser mutuellement face aux caméras de télévision.

Breaking news.

08 mars 2008

RnB et Récupération de Notices Bibliographiques


Récupération de Notices Bibliographiques
envoyé par ADDNB

Encore une expérimentation de tutoriel vidéo.
Je vous avais montré
Comment créer des flux RSS sur Decitre
Comment les mettre en forme
Et maintenant vous allez pouvoir :
1/ les trier dans tous les sens sur excel
2/ en tirer des tonnes de notices sur Moccam.

Les instrus : More than a Woman; Try again / Aaliyah.
Finalement c'eût été plus clair avec un commentaire audio. ^^


28 février 2008

Créer des flux RSS : gogo gadgeto excel

Après la création de flux, je vous montre une manipulation un peu plus difficile : mettre en forme ses flux Decitre, avec Feed43, pour pouvoir les exploiter dans un tableur. Très pratique pour gérer ses acquisitions. (C'est une version améliorée de mon article Decitre-RSS-Tableur).
Comme je l'indique dans la vidéo, les Copier-Coller fonctionnent mieux avec Internet explorer et Bloglines/ou Google Reader.



Les codes html dont vous aurez besoin :







27 février 2008

Créer des flux RSS pour les nuls

Je fais un essai de tutoriel vidéo : comment créer des flux RSS pour suivre les livres sur Decitre, avec Ponyfish.com. Soyez indulgents sur la vidéo. ;)



J'ai réalisé un deuxième tutoriel pour transférer ces flux vers un tableur Excel.

(Mise à jour : comme la vidéo a consommé toute ma bande passante sur Screencast.com, je la transfère avec Camstudio sur un hébergement Dailymotion.)

25 février 2008

L'enfer de l'information ordinaire



De Christian Morel
"Ces boutons, panneaux, modes d'emploi et autres indications et explications quotidiennes auxquels on ne comprend rien."

Les explications s'adressant au grand public perdent souvent en chemin leurs objectifs explicatifs, au profit de buts esthétiques, juridiques, de simplifications à outrance, de création de métalangages crus simplificateurs, de gains sur les coûts.L'auteur dénonce notamment le manque de vrais livres de vulgarisation, c'est à dire permettant de comprendre, non seulement la description d'un phénomène, mais surtout "le pourquoi du pourquoi" sans être obligé de maîtriser le langage scientifique d'une discipline.

"Si la diffusion des connaissances auprès du grand public ressemble à un vide-grenier, c'est parce qu'il s'agit d'une activité spontanée, peu organisée, peu coordonnée." p196

Il est difficile de faire bouger économiquement la situation, mais l'auteur voit des facteurs d'évolution : les communautés d'utilisateurs, et la quantité d'informations disponibles sur internet permettant de rassembler des bouts d'explications.

15 février 2008

Wiki wiki wiki

J'ai commis plusieurs documents concernant les wikis :

Articles dans le BBF
* Travail collaboratif avec un wiki : pistes à partir d'expériences de bibliothécaires.
* Colloque Wikipedia d'Octobre à la Cité des sciences.
Dans les deux cas, mon point de vue c'est : les wikis c'est super pour faire des listes, mais pour aller plus loin cela dépend de facteurs non technologiques, non web 2 : l'intelligence individuelle des rédacteurs, leur travail effectif de rédaction, leur effort d'interaction au sein d'un projet organisé.

Diaporama
J'interviens dans des formations (les wikis en bibliothèque, créer son PBwiki en interne). Gratuit ou pô cher. Invitez-moi. :-)

A priori l'utilisation la plus évidente des wikis en bibliothèque, c'est pour l'organisation de groupes projets .


http://www.slideshare.net/DLiz/urfist-wiki-2007/


Chanson
J'ai traduit la chanson Wiki-man (très important) :



Pas la peine de discuter des faits avec lui,
T'es dans ses favoris, alors fais pas le malin
Et même si c'est un sujet sur lequel il ne connaît rien
Il clique sur Modifier et c'est parti !

Wikiman ! Wikiman ! Wikiman !
Oui ! c'est toi !

Pour la plupart d'entre nous c'est une chose impensable
C'est comme vouloir archiver des écrits sur du sable
Mais ce qu'il écrit ne veut pas dire grand chose
Car trop de cuistots ça gâte la sauce.

01 février 2008

Statistiques de Bibliopedia

Avec le nouvel hébergement, j'ai maintenant des statistiques de fréquentation du site Bibiopedia.
En janvier :
* 7114 visites, 2057 Visiteurs différents.
* Pages les plus consultées :
Biblioblogs, Bibliobuzz, Bibliothécaire, Modifications récentes, Emploi.
* Une bonne partie de visites depuis des serveurs institutionnels : IUT, CG, BPI, ENSSIB.
* Je n'ai plus de statistiques des interventions ! Mais à vue de nez elles sont proportionnellement plutôt rares par rapport au nombre total de visites, pas plus de 1% en tout cas. Après presque deux ans d'existence du wiki, il s'agit plus de mises à jour que de créations de pages. Peut-être une présentation différente, sous forme de questions plutôt que de chapitres, faciliterait les développements supplémentaires. A voir...

Un article où je parle de l'ABF

Distinguons : l'Association des Bibliothécaires de France c'est à la fois
  • Une institution qui a accompagné toutes les étapes historiques des bibliothèques françaises depuis 1906
  • Quelques membres très actifs (déplorant parfois le manque de participation des autres membres)
  • 2300 adhérents (pyramide démographique, enquête régionale)
Or, si j'en crois le Groupe Midi-Pyrénées, laNote d'information ABF 104, le Groupe Poitou Charente Limousin, et tout ça à l'aide du fil RSS du site ABF (merci Laurent) http://www.abf.asso.fr/backend.php3 :
Alors que le nombre de bibliothécaires augmente, le nombre d'adhérents se tasse sévèrement. Peut-être en partie à cause de la nouvelle possibilité d'adhésion collective. Sans doute aussi à cause du changement de génération, et des changements et attentes liés au métier même de bibliothécaire.

1996 : 2346

2003 : 2742
2004 : 2732
2005 : 2757
2006 : 2724
2007 : 2318

A moins d'être membre d'un CA régional ou d'un groupe thématique, que peut faire un membre actuel de l'ABF ?
Il peut voter :
* Au congrès national annuel, ou en s'y faisant représenter (sachant qu'on ne connaît pas à l'avance l'objet des votes).
Il peut s'exprimer :
* En publiant un article dans le bimestriel Bibliothèque(s).
* En intervenant oralement lors d'Assemblées générales ou Journées d'études
Il peut profiter du travail des membres actifs :
* formation ABF pour les C, Journées d'études, Publications et Communiqués.
Bref il y a un cercle pernicieux : peu de membres participent -> les membres actifs dirigent les actions -> les autres ne veulent pas, ou voient pas comment s'impliquer.

A mon sens le problème serait donc de rendre possibles et efficientes les participations ponctuelles.

Donc, si par hasard d'autres membres de l'ABF zonaient sur mon blog, auraient-ils un avis sur ces autres options ?
* Utiliser internet pour l'expression et la communication entre membres. Transparence.
* Utiliser internet pour évaluer les opinions des adhérents : sondages en ligne. (Je n'ose même pas envisager une procédure de vote électronique.).
* Développer un accueil des jeunes membres : les aider dans la recherche d'emploi, les relations professionnelles, les questions techniques.
* Pouvoir développer des groupes projets par objectifs. Lancer des appels à contributions, solliciter les étudiants IUT et Enssib, financer des projets extérieurs.
* Produire des outils professionnels pratiques. (par exemple : Veilles thématiques, développement d'un logiciel de planning depuis longtemps demandé).
* Faciliter la recension et l'évaluation des différents choix bibliothéconomiques, plutôt que de simplement en débattre.

Ou sinon : répéter qu'il faut adhérer à l'ABF parce que c'est très important de soutenir nos valeurs et les motions du bureau national.

29 janvier 2008

Conférences en ligne en direct

C'est un système organisé aux USA par SirsiDynix depuis 2003, et qui me semble très percutant :

1/ Un formateur intervient en direct sur internet, en commentant un diaporama pendant 45 minutes. (Ici, Meredith Farkas parlant des wikis en bibliothèques).

2/ Durant l'intervention, les bibliothécaires internautes peuvent répondre à des QCM : dans quel type d'établissement travaillez-vous ?Utilisez-vous tel ou tel outil ? Ici environ 300 personnes répondent :


3/ Sans doute la partie la plus intéressante : à la fin, un module de chat est ouvert. Un autre présentateur lit les questions les plus intéressantes, ou représentatives, et le formateur répond immédiatement.

4/ Le tout est ensuite archivé sous format vidéo, podcast, pdf, et consultable gratuitement.Les thèmes de ces modules concernent l'informatique, le management et les publics, toujours en bibliothèques.http://www.sirsidynixinstitute.com/archive.php

Je trouve judicieux cette organisation :

  • ça tombe bien, je ne peux pas aller à 50 formations et journées d'études par an
  • mais c'est plus humain (et événementiel) qu'un simple diaporama ou vidcast
  • même si j'ai raté le direct, les interactions avec les auditeurs bibliothécaires font que le contenu archivé a des bonnes chances de se rapprocher des questions que j'aurais eu moi-même.

Bref, ça me semblerait un bon levier pour booster la formation des bibliothécaires sur des petits modules basiques. Mais à quelles conditions ce projet serait transposable ? Aux USA il est géré par SirsiDynix (fournisseur de SIGB) et soutenu par Microsoft. En France j'ai commencé à en parler avec des responsable d'URFIST et l'ADDNB, qui trouvent l'approche pertinente.

16 janvier 2008

Le châtiment

03 janvier 2008

bibliopedia.fr

Bibliopedia est maintenant soutenue et hébergée par l’ADDNB (Association pour le Développement des Documents Numériques en Bibliothèques).

http://www.bibliopedia.fr/





Un bilan rapide de Bibliopedia en 21 mois :
Ce qui marche : le wiki comme support d'interventions ponctuelles. L'outil est bien adapté pour actualiser des listes, faire des repérages sur internet, des comptes-rendus. Par exemple 17 séances sur 28 ont fait l'objet d'un compte-rendu lors du congrès 2006 de l'ABF. En tout plus de 250 personnes sont intervenues au moins une fois sur le site, et une dizaine interviennent régulièrement. Certaines pages ont été complètement prises en main par des contributeurs extérieurs : Documentaliste, Belgique, Signets… + toutes les pages du domaine Informatique par 3 ou 4 bibliogeeks.
Ce qui marche moins : plus le contenu d’un article est rédigé, complexe, plus il difficile à faire évoluer de manière collaborative.

La suite ?
Structure. Faut-il limiter le site aux pages qui marchent le plus / ou tenter de développer ce qui y est moins présent (notamment les aspects stratégie, retours d’expériences) ?
Lien avec les associations de bibliothécaires. Le soutien de l’ADDNB pourra y contribuer.
Expérimentations. En test une zone "expérimentations" où les bibliothécaires-documentalistes pourraient utiliser librement des pages en fonction de leurs projets locaux (texte de travail, compte-rendu…) du moment qu'ils travaillent effectivement dessus.
http://www.bibliopedia.fr/index.php/A
http://www.bibliopedia.fr/index.php/B
etc…


Les adresses changent (désolé ^^) :
http://www.bibliopedia.fr/
http://www.bibliopedia.fr/index.php/Bibliobuzz
http://www.bibliopedia.fr/index.php/Biblioblogs
(On verra si on peut faire des URLs plus propres que ça par la suite.)
* Je ne mets plus en valeur le RSS des nouvelles pages, mais je le remplace par un flux d’actualités concernant le site.
* Les codes des bannières et icônes Bibliopedia changent.

26 novembre 2007

Bibliothèques hybrides, bibliothèques à la carte

Propos approximativement entendus à la journée
« Bibliothèques hybrides, bibliothèques à la carte : quel impact sur l’organisation et le fonctionnement ? » ABF Paris

S.JOUGELET
Dans l'organigramme des BU : le numérique peut être fusionné avec un département, constituer un département entier, ou dédoubler toutes les fonctions de l'établissement.

L.BURLES
Si les étudiants d'IUT ne connaissent pas Boris Vian, comment vont-ils renseigner sur la Critique de la raison pure, en version numérisée qui plus est?
En France on n'a pas la culture du réseau, on a la culture DES réseaux, non fonctionnels et inefficaces.

JF.JACQUES
La bibliothèque comme lieu de vie : c'est une notion que les bibliothécaires affichent, mais acceptent mal et appliquent peu.
Nous sommes tous fiers des efforts désespérés que nous avons faits depuis 30 ans pour apprendre la Dewey aux usagers.

O.PAVLIDES
Les formations "Rameau et Unimarc pour les nuls" restent plus valorisantes et politiquement correctes que les formations "internet pour les nuls".
Le métier de documentaliste a été inventé par Otlet et La Fontaine, pour qui les bibliothécaires n'étaient pas orientés vers le public. Aujourd'hui les deux métiers convergent autour de la notion d'accès.

X.GALAUP
Les bibliothécaires accusent les usagers d'être des consommateurs, mais que leurs proposent-ils qui leur permettrait d'être acteurs ?

D.LAHARY
Nos collections ne sont qu'une partie de l'offre que nous proposons au public. Les formations doivent s'attacher aux concepts généraux de la documentation, et les bibliothécaires se vendre comme des superdocumentalistes.

Questions du public : Mais que font l'enssib, l'ABF, le CNFPT, les élus, les vieux bibs, les jeunes bibs...
Réponses : Les évolutions sont longues, mais semblent s'accélérer : les nouveaux supports sont plus vite assimilés, les menaces mieux perçues.

15 novembre 2007

Wikis gratuits classés par type de projet

Liste de wikis gratuits, hébergés clés-en-main, sélectionnés subjectivement pour leurs différentes fonctionnalités.

Pour un Groupe projet (nombre limité de participants, ayant un but précis de rédaction).
* À court terme, pour faire une liste, écrire un texte sans beaucoup d'interactions :
Jottit (le plus simple)
Metawiki (intégralement en français, mais historique difficilement exploitable)
* À moyen terme : faire de la veille, organiser un projet
Pbwiki (formatage word/excel, accès ou écriture restrictible par 1 code ; choisir "educational wiki" pour éviter les pubs ; hébergeur a priori solide)

Pour une communauté ouverte (avec des contributeurs extérieurs)
Choisir Mediawiki, le logiciel le plus connu (le même que Wikipedia) et qui permet une bonne visualisation des interventions. Par contre les hébergements sont peu fiables (et ajoutent des pubs google, même si on peut les bloquer sur son propre poste).
* Pour tester Mediawiki :
Scratchpad (sans inscription mais 1 seule page, service géré par Wikia)
Scribblewiki (hébergeur identifié)
Atwiki (hébergeur japonais non identifé, mais gestion des droits page par page, formatage word/excel ; plugin rss)
* Pour un wiki à visée nationale
Wikia (hébergeur solide, mais Wikia n'ouvre des wikis que pour les sujets entraînant potentiellement du trafic internet).

Pour des besoins particuliers :
* Pour une page qui ressemble à un site web traditionnel : Wikidot (restriction en écriture possible par login)
* Pour une page blanche : Seedwiki
* Pour une page qui ressemble à un document traditionnel : Versionate (partage de documents comme Writely, mais possibilité d'enlever le login)

(Certaines offre, comme PBwiki, Wikia et Wikidot permettent en outre de faire des sauvegardes en format xml ou html, ce qui est appréciable vu l'absence de garanties.)

01 novembre 2007

"Pensez ! ou on le fera pour vous" de Sandra Enlart Bellier.



Quelques idées intéressantes dans ce petit livre :

* "Le psychologue Joseph Nuttin a montré dans sa Théorie de la causalité qu'un des ingrédients clés de la motivation est le "plaisir de la causalité". Quand j'identifie que mon action provoque tel résultat, j'ai envie de la recommencer, encore et encore. [...] Malheureusement, dans le monde actuel, il devient de plus en plus difficile de repérer "ce qui est cause de quoi." "
Ce qui expliquerait l'attirance pour le monde virtuel (jeux vidéos, réseaux sociaux), qui permet "de retrouver ce principe de causalité et de jouer avec lui."

* Le virtuel ne s'oppose pas au réel mais au corporel. Les énergies s'y échangent de manière différentes. Danger d'oublier l'épaisseur et l'identité du corporel (exemple : de la violence ne plus retenir que de simples images de violence).

* Le nouveau type de pensée : Capter = devant un flux rapide d'information, pouvoir les associer par réflexe à des catégories
Le mode traditionnel de pensée : "Comprendre"= prendre le temps de comparer deux faits selon différentes modalités (leurs similitudes, leurs différences, leurs liens causaux...)
L'idéal serait de pouvoir combiner ces deux modes et de ne pas sacrifier le comprendre(lent-coporel-déceler les causalités) au capter(rapide-virtuel-simuler les causalités).


--> J'y vois par exemple une illustration dans l'opposition entre les anti et les pro Wikipedia : sans doute chaque camp comprend parfaitement son mode de production d'information (auteurs régulés par un système académique / internautes s'autogérant) mais pas du tout celui des autres.

29 octobre 2007

Lis un p*** de livre

Une vidéo refusée approuvée par le comité éditorial de Couvillencoul. :)
Selon le rappeur D'Mite, "c'est une satire sociale, mais aussi un message positif".
Et si pour Pennac le verbe lire ne supporte pas l'impératif, c'est qu'il ne connaissait pas le hip-hop.

22 octobre 2007

Colloque Wikipedia

Lors du colloque organisé par Wikimedia France à la Villette, plusieurs pistes ont été envisagées pour améliorer la qualité du projet encyclopédique :
* Publier une version stable sur DVD de 30 000 articles.
* Inciter plus d'experts à intervenir, notamment par le biais des portails thématiques, et éventuellement avec une signature électronique.
* Proposer des outils de visualisation des processus d'édition.
* Former le public, qui se représente à tort Wikipedia comme un grand organisme validant les modifications.

Par contre, il n'y avait pas d'opposants exprimés dans la salle (pas de nouvelles notamment des rédacteurs du livre à paraître : Révolution Wikipedia, les encyclopédies vont-elles mourir ?).

Ce qui nous a valu quelques moments de wiki-folie :
"La plupart du temps les utilisateurs cherchent juste une petite info, qui n'a pas besoin d'être validée".
"Je suis contre la version sur CDROM, car je ne supporte pas que l'on m'impose un article figé, me disant voilà c'est ça les connaissances sur tel sujet".
"Les enfants vont pouvoir créer des encyclopédies, bon bien sûr ce ne seront pas des encyclopédies avec un grand E regroupant tout le savoir de l'univers et toute la vérité". (Une sorte de Croisade des enfants du savoir ?)

Ce qui a fini par susciter quelques réactions, des auditeurs demandant quelle était la définition d'une encyclopédie, ou ce qu'il advenait de l'unité d'une oeuvre sans auteur et sans méthode intellectuelle liée au contenu.
Les wikipediens ont estimé que les outils du site n'étaient pas assez connu par une partie de l'assistance. Pour ma part j'ai apprécié les interventions du public, qui ont permis de bien différencier le type original de validation qui était à l'oeuvre dans Wikipedia. Une validation qui ne tient plus à l'identité des auteurs et à un document fixe, mais qui tient dans une sorte de confiance statistique dans la communauté des contributeurs, et dans le processus d'amélioration continu qu'elle met en oeuvre.

12 octobre 2007

Un wiki dans 30 secondes

Avec http://jottit.com/ il n'y a plus d'obstacle technique pour faire un wiki.
Il ne reste plus que tous les autres obstacles (volonté, participation, suivi). ^^

Avec le site en question j'ai créé en 10 minutes, recherche et rédaction comprise, une page sur les Idea Stores (les nouvelles bibliothèques anglaises), vous pouvez y rajouter les références dont vous auriez connaissance :

http://ideastore.jottit.com/

11 octobre 2007

Bourdieu appliqué aux bibliothécaires

[mode sociologie de Bourdieu ON]
Les bibliothécaires sont les détenteurs d'un fort capital symbolique (ils permettent l'accès aux oeuvres culturelles), capital symbolique en passe d'être réduit en eau de boudin par les industries et technologies culturelles.
Selon leurs profils, les bibliothécaires peuvent alors opter pour différentes stratégies :
- dénier la perte de ce capital symbolique (et énoncer qu'ils sont indispensables : les gens liront toujours des livres, iront toujours à la bibliothèque, d'ailleurs l'enquête du Credoc...)
- admettre cette perte, mais dénoncer le réductionnisme des industries culturelles (et insister sur la plus grande valeur de la culture qu'ils offrent : ils valident, font de la politique documentaire)
- mettre en avant de nouvelles compétences (technologiques, communicationnelles : ils vont aider les gens à maîtriser les industries culturelles et à organiser leurs communautés)

Dans tous les cas d'ailleurs, le bibliothécaire est à la fois l'instigateur et la victime de la violence symbolique d'objectifs culturels qui le dépassent.

"En s'engageant dans des projets souvent trop grands pour lui, parce que mesurés à ses prétentions plus qu'à ses possibilités, il s'enferme lui-même dans des contraintes impossibles, sans autre recours que de faire face, au prix d'une tension extraordinaire, aux conséquences de ses choix, en même temps que de travailler à se contenter, comme on dit, de ce que les sanctions du réel ont accordé à ses attentes... " Misère petite-bourgeoise.
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/lexique/index2.html
Voir aussi : Capital symbolique - Dénégation - Idéologie de la compétence - Misère de position
[mode sociologie de Bourdieu OFF]

Réflexions suite à la lecture de "La culture, pour qui" de JC Wallache.
La sociologie permet de se rappeller que les valeurs (culture, savoir, service public...) n'existent que portées par des groupes et des individus ayant des intérêts propres et contradictoires, et qu'il n'est donc finalement jamais évident de discerner comment l'intérêt général peut au mieux s'incarner.
Et vous, quelle est votre méthode pour garder un fort capital symbolique ? ;)

10 octobre 2007

La culture, pour qui ?



Pour Jean-Claude Wallach, la démocratisation culturelle est un mythe, une simple justification verbale cachant un élitisme coupé des modalités concrètes du développement de la culture.

Résumé :
Les années 60 étaient une période de mobilité sociale ascendante, durant laquelle une large partie de la population a souhaité s'approprier un capital culturel, d'où le succès conjoncturel des Maisons de la Culture de Malraux. Mais l'action de l'Etat n'a consisté qu'à mettre en place une offre, disjointe d'ailleurs entre pratiques amateurs (les animateurs du Ministère de la Jeunesse et des Sports) et les pratiques professionnelles (les créateurs du Ministère de la Culture), et marquant ainsi l'autonomie des institutions culturelles par rapport au champ social. Les politiques culturelles nationales ont réduit la culture à l'art, et l'art à l'art élitiste ou expérimental. Le terme "démocratisation" est finalement utilisé pour justifier des subventions concernant des oeuvres cherchant exclusivement l'excellence artistique.

Or il ne suffit pas de "rendre accessible les oeuvres", il faut aussi concevoir les modalités de cette offre, repérer et comprendre ce qui fait culture pour une population donnée. Il faut donc passer d'une démocratisation "élitaire pour tous" (selon l'ancienne expression d'Antoine Vitez), à une démocratisation "égalitaire avec tous". La culture n'est pas un capital statique qu'il suffirait de rendre accessible, c'est un rapport au monde, contradictoire et évolutif, qu'il faut construire.

De plus, les pratiques culturelles des individus sont le produit de choix et d'activités, même lorsqu'elles sont qualifiées de "consommation". La reproduction sociale des inégalités culturelles n'est donc pas une fatalité. Les pistes que présente l'auteur : le décloisonnement des modalités de l'offre (ex. ouvrir les bibliothèques le dimanche matin, fusionner BM et BU) , la prise en compte des pratiques amateurs comme mission des établissements culturels, les initiatives territoriales en lien avec la population, la prise en compte des industries culturelles de masse.

Suite à la publication de cet ouvrage, Jean-Claude Wallach a été contraint de démissionner du poste de délégué national du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles. http://www.editions-attribut.fr/Un-livre-seme-le-trouble-dans-la


Extraits
p.81-82 Les obstacles majeurs à l'ouverture de l'offre culturelle ne sont pas financiers, mais proviennent des "difficultés considérables que les professionnels de la culture rencontrent pour adapter les représentations qu'ils se font d'eux-mêmes d'abord, de leurs publics ensuite. Cette double question des représentations a des conséquences sur la capacité de ces professionnels à appréhender les effets de leurs actions et les réalités vécues par les publics auxquels ils s'adressent".

p.83 "Il est totalement contre-productif de stigmatiser rituellement une soi-disant propension des publics à "consommer" ce qui leur est proposé (la télévision en premier lieu) si on n'a pas, au préalable, montré à ces mêmes publics qu'on les considère, individuellement et collectivement, comme des sujets agissant, mettant en oeuvre des jugements de goût et inscrivant leur relation à l'art et aux oeuvres dans le champ plus vaste de leur rapport au monde."

05 octobre 2007

Le commerce équitable au secours de la DLL

Les BM françaises ont apparement toutes reçu ce message : à l'occasion de la promotion d'un ouvrage, une association sur l'Economie équitable prétend gérer le Repértoire des BM mieux que la DLL.
Ce serait intéressant si elle pouvait aussi prendre en charge les statistiques après 2004 et en tirer des synthèses nationales.

01 octobre 2007

Annoyed librarian

Le blog anonyme The annoyed librarian (La bibliothécaire irritée) est le blog préféré des 218 bibliothécaires qui ont participé au sondage de M.Farkas.
Commentaire : "Cette vision cynique du métier parle à beaucoup de gens".

30 septembre 2007

Les enjeux du web 2.0 en documentation

J'ai effectué deux interventions à Bayonne lors des rencontres du Réseau National des Documentalistes Hospitaliers. Résumés :

Blogs et RSS
http://www.slideshare.net/DLiz/rndh-blogs-et-rss/
* Les blogs sont adaptés à la lecture-écriture de type zapping. D'où leur intérêt pour la communication, mais aussi leur côté simplificateur.
* Les RSS permettent de suivre non seulement les blogs, mais aussi tous les types de requêtes automatiques.

Le Web 2.0 : Recommander/Partager/Extraire et Mélanger.
http://www.slideshare.net/DLiz/rndh-le-web-20/
* Il faut évaluer à la fois les objectifs des applications... et leurs résultats concrets (exemple Yahoo Questions/Réponses).
* Pour nos Opacs, il ne s'agit pas d'y copier la lettre du web 2.0, mais plutôt d'en adapter l'esprit pour valoriser nos ressources. Exemple du Visual Catalog (gros succès dans la salle).
* Le web devient une grande base de données, avec une compétition pour faire surnager ses données et ses services. D'où l'intérêt de l'interopérabilité des données bibliographiques (accessibles par des moteurs de recherche), et des interfaces communes comme Worldcat.
Bref, pouvoir proposer des services publics pouvant tenir la route face à des projets comme Google Health.

Enssib projet 2010

On peut trouver le projet d'établissement de l'enssib en ligne :
"Une dynamique de l'excellence : l'enssib en 2010"
(Sans doute pour rappeller que la "dynamique de l'insignifiance" c'est du passé ?)

Extraits :
1/- "La validation d'un diplôme de master pour les formations des cadres de bibliothèque est le pivot de cette réorganisation."
2/- "Une activité de veille sera structurée au sein de l'école."
- "l’enssib entend nouer des relations privilégiées et contractuelles avec quatre ou cinq écoles européennes pour mener avec elles des cursus communs de formation (dans le cadre d’un master Erasmus en 2010) ou des programmes de recherche (sur les usages des bibliothèques dans nos pays respectifs) et créer avec elles une revue internationale scientifique."
- "pas plus de 20 % des élèves-conservateurs font aujourd’hui leur stage
d’étude à l’étranger. Une proportion de 50 % devrait être atteinte en 2010."

Et en conclusion : "Les débats d’aujourd’hui montrent la complexité des enjeux qui, écartelés entre l’accessibilité totale sur Internet et les intérêts économiques des producteurs, laissent s’effacer l’idée même d’un espace public de savoir."

23 septembre 2007

Quelle est la meilleure école de bibliothécaires du monde ?

Le magazine US News établit chaque année un palmarès des meilleures écoles professionnelles américaines, en se basant sur des indicateurs statistiques et sur des notes que les écoles s'attribuent réciproquement. Dans le domaine "Library & Information Science", 50 masters approuvés par l'American Library Association ont été pris en compte.

Et avec une note de 4,5/5, les deux ex-aequos sont :



La Graduate School of LIS (University of Illinois at Urbana-Champaign)
http://www.lis.uiuc.edu/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1904.

Et la School of ILS (University of North Carolina)
http://www.ils.unc.edu/index.html/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1931.

Quelques traits qui semblent propres aux universités américaines en général :
* Une très grande modularité des cours (quelques modules obligatoires, et la majorité choisis parmi un vaste catalogue).
* Les enseignements font l'objet d'une évaluation par les étudiants.
* Parmi les sujets de recherche, certains ont des applications interdisciplinaires, voire industrielles et économiques.

***

En l'absence de normalisation internationale, les comparaisons mondiales restent difficiles. Voir la liste des Ecoles en SIB dans le monde : http://www.db.dk/dbi/internet/schools.htm

AM Bertrand écrit que "l'Enssib doit devenir la meilleure école européenne dans son domaine". (Enssib). Ce qui annonce une volonté de réussir le Processus de Bologne (harmonisation européenne LMD) et de se situer dans un contexte de compétition internationale.

L'EBSI et l'HEG-ID ont de leur côté déjà pris de l'avance pour préfigurer une formation francophone reconnue internationalement : un Master international en SIB, un an à Montréal, un an à Genève. (JMSalaun , Estermann).

Attention à la fuite des cerveaux. :)

28 août 2007

Web et culture : à travers l'exemple d'Allociné

Le site de la société Allociné propose un système intéressant, confrontant
-Les commentaires des internautes, avec la note moyenne attribuée entre 0 et 4. Ces commentaires sont surtout intéressants quantitativement (combien ont été déposés sur un film, et leur répartition par note). Pour y comprendre quelque chose qualitativement, il faut tous les lire, ce qui devient plus laborieux.
- & Une synthèse des critiques de la presse. C'est une véritable revue de presse pour chaque film : une citation traduit l'esprit des articles, un lien renvoie vers les textes quand ils sont en ligne, et l'avis du journaliste est transcrit sur un barème de 0 à 4 (même dans le cas où le journal n'utilise aucun système de note).
Exemple des fiches OSS 117 et Demonlover.





Dans l'hypothèse d'une application à d'autres produits culturels, et en particulier aux livres, j'en retire plusieurs idées :

1/ Un portail unique rassemblant les conclusions des différents critiques professionnels pour chaque livre serait un service très pratique, notamment pour les publics ne parcourant pas systématiquement toute la presse littéraire. :)

2/ Ce également pratique qu'un portail unique localise les titres en question dans les BM-BDP-BU-Librairies proches de l'utilisateur. (Mais d'ici à ce qu'un tel portail existe, on pourra vraisemblablement les acheter à télécharger sur des ebooks souples. Peut-être!).

3/ La présence de critiques de lecteurs (de type Amazon, Librarything, Zazieweb, Agora des livres) est intéressante quand elle dépasse un certain seuil quantitatif. (ce que les catalogues locaux de bibliothèques ne pourraient pas offrir).

4/ La compétence du bibliothécaire, physiquement ou numériquement, est proche de ce modèle d'Allociné : ni véritable critique ou expert, ni simple lecteur, il doit connaître et organiser les publications et les critiques pour les mettre en relation avec les publics. (Voir le point de vue de Bibliobsession sur la médiation numérique).

5/ La présence de nombreux bandeaux publicitaires n'empêche pas du tout l'appropriation d'un site par les internautes, même lorsqu'il s'agit d'un site de critiques.
J'ai l'impression que les marques commerciales sont parfois plus fédératrices que les sites institutionnels ou associatifs, y compris dans le domaine culturel. L'internaute sait que c'est du marketing, mais en y participant il se sent en situation de domination (il joue avec le marketing du gratuit, sans rien payer... directement). Alors que dans un site institutionnel il peut se sentir en infériorité symbolique face à une puissance qui détermine ce qui est légitime culturellement. Bref, si une puissance publique voulait monter un site culturel communautaire, elle aurait peut-être un double intérêt à s'allier avec des éditeurs et libraires : les bénéfices financiers, et le lien de familiarité avec le public.

6/ Ce double système "point de vue des professionnels + point de vue du public" pourrait trouver une application interactive dans le domaine des questions/réponses. Par exemple, un site où la compétence des bibliothécaires du Guichet du savoir s'enrichirait de la diversité des réponses des internautes de Yahoo Q/R. Et où inversement ces derniers prendraient, par l'exemple, de la graine de méthodologie documentaire.

Bref une démocratisation à la fois verticale et horizontale !

15 août 2007

Lectures semi-professionnelles d'été

Sacrés fonctionnaires. Ted Stanger, 2006.
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon fonctionnaire".



Mémoires d'une bibliothécaire. Brigitte Sibertin-Blanc Durand, 2004.
Chartiste en 1962, l'auteur a effectué toute sa carrière à la direction de la bibliothèque de Compiègne.



Les parents paresseux. Tristan Bernard, 1932.
"J'ai compris que dans ce pays-là, le maire et les adjoints se trouvaient devant deux évidences : d'une part, il fallait une bibliothèque ; d'autre part, il n'y venait jamais personne."
"[...] je serais enchanté si je recevais une lettre du genre : [...] Nous n'avons pas dit, comme d'autre auraient fait : supprimons la bibliothèque. Mais nous avons tâché de lui rendre son existence réelle, et son utilité."




Virus L.i.V.3 ou la mort des livres. Christian Grenier, 1998 et réédité en 2001.
"Face à la tyrannie des Lettrés qui ont interdit tous les ordinateurs au profit du livre, les Zappeurs propagent un virus qui efface les mots à mesure qu'ils sont lus. Seule Allis est capable d'identifier l'inventeur du virus et de trouver un antidote... "
Il faut préciser qu'Allis a un appartement de fonction à la TGB, Très Grande Bibliothèque qui est aussi le siège du Gouvernement de l'Europe des Lettres. Allis déjoue le virus quand elle découvre que les livres sont pleins d'autres livres...

08 juillet 2007

"CMS, blogs, et autres wikis..."

J'ai réalisé un petit schéma pour expliquer les sites collaboratifs :


En bleu la zone de l'administrateur.
En rouge les zones des intervenants.

* Sites où l'on paramètre différents droits d'accès : pour des tâches bien distinctes (administrateur, participant occasionnel, commentateur).
* Blog : simplification, pour mettre en valeur la dernière info.
* Wiki : possibilité d'intervenir sur le texte d'un autre rédacteur.

Le reste de cette présentation (qui portait sur les wikis) .
J'y évoque la notion de "travail hybride" : après avoir utilisé l'informatique comme simple outil de publication, on l'intègrerait en plus comme un espace de rétroaction.
Mais est-ce bien raisonnable finalement ?

04 juin 2007

Decitre --> RSS --> Tableur

Edit : J'ai réalisé deux tutoriels vidéos expliquant comment créer des flux rss pour decitre ; et comment les intégrer dans un tableur excel.
DECITRE :




Transformé en RSS avec Feed43 :


Ce RSS est formaté pour pouvoir être directement copié dans un tableur :



TUTORIEL :

JC Houpier a déjà signalé comment créer un flux RSS pour Decitre avec Feed 43 :







J'ai juste retravaillé le résultat pour pouvoir l'exploiter directement dans des tableaux d'acquisitions.
Je réexplique la démarche :

Aller sur http://feed43.com/ "Create your own feed."

"STEP 1"
Entrer l'adresse de la page à suivr. (Dans Decitre --> Explorer nos rayons --> Thème).

"STEP 2"
Expliquer au logiciel ce qui m'intéresse dans le code source (Affichage --> Source).
Repérer une séquence type. Remplacer le contenu des champs intéressants par {%}.
{*} sert à sauter du code qui ne m'intéresse pas.
Par exemple, j'isole l'image, le titre, l'auteur, l'ISBN et le prix (je n'arrive pas à le faire pour l'éditeur...).

Item (repeatable):


"STEP 3"
Paramétrer la mise en forme du flux.
Pour moi il y en a donc 5 zones intéressantes : je travaille la mise en forme que je souhaite, en les citant en tant que {%1}, {%2}...
Comme je souhaite exploiter ce flux dans mon fichier d'acquisition en Excel, j'utilise un peu de HTML pour faire une mise en forme tableur :

Item content template :


Le flux créé est utilisable dans les divers agrégateurs RSS, et on peut donc d'un copier-coller récupérer les principales informations bibliographiques.

Je n'ai pas encore trouvé d'outils satisfaisant pour travailler collaborativement sur ces flux. Google Reader permet de créer un blog unique avec les titres que l'on sélectionne, mais pour des acquéreurs travaillant ensemble il faudrait qu'ils puissent nourrir en commun plusieurs flux partagés, avec différents tags.

31 mai 2007

And now for something completely different

Suite à l'article de NMorin et MDelhaye,
Je complète ma page "A propos" http://www.blogger.com/profile/11556328057629039357
A les en croire, à moi les nombreux amis, la vraie influence sur le métier, le courage de formuler des critiques explicites ? Suspense. ^^

Un brève histoire de l'avenir




Résumé : Si on applique la vision de l'avenir de Jacques Attali au monde des bibliothèques et de l'information, seule l'apogée de l'ère d'hypermanipulation de l'information permettrait la venue d'une ère d'"hyper-lecture publique".

J'ai lu "Brève histoire de l'avenir" de J.Attali.
La thèse de l'auteur est suprenante par sa radicalité. En moins d'un siècle, le monde verrait se succéder 3 périodes : hyperempire, hyperguerre, et éventuellement hyperdémocratie si tout n'a pas explosé entre temps.
Mais les hypothèses sont convaincantes : l'auteur part des tendances actuelles (sociologiques, économiques, géopolitiques et technologiques) et semble ne faire que les porter au bout de leurs logiques, en tentant d'imaginer leurs influences réciproques. Et ce qui semble à première lecture le plus "science-fictionnesque" est souvent ce qui pointe déjà dans notre quotidien (rôle sans cesse accru des transports, de l'information, de la sphère marchande).

Ni pessismiste ni optimiste, c'est l'amoralité du point de vue qui surprend le plus. L'auteur estime que seuls des dangers vitaux à très court terme pourront motiver des régulations écologiques et économiques mondiales.


Touchant le monde des bibliothèques, on pourrait essayer de réfléchir de même, en essayant de n'extrapoler que sur des tendances déjà présentes :

- inégalités des usagers, de moins en moins en accès mais surtout en maîtrise de l'information
- établissements toujours lourds, mais pressions accrues (cadre Européen LMD, concurrence d'entreprises privées).
- automatisation et externalisation de beaucoup de tâches

Une chose que l'on peut peut-être en déduire est que les lieux de documentation vont perdre leur spécificité. Tout lieu cherchera en effet : 1/ à être un espace convivial 2/ à donner accès à de l'information.
Tout le monde sera un peu bibliothécaire... reste à savoir si certains le seront beaucoup ! Et apporterons un service vraiment intéressant dans ces contextes, notamment en démontrant publiquement l'intérêt d'un accès à l'information qui ne se réduise pas aux entreprises privées ou communautaires. En justifiant à nouveau la spécificité de "lieux culturels", non plus en tant qu'exceptions défensives, mais en tant qu'expansion libre permettant de maîtriser les autres domaines.
Donc en reprenant les étapes d'Attali, on pourrait imaginer un affrontement de 3 tendances : hyperinformation, hypermanipulation, hyperformation.

Les besoins, et surtout les moyens de l'hyperformation n'appaîtraient que lorsque l'hypermanipulation sera à son apogée ! Car la pure conviction des bibliothécaires n'y suffira pas, ni en compétence, ni en budget, ni en organisation.

A rebours, c'est un peu ce qui veut montrer Andrew Finegan
(signalé par Klog)

" Solution : Lancer un régime totalitaire. Les personnels des bibliothèques doivent tous atteindre les standards prescrits en maîtrise de l'information, Sinon : Humiliation publique, Exécution publique".



De manière moins provocante, on peut dire que les bibliothèques seront remises en question parfois jusque dans leur existence, et que pour assurer leurs missions les plus traditionnelles elles devront suivre les sauts quantitatifs et qualitatifs considérables que va continuer d'effectuer le monde de l'information.

30 mai 2007

2012

2012.
60% des français fréquentent les bibliothèques, 10% y sont inscrits.
Comment nos héros vont-ils réagir ?


18 mai 2007

Le guide du manager taoïste

Pour faire écho à l'enquête "BBS" : un billet concernant le concret et le quotidien !

Lecture en parallèle du Guide du manager public de Frédéric Pettitbon.
et du Livre de la Voie et de la vertu de Lao-Tseu.


Si l'on parle tant de management aujourd'hui dans l'administration, c'est que le problème numéro un de la fonction publique est désormais de faire évoluer rapidement les comportements d'un grand nombre d'agents, dans un contexte social défavorable.

Le Sage s'abstient de toute action. Impassible, il enseigne par son silence. Les hommes, autour de lui, agissent. Il ne leur refuse pas son aide. Il crée sans s'approprier et oeuvre sans rien attendre. Il ne s'attache pas à ses oeuvres. Et, par là, il les rend éternelles.

Le débat sur la motivation est souvent mal posé : on la recherche comme un but en soi, alors que le but ne peut être que l'efficacité.

Le Sage, dans son gouvernement, fait le vide dans le cœur de ses sujets. Il détruit en eux désir et passion qui peuvent les troubler, mais veille à bien les nourrir. Il doit affaiblir leur volonté tout en fortifiant leur corps.

La fuite devant le commandement s'explique par une relation de dépendance inversée : c'est le patron qui dépend de la bonne volonté de ses collaborateurs et non l'inverse.

Le sage n'a pas d'affection. Pour lui aussi, les hommes ne sont que chiens de paille. Entre le ciel et la terre, l'espace est comme un soufflet de forge. Il est vide mais pas épuisé.

02 avril 2007

Former aux wikis

J'ai animé une formation URFIST, en deux parties :
* Connaître les wikis (historique, structure, comment participer)
* Créer et gérer un wiki : chaque participant a créé un PBwiki (caractéristique : pas de syntaxe à apprendre, compatible avec word et excel ; mais pour la gestion des droits c'est accès intégral /ou accès par code).

Le diaporama suivant donne des exemples de différents wikis en infodoc : individuel, groupe projet, intranet, public.
http://www.slideshare.net/DLiz/d-crer-et-grer-un-wiki


Les questions récurrentes des participants :
* Quel type de site collaboratif choisir (blog, CMS, wiki) ?
* Concrètement, a-t-on une chance de voir des gens participer au wiki ?
* Y-a-t-il des applications du wiki en éducation et en formation ?
* Quels sont les expériences de wikis réussis, en quoi et pourquoi ?

Les exercices pratiques sont la partie la plus concrète pour se plonger dans la compréhension des wikis. Un des problème de ces exercices était de faire intervenir tout le monde sur le même wiki en temps limité : difficile pour chacun de trouver rapidement des idées d'interventions, de plus les pages déjà ouvertes par les autres participants sont bloquées. Une idée serait de créer un wiki dès le début de la formation, destiné à recevoir les remarques et questions au fur et à mesure de la journée.
Ce serait intéressant pour moi d'avoir les idées d'autres formateurs.

Le reste des diaporamas est ici : http://www.slideshare.net/search?text=dliz

26 février 2007

Lire en continu & en alternatif

Eparses pensées suite au colloque sur l'Avenir du livre

COMMENT LIRE ET ECRIRE ?

* La force formatrice du livre imprimé réside dans ses limites techniques (fixité, unité).
Mais face au progrès technique et à l'efficacité, comment défendre l'ascèse de l'imprimé auprès de ceux pour qui elle ne représente rien ?
Si on définit que la meilleure pratique serait celle d'un double usage "réfléchir avec l'imprimé, confronter avec le numérique", alors comment valoriser et démocratiser ce modèle ?

* Concernant le numérique le colloque a surtout cité le surf internet, sans vraiment évoquer les expérimentations d'oeuvres numériques ou simplement l'influence des traitements de texte sur le papier. Existe-t-il des études sur la façon dont un internaute parcourt les écrans et les ensembles d'hyperliens, et sur les manières numériques de favoriser la compréhension d'un ensemble complexe ? Bref, si le numérique est efficace et bête, peut-on ou non le rendre plus intelligent ?

* On attend l'encre numérique (suppression du mal aux yeux et multiplication des supports pages). Avoir un support aussi simple que du papier, mais avec un modelage numérique : quelle expériences de lectures cela produira-t-il ? Aura-t-on d'avantage envie de lire Proust sur du papier numérique que sur un écran ? Aura-t-on envie de lire autre chose ?

* La différence n'est pas tant dans le support (nos livres papiers sont déjà écrits numériquement) que dans la manière dont le support gère la fixation et le mouvement du texte. Ainsi, théoriquement, on pourrait se donner la chance de lire linéairement un texte en bridant un livre électronique à un seul affichage possible. Papier ou pas papier, il faudrait conserver la possibilité de lire et écrire en mode continu (support mode fixe) et en mode alternatif (support mode mobile).

QUE FAIRE ?

* L'Etat se positionne sur la défense du patrimoine et le soutien à des créations économiquement non-rentables. Et les "acteurs de la chaîne du livre" (expression beaucoup utilisée) semblent en réalité plus divergents que solidaires. Bref : la démocratisation (l'accessibilité diversifiée pour un grand public) risque d'être l'apanage d'un mixte entreprises privées/réseaux numériques/réseaux sociaux. La politique culturelle concerna moins les contenus que la législation et la mise à disposition des interfaces et des espaces.

* Que peuvent faire les bibliothèques ? Expérimenter dit D.Renoult, mais il cite comme seuls exemples-phares Clamart et la BPI (qui datent des années 60 et 70). Les établissements français auront-il suffisamment de méthode, de temps et l'argent pour expérimenter numériquement ?

*B.Yvert parle d'une "séparation logique entre la lecture plaisir, où le livre imprimé conservera son monopole et la lecture utile -informative et professionnelle- où l’écran rendra une place croissante jusqu’à devenir la norme". La bibliothèque, ni pure librairie de gare (plaisir), ni pur centre de documentation (utilité), vise aussi l'éducation, l'initiation et la réflexion... des formes qui requiert à la fois concentration et sociabilité.

* L'utopie minimaliste des bibliothèques pourrait-elle être de miser sur les espaces : cellules et salles de lecture ? On ne sait pas ce qu'il y aura dedans (en quelle matière y seront les feuilles) mais on sait qu'il faudra toujours offrir la possibilité de se concentrer sur un texte et celle d'en découvrir d'autres. Et sur cette offre d'espaces publics le privé ne peut faire concurrence.

22 février 2007

L'avenir du livre

Compte-rendu du Colloque L'avenir du Livre.

* Donnedieu de Vabres : Le livre était l'objet du temps long, il devient mortel. Il faudrait "une grande loi pour les bibliothèques" et un label pour les librairies indépendantes de qualité.

* Nora : Selon Steiner "Nous avons besoin du silence des livres". Selon Borges, le livre est le seul outil que l'homme ait vraiment inventé, les autres ne sont que des prolongements des sens et des mouvements.Les jeunes se représentent maintenant le livre comme l'imposition d'une autorité pyramidale et préfèrent l'aspect participatif du numérique.

Le livre
* Djebar : Le livre permet de reprendre et fixer les mouvements des oralités. Proust "le livre est le miracle fécond d'un dialogue dans la solitude", une communication dans l'interiorité.
* Viel : L'écriture fait travailler la faille entre la matière du monde et le langage, un espace à la fois d'incertitude et de découverte d'un "sens commun" des mots.

* Bazin :Le livre : a une intentionnalité qui permet de développer un espace intérieur / Le numérique : suppression des limites, permet la diversité.Peut-on concilier les deux ?C'est une crise de la représentation : à travers le livre on peut prendre du recul, se représenter soi-même réagissant face à un savoir constitué. A travers le numérique on parcourt une succession d'expériences. Tous "expérimentateurs", passant d'une communauté de savoir à une autre.Lire les livres = creuser les textes fondementaux, capsules de sens.Lecture numérique = mise en relation, croissance externe, diversité et vision relativiste.
* Latour : L'opposition n'est pas entre les livres et les écrans (qui sont pour le moment très mauvais) mais entre l'unité de l'oeuvre et son codage numérique (en 0 et 1). Cela vaut pour le texte mais aussi les images.Le livre était un amalgame de fonctions que l'on peut maintenant décomposer, à travers une véritable "écologie des documents". Prenez une photo de votre bureau : livre, post-it, écran... toute une gamme d'écrits aux statuts différents y est représentée.

La lecture
* Desarthes : Au dela de la contrainte scolaire ou pratique, découvrir que dans le livre il n'y a pas qu'une "histoire" (sinon serait réductible aux autres médias). La lecture personnelle permet de lier l'interne à l'universel.
* Fumaroli: Les technologies (images, son) rendent tardive voir douteuses l'accès à la dimension intérieure qu'offre la lecture. Numériquement même les images deviennent liquides et abstraites, contrairement à l'art qui engage les sens et le corps. La télévision est une piscine californienne, c'est le pire ennemi de la lecture.
* Mabanckou : La lecture comme transgression (San Antonio) et comme passion et fascination (exemple des Centres culturels francophones). Face au manque de livres, la lecture est naturellement perçue comme une richesse.

* Assayas : Adapter simplement une "histoire" = logo patrimonial, formatage narratif, simplification du monde... même pour le Da vinci code c'est une réduction qui perd le style. Le style = le méandre des perceptions, l'échange actif avec l'oeuvre d'art, (et non pas la passivité, à travers des médias où notre propre monde nous devient étranger).
* Lanzmann : Les scénarios parfaits : à quoi sert de les adapter s'ils ne font qu'illustrer un texte déjà autosuffisant ?
* Olivennes (FNAC) : Le livre connaît juste un changement de support : le CD devient MP3, le livre deviend fichier numérique.
* Racine (BPI) : Quand on leur demande quels livres ils aiment le moins, les français citent les classiques imposés à l'école. Le livre a perdu son omnipotence : si le film Indigène avait été un livre, il n'aurait pas eu le même impact politique. La littérature est un pouvoir désormais partagé mais irremplaçable.



La médiation
* Jeanneney (BNF) : Les pouvoirs public doivent surplomber les initiatives privée, pour donner de la pérennité. Face au chaos du tout, donner du sens par la sélection.
* Gauchet : Horizon utopique d'une bibliothèque universelle "tout accessible à tous" et la possibilité existe techniquement : tous les intermédiaires de la chaîne du livre pourraient disparaître. Mais concrètement : ils sont parmi les médiateurs les moins contestés de la société, car pour le texte les rôles de sélection et de validation sont cruciaux. Gauchet

Les éditeurs
* Cohen (L'Oliver) : Les éditeurs avant : avaient un rôle d'artisan (créer une offre, mais sans demande préalable... car chaque livre est un prototype). Maintenant : des géants financiers qui ne créent rien mais reproduisent des produits.
* Gallimard : L'éditeur doit être rémunéré sur le long terme : pour sa prise de risque et sa création d'un catalogue de fond.
* Thorel (Ombres blanches): Si on regarde les chiffres, Amazon ne concourre pas à la diffusion de la création littéraire. Par son repérage géographique des librairies, Google est plus égalitaire qu'Amazon... mais le mieux serait d'impliquer la BNUE.Préserver l'environnement urbain par la présence de libraires, où on fait un feuilletage réel, et où on trouve ce que l'on ne cherchait pas.
*Cohen-Séat (Amazon). Amazon = rayonnages infinis + livraison partout sans frais de port + partage des commentaires.
* Jeanneney : Sans le prix unique, les libraires en ligne menaceraient gravement les libraires indépendants.

Les bibliothèques
* Mittler (BU Göttigen). Bibliothèques : endroits ou lire/écrire/publier numériquement, fournir des impressions à la demande, se donner rendez-vous pour toutes générations.
* Renoult (Inspection). Avancées énormes : en 1945 la France était sous-devéloppée en BU et BM, n'avait pas formations, pas de normalisation. Mais la moitié des BU ont des fonds de moins de 200 000 ouvrages ; et les BM doivent maintenant ne plus attendre d'interventions de l'Etat. Comment avancer rapidement ? Multiplier les expérimentations. Chercher à utiliser des étudiants pour augmenter le nombre d'heures d'ouvertures, comme aux USA. Utiliser le numérique pour analyser les attentes du public.

Les critiques littéraires
* Lepape. La critique doit se situer entre deux écueils : faire de la littérature sur la littérature ; ou faire du journalisme en évitanttout vocabulaire esthétique compliqué.
* Martin. Indispensable indépendance, trouvée en province : ne pas être obligé de parler des célébrités. Eviter que comme le film, le livre devienne un produit dont on parle du coût et des bénéfices.
* Boulouque. Problème des complaisances mutuelles des critiques-écrivains qui sont d'abord préoccupés par leur carrière. On n'a pas le droit d'escroquer ainsi les gens de 15 €. Problème des journaux, qui face à la baisse s'interrogent en terme de marketing et pas de contenu : ils ne peuvent plus être prescripteurs. La passion doit reprendre le dessus.

DLL
* Yvert. Au livre serait réservé la lecture plaisir et au numérique l'information. Futur développement du site du CNL pour informer plus les professionnels, et aide à la création d'un portail de vente pour les libraires indépendants.

21 février 2007

Bibliocamp

C'est quoi ?

Une rencontre pour discuter des possibilités de coopération entre biblioblogueurs francophones. Avec les outils numériques, comment aller plus loin dans les dynamiques professionnelles ? Et pourquoi pas en lien avec une association comme l'ADDNB.

Bref l'esprit d'entreprise des Barcamps, appliqué aux bibliothécaires.



C'est quand, c'est où ?

Kotkot explique tout.

* Bibliocamp à 16h30 le 15 mars à la BPI, puis plus tard dans un café.

= Pour les biblioblogueurs

* Suivi d'une Journée d'étude "Exploiter internet pour communiquer et collaborer" 9h-17h le 16 mars à l'IRCAM.

= Pour les biblioblogueurs + les membres de l'ADDNB.

C'est qui ?

Pour s'inscrire envoyez un mail .
Et pour que tout le monde soit au courant vous pouvez aussi vous signaler là : http://biblio.wikia.com/wiki/ADDNB

Quel lien avec la journée du 16 mars ?

Le 16, c'est une journée professionnelle de présentation d'outils numériques (blogs, wikis...).

* Des biblioblogueurs pourraient participer, par exemple en présentant chacun rapidement un billet (ou un échange, ou une thématique continue) représentatif ou intéressant de leur blog. Comment telle ressource a été trouvée, retravaillée, quelles réactions cela à suscité, comment le rédacteur a pu approfondir progressivement sa connaissance d'un domaine... Bref présenter de l'outil mais surtout du contenu.
*Les résultats des réflexions du 15 pourront être présentés aux membres de l'ADDNB s'il y a matière... de son côté l'ADDNB s'oriente déjà vers ces enjeux de mutualisation et de collaboration (voir cette enquête).

12 février 2007

Exponentiellement Biblio-fr


Graphe du nombre de message diffusés chaque année sur Biblio-fr, d'après les données stockées ici : ttp://listes.cru.fr/sympa/arc/biblio-fr. (fichier tableur)
- Augmentation importante, à mettre sans doute en parallèle avec le développement du nombre de postes internet professionnels, ainsi que la multiplication toujours croissante des thèmes professionnels (exemple récent : les appels d'offres).
- Pas d'explication pour la baisse du début 2001 (disponibilité moindre du modérateur ?).
- A noter que chaque "message" peut comprendre en fait un ou plusieurs emails (et sans doute de plus en plus actuellement).
- D'après Francopholiste, ce serait la liste la plus lue de France (article Biblio-fr sur Wikipedia, que j'ai d'ailleurs rédigé).
- Sur les 15000 abonnés les contractuels et les chercheurs d'emplois sont vraisemblablement les catégories les plus représentées.
- Dans le rapport "Bibliothécaires en prospective" p17 et p183, les auteurs estimaient qu'à peine quelques centaines les professionnels suivaient vraiment les débats.
- Il faudrait comparer avec l'évolution de la diffusion des publications professionnelles (BBF, assocations) et les profils des adhérants associatifs(apparement vieillisants).
- Biblio-fr a un côté non-officiel et non-calibré que l'on peut regretter, mais qui est aussi sans doute ce qui en fait quelque chose d'ouvert : services d'annonces, questions-réponses, Zeitgeist.
Une suggestion pour un DCB : proposer à la BU de Caen de faire un stage-mémoire sur Biblio-fr, en quantifiant/qualifiant l'évolution des thèmes traités (ou data-mining), le nombre et le type de contributeurs, et en cherchant à identifier parmi la profession les lecteurs et les pratiques informationnelles, etc.

11 janvier 2007

Connaître, critiquer, exploiter l'outil wiki

Un certain nombre de formations infodoc 2007 concernent les wikis.
Puissent ces outils trouver une place réfléchie au sein de la longue et complexe chaîne d'élaboration du savoir.

Urfist Paris (14.03.07 ; 28.04.07)
* Modalités d'appropriation des blogs et des wikis.
http://www.ext.upmc.fr/urfist/stages/stages2006.htm#blog1

Urfist Nice (11.05.07) et Marseille (15.05.07)
* Wiki et documentation.
http://urfist.unice.fr/article.php3?id_article=157

Urfist Rennes 22.04.07
* Les wikis : des outils pour les projets collaboratifs. (Stage national)
* Nouvelles formes d'évaluation et de validation des savoirs : Wikipédia et les encyclopédies collectives. (Stage national)
http://www.uhb.fr/urfist/stages.htm
http://www.uhb.fr/urfist/stages07-1.pdf

CNFPT Pantin (stage national, 14 et 15 mars)
* Blogs, Wikis, Fils RSS : outils de publication, diffusion et accès à l'information
http://espacepro.auvergne.cnfpt.fr/fr/public/Catalogue/DetailStage/fiche/23_GN158/num_stage/1/

ADBS (2 jours, dates indéterminées)
Wikis, forums, weblogs et CMS (Quatre logiques de création collaborative de contenu)
http://www.adbs.fr/site/formations/detail_formation.php?id=135&version=1


Journées :

ADDNB : CA et Journée d'étude Vendredi 16 mars 2007 à Paris à l'IRCAM
Consacrée aux blogs de bibliothèques et de bibliothécaires (les wikis seront également abordés)
"Exploiter internet pour communiquer et collaborer".
http://www.addnb.fr/article.php3?id_article=279

ADBDP : Journées informatiques 28-29 juin 2007 à Tours
Thème : Extranets, blogs, wiki, fils RSS : des outils pour communiquer
http://www.adbdp.asso.fr/association/calendrier.htm

02 janvier 2007

Créez votre wiki en 3 minutes

Le wiki est un moyen simple de mettre en ligne et d'enrichir progressivement des informations, que ce soit de manière individuelle ou collaborative. Parmi les solutions d'hébergement gratuit que j'ai pu tester, en voici deux faciles et efficaces :

http://www.editthis.info
(exemples de wikis : WikiBookcrossing, Matrixpedia).

http://www.wikidot.com/new-site(exemples de wikis : Biblioteconomia 2.0, Université StThomas, Les Combes).

En 3 minutes vous aurez un wiki.
Dans un premier temps il est très facile d'y copier-coller des données et de les mettre à jour, par la suite on peut progressivement chercher à maîtriser les fonctionnalités plus avancées (mise en forme, création de pages, gestion des utilisateurs).
Si vous persévérez et créez un wiki à thème bibliothéconomique, n'oubliez pas de vous signaler dans la liste des Bibliowikis.


Plus de détails :

EDITTHIS
* gratuit, avec bandeau de pub en bas
* interface mediawiki (même interface et syntaxe que Wikipedia, d'où possibilité de retrouver de la documentation en français)
* droits d'accès et de participation paramétrables
* possibilité de menus en français pour les utilisateurs enregistrés
* sauvegarde du site : en entrant manuellement la liste des pages (dans /Special:export), svg sous format XML et avec possibilité de conserver l'historique

WIKIDOT
* gratuit, sans pub
* interface wikidot très paramétrable ; possibilité de stocker 100MB de fichiers
* droits d'accès et de participation très paramétrables
* site en anglais, possibilité de renommer manuellement les onglets en français
* sauvegarde du site : globale en un seul clic (dans site manager -> backup), svg sous format TXT et sans historique

18 décembre 2006

Evolution des usages, adaptation des espaces

Jeudi 30 novembre la BDY a organisé une journée d'étude à Mantes la Jolie : "Construire une bibliothèque aujourd'hui : évolution des usages, adaptation des espaces".



Quelques notes :

* Les élus ont pris conscience de la spécificité des bibliothèques, comme étant les établissements qui peuvent rassembler les générations.

* Une particularité des bibliothèques c'est de jouer le rôle de charnières : entre public/privé, école/maison, peine/plaisir, concentration/relâchement, imposé/choisi, groupe/individu.

* Actuellement les entreprises ne cherchent plus à offrir uniquement un produit ou un prix bas, mais tout un imaginaire projectif. Leur communication joue sur les valeurs de dépaysement, spiritualité, empowerment, catharsis, régression, substitution. Comment les bibliothèques coexistent-elles avec ces imaginaires ?

* La construction d'une bibliothèque est vécue comme un projet architectural, alors que ce devrait être avant tout un projet culturel : pour quel public, reçu comment, avec quels services.

* Succès des BMVR avec leurs grands espaces, permettant une diversification des pratiques sur place. Mais aussi nécessité d'organiser des flux importants pour la circulation et les prêts-retours.

* Il faut en finir avec la bibliothèque réservée à ses 17% d'habitués, il faut la rendre utile et accessible aux non-habitués.

* Le chariot des retours c'est déjà 2.0, du peer-to-peer, de la prescription mutuelle entre usagers.

17 décembre 2006

Le métier de conservateur territorial enfin valorisé

Mercredi soir sur TF1 : Jean-Marie Bigard incarne le directeur d'une Médiathèque municipale.



Intéressant de voir que ce métier a été choisi pour renouveler la figure narrative de l'instituteur ou du directeur d'école. Le côté ouvert et socialisant des bibliothèques est donc bien perçu.

Pourtant concernant les fonctions précises de directeur de médiathèque, l'acteur du Caméléon aurait aussi été approprié : en 24h il peut faire semblant d'être comptable, informaticien, manager, responsable de politique documentaire !

26 novembre 2006

La pensée aux prises avec l'informatique



"Systèmes d'information, obstacles & succès. La pensée aux prises avec l'informatique."
Laurent Bloch

* Contrairement aux mathématiques, l'informatique traite d'états.
"Le propos d'un programme informatique n'est pas de démontrer un théorème mais d'effectuer un traitement, [...] une action du processus consistant à consulter ou modifier l'état de la mémoire.
La mathématique ignore cette notion d'état, qui introduirait dans son univers d'abstraction un aspect physique totalement incongru.
Cest un peu comme si le papier sur lequel le mathématicien inscrit les signes du calcul avec un crayon acquérait un statut théorique."
(Il est intéressant de noter que les contraintes informatiques sont présentées comme issues de leur aspect "physique", alors que d'habitude la notion de virtualité ou d'immatérialité tend à isoler l'informatique comme un domaine flou, fantasmatique et autonome.)


* Il n'y a pas d'isomorphie entre un système d'information et le réel.
"Un SI n'est par nature qu'une représentation, une abstraction qui ne retient à propos de la réalité qu'elle représente que les informations qui importent à l'objectif poursuivi, exprimées avec la précision nécessaire, mais pas plus."
"Les données ne sont pas un élément tangible de la réalité, mais un artefact construit avec une intention déterminée, cette intention conditionne les interprétations qui pourront être faite de ces données" (Field theory of information).
Un système d'information ne traite que ce qui a été interprété comme donnée (une base comptable n'a pas besoin de faire interagir les descriptions techniques de ses items).
[Isabelle Boydens : Informatique, normes et temps.]
Ceci s'oppose à la métaphysique implicite des théoriciens des systèmes d'information ("Total data quality management"), qui prétendent circonscrire le réel comme un ensemble objectif de choses, propriétés, relations, dans des bases de données. De même pour les appellations "ontologies" ou "web sématique", qui sont une réduction de toute réflexion métaphysique et linguistique à de l'indexation automatique. "Le péché véniel d'enflure verbale finit par confiner à l'imposture intellectuelle, ce qui est plus gênant".

* L'informaticien doit concevoir la nature des données et de leurs changements d'état.
Chaque étape du travail de programmation peut amener à rédefinir quels traitements on demande au programme. C'est pourquoi la séparation entre conception et réalisaton (maître d'ouvrage/maître d'oeuvre) ne peut pas fonctionner. L'informaticien ne cherche pas des réponses, il cherche plutôt à chaque étape à sélectionner des questions qu'il va faire interagir entre elles.
D'où l'inadéquation de méthodes de management finalement issues d'autre domaines de travail (développement en V, Merise, SADT, méthode B, UML, représentation graphique, ISO9000).
[Frederick Brooks : The mythical man/month.]
[Alexandre Zinoviev : Les hauteurs béantes.]

* L'informaticien et son client doivent aborder problèmes et solutions de manière progressive.
Il faut définir de objectif généraux, pas de cahiers des charges rigide : il vaut mieux trouver d'abord des solutions imparfaites, mais efficientes, simples et modulables.(méthode dite "eXtreme Programming")
Itérations successives, on bâtit d'abord les étages avant les fondations, en plusieurs cycles : (prototype/suggestions/corrections). "Dès la fin de la première itération le système sera opérationnel, même s'il ne fait à peu près rien". D'où l'intérêt de pouvoir faire de multiples tests gratuitement, en récupérant du travail déjà fait (des modules open source).

Illustration avec l'histoire d'internet et les formats d'échanges qui l'ont emporté (les plus simples et souples, avec une couche réseau dite "non-fiable" car elle ne vérifie pas elle-même la bonne transmission des données mais laisse ce travail au récepteur), illustration avec le projet Socrate à la SNCF (mauvaise définition du besoin et des moyens).

Laurent Bloch invite donc à démythifier le travail de programmation, qui n'est ni travail mystérieux, ni pure tâche d'exécution : les clients doivent y participer, leur rôle est de définir à chaque étape leurs besoins et interprétations en terme de données et de traitements, tout en prenant connaissance des moyens et des contraintes spécifiques à l'automatisation de l'information.

14 novembre 2006

La grande numérisation, de Lucien X.Polastron


En deux mots : pour Polastron la numérisation apporte un point de vue complémentaire et incomparable sur les livres ; mais elle est menacée par les intérêts particuliers des entreprises privées et par la courte vue des projets publics.

Extrait p.95 (attention, numérisation à la main) :

"Que pensent les bibliothécaires de cette phagocytose ? Pas grand chose pour l'instant, d'autant que d'autres ont coutume de s'exprimer à leur place.
Les bibliothécaires commentateurs à la fois courageux et avisés sont rarissimes : Dominique Lahary, Michel Fingerhut... Les autres, tels les talentueux Hervé Le Crosnier, maître de conférences en "gestion de l'information" à Caen, Jean-Michel Salaün, Hubert Guillaud ou Olivier Ertzcheid , sont souvent des spécialistes de tout autre chose de la bibliothèque, voire de son contraire. Déchirée par un conflit de générations et de société qu'aggrave la mutation de la lecture publique de proximité, l'académique ENSSIB s'est notoirement cadenassée à l'écart du débat le plus crucial qu'il lui était donné d'affronter; cf. son organe le Bulletin des Bibliothèques de France. Quant à l'ABF, les bibliothécaires, ses adhérents, ont débattu du droit de lire en juin 2005, puis ils ont organisé une journée d'information et de réflexion le 10 octobre 2005 sur le grave sujet de la numérisation qui les concerne de plein fouet. L'usager espère des positions fortes, mais la non-publication des actes les plus attendus du congrès peut être vue comme le signe d'un étrange désarroi, de même que la journée d'information se voulait sans journalistes, sauf à payer 100 euros, ce qui paraît non seulement sauvage mais difficilement compatible avec le sens du combat globalement annoncé."

L'auteur note néanmoins, p.164, la motion de l'ABF du 20 juin 2005 : "L’ABF souhaite que les principes qui régissaient hier le fonctionnement des bibliothèques dans l’univers papier, principes garants de la liberté d’accès du citoyen à l’information, soient préservés dans l’univers numérique. " Mais il remarque : "ne va-t-il pas falloir, compte tenu de la piètre estime dans laquelle tout édile tient la profession, aller beaucoup plus loin ?".

12 novembre 2006

Dynamiser l'association des bibliothécaires

Meredith Farkas, la créatrice du wiki Libsuccess, explique pourquoi elle va finalement renouveller cette année son inscription de 200 $ à l'ALA (American Library Association)

Extraits :
Ce que l'ALA a fait de bien en 2006
* Chercher de nouveaux moyens de servir les usagers (durant une conférence virtuelle)
* Commencer à développer des sites collaboratifs. (L'ALA propose en effet à tous les bibliothécaires américains une solution d'hébergement de blogs de de wikis.)
* Penser aux nouveaux membres : en proposant à quelques "leaders émergents" un programme spécifique de formation à l'encadrement et aux technologies.
* De meilleurs programmes aux conférence.

Ce qui reste à améliorer
* Formations en sciences bibliothéconomiques (LIS) : pas de changement malgré les annonces du Président de l'ALA.
* Pas de formations en ligne gratuites, alors que ce serait facile à mettre en place.
* Pas assez d'informations envers les nouveaux membres et peu de moyens de s'impliquer : dès leur inscription il faudrait leur indiquer comment ils peuvent s'impliquer, selon les compétences et le niveau de participation qu'il peuvent apporter.

M.Farkas indique en conclusion qu'un candidat à la présidence de l'ALA souhaite une "ALA 2.0", où parallèlement aux structures des comités officiels, divers projets collaboratifs, spontanés et rapides, pourraient être mis en place et soutenus.

01 novembre 2006

Accompagner la société

Les bibliothèques doivent-elles être réactives ou proactives ? Rattraper tant bien que mal les évolutions de la société, ou au contraire prétendre les anticiper à travers des propositions innovantes ?

Pour Bertrand Calenge (responsable de l'évaluation et de la politique documentaire à Lyon) il faut trouver une voie du milieu qui permettrait aux bibliothèques d'accompagner les changements de la société. "Nous ne faisons que servir, qu’accompagner cette collectivité, sa population, sans vraiment la guider ni seulement la suivre. Et l’accompagner, de façon professionnelle, cela signifie se remettre en question, replacer l’action dans son contexte, inventer de nouveaux moyens d’affirmer des objectifs et d’évaluer son activité." (BBF).

Applications :

* la politique documentaire réside non pas dans la formalité d'une charte, mais dans l'intégration d'objectifs par les acquéreurs. (BBF).

* récit de la mise en place de la politique documentaire à Lyon (Mémoire ENSSIB, p 85).

* le Guichet du savoir est une offre authentiquement culturelle (ARALD 213, 214, et réponse de la directrice BM d'Annecy, intitulée "Touche pas à ma bibliothèque" : 215)

24 octobre 2006

Collaboratif : 4/ Le bulletin wiki Bibliobuzz

En attendant d'autres projet fous (la journée d'étude sur les biblioblogs, Bibliogenomic) voici une autre proposition pour partager notre glanage d'information :

Effectuer en commun (sur wiki) un repérage des éléments intéressants des blogs, puis proposer cette "synthèse de synthèses"au blog du BBF (qui avait ouvert la possibilité de contributions extérieures).
Je teste, et si d'autres personnes corrigent et contribuent, j'envoie.
Démarche subjective, mais en tentant de sélectionner ce qui peut intéresser toute la profession.

Le Bibliobuzz du 10 au 22 octobre
Analyses
Les archives ouvertes, Google et Wikipedia comme les trois révélations cognitives d'internet. Affordance
L'économie de l'information, expliquée avec la baguette et le journal du matin. JMSalaun
Pour des bibliothécaires spécialisés en informatique ? NMorin

Repérages
La politique documentaire dans l'enseignement supérieur. Marlene
Liste des blogs académiques en français. Marlene
Googe rachète Youtube. Affordance
Google lance le "Literacy project". Echosdoc
Googleprint débarque en France. Bibliothécaire
Yahoo veut populariser son site Question/Réponses. B&C
Des tentatives anglosaxonnes pour écrire l'histoire en direct. Figoblog, Kotkot
Compte rendu d'une conférence sur le papier électronique et les bibliothèques (BDP Essonne). Papierélectronique

Nouveaux sites bibliothéconomiques.
http://discobloguons.blogspot.com/ Blog d'un discothécaire
http://miss.milly.free.fr/ Journal sur la création d'une Médiathèque
http://www.enssib.fr/wikipoldoc Wiki Wikipoldoc
http://bibliotheque20.wordpress.com/ Blog de stage d'un conservateur en Nouvelle Zélande

15 octobre 2006

Demandez à ceux qui savent chercher

Connaissez-vous un site qui allierait les défauts de Google, Wikipedia et Skyblog, mais sans garder aucune de leurs qualités respectives ?

J'ai nommé : Yahoo Questions-Réponses. http://fr.answers.yahoo.com/
Allez-y voir, chaque échange semble plaider en faveur de l'impossibilité de partager du savoir sur internet. Et comme il n'y a aucune garantie de qualité d'information dans le site lui-même, une campagne de propagande s'impose (Va chercher, Lycos !).



Faisons le test :
Cette question posée à Yahoo Q/R
Cette même question tapée dans Google

L'idée d'un moteur qui rechercherait uniquement parmi des énoncés de questions, plutôt que parmi une infinité de textes, est bonne. Par contre le système de validation des réponses tel qu'il est utilisé dans Yahoo (gain de points) a pour unique but de favoriser le maximum d'interventions et de trafic (voir aussi le site en anglais : http://answers.yahoo.com)

Alors pourquoi ?
"Finalement, les liens sponsorisés fournissent parfois les meilleurs réponses aux questions. Ils sont merveilleusement bien intégrés et se distinguent parfaitement des discussions parce qu'ils sont exempts de fautes ;) Ce qui les rend plus crédibles et donne forcément envie de cliquer dessus."(Source : Pipologue)

Face à ces bas intérêts, une riposte réside dans les services de recherches Ask a librarian/Guichet du savoir : Demandez à ceux qui savent chercher ! Mais il reste à trouver les futurs modèles de véritables bases collaboratives de questions-réponses publiques ou associatives (imaginez par exemple un wiki/question-réponses pour chaque commune).

Plutôt que de décrier Google et Wikipedia, et laisser le terrain de l'information illiteracy ouvert à des outils bien pire, qui sont les professionnels qui pourraient apprendre aux citoyens à chercher et partager des informations ?
Les bibli...
Les biblio...
Les bibliothé...

Encore du 2.0 qui ne sert à rien ;)

J'ai testé plusieurs applications permettant de compiler et publier des flux rss (merci aux indications des commentateurs).

A mon avis les résultats permettent de constater que :
- l'agrégateur spécialisé, c'est surtout un geste éditorial pour légitimer certains blogs
- constituer son propre agrégateur personnel permet non seulement de mieux sélectionner, mais même de mieux distinguer lors de la lecture les différents auteurs
- il faut chercher autre chose si on vise à améliorer les pratiques de lecture et d'écriture des biblioblogs (thématisation, tags, rédaction concertée).


Par contre l'agrégateur spécialisé, en tant qu'outil promotionnel, pourquoi pas.

* Le résultat le plus proche d'Originalsignal est Feedraider (qui permet d'importer une liste de flux) .
http://feedraider.com/u/biblioblogs/p/dauiu/

Autres essais :
* Protopage : graphiquement bien éditable, mais pas d'importation automatique de flux.
http://www.protopage.com/biblioblogs
* Xfruits : Agrège les flux dans un même blog. (Assez illisible, et tributaire des republications de rss). Ne reconnaît pas certains flux.
http://xfruits.com/Biblioblogs/fr/
* Fwicki : mélange les articles sans afficher les noms des blogs sources
http://www.fwicki.com/rss/Biblioblogs2.0/Biblioblogs
* Speedyfeed: ne supporte pas les caractères accentués
http://www.speedyfeed.com/biblioblogs/

27 septembre 2006

Collaboratif : 3/ Un calculateur de pertinence

Olivier Ertzcheid suggère de créer une plate-forme de type http://postgenomic.com pour les biblioblogs.

Postgenomic c'est un programme qui affiche une liste déterminée de 360 blogs scientifiques. Le site calcule alors différentes choses : comment ils se citent entre eux, quel liens et quelles publications ils citent, quels termes ils utilisent le plus souvent.
Un onglet en haut à droite permet de sélectionner une discipline scientifique particulière.

(Bon, le calcul ça ne suffit pas toujours à définir la pertinence quand il y a peu de blogs dans une catégorie, en témoigne le blog le plus actif en pharmacologie : http://pharmagossip.blogspot.com/)

Postgenomic peut aussi différencier les billets concernants des conférences ou des comptes-rendus de publications (mais il faut que le blogueur ait pensé à faire ses liens spécifiquement).

Il serait intéressant de savoir si cet outil, créé au début de l'année, a fait évoluer les habitudes de lecture et d'écriture des blogs du secteur scientifique. Plus de visibilité et de reconnaissance ?Plus de citations mutuelles et meilleur partage des tâches ?

Un exemple de biblioblog collaboratif

Klog me signale http://www.gidehn.asso.fr/, le blog (ou plutôt le CMS) collaboratif de l'assocation GIDE : Groupe d'Information et de Documentation Economique de Haute Normandie.
Le CMS sert à repérer des ressouces, pour le moment il est ouvert aux 12 membres du CA, mais devrait s'étendre prochainement aux 160 membres de l'association.

Ce qui est intéressant c'est de voir différentes professions coopérer (le GIDE comporte tous types de professionnels de la documentation), et de voir diffuser des informations sur les différents centres de doc du département (descriptifs) ce qui permet sans doute de faciliter des partenariats ultérieurs !

26 septembre 2006

Collaboratif : 2/ Un blog thématique

Deuxième idée, issue d'un échange avec Michel Fauchié, président de l'ADDNB .

Michel nous annonce que suite à la journée 2006 de l'ADDNB à la Roche sur Yon, il y aura en mars 2007 une nouvelle journée, cette fois sur le thème des blogs de bibliothèques et de bibliothécaires. Cette journée sera destinée aux étudiants et aux professionnels des métiers du livre, c'est une coopération ADDNB/CNFPT/IUT. Et ce pourrait être l'occasion de mettre au point un blog collaboratif à plus long terme.

Ce blog pourrait être centré sur des sujets sur lesquels il y a une forte demande professionnelle : l'évaluation, les méthodologies de formation, les projets technologiques.
Le tout entrecoupé de des billets d'actualité (je pense par exemple aux synthèses hebdomadaires que fait Lisnews sur les biblioblogs http://twil.lisnews.org/).


Ensuite d'autres projets collaboratifs entre blogs et wikis pourraient être envisagés à l'occasion du congrès ABF à Nantes en juin (sur le thème : "Bibliothèques municipales/ bibliothèques universitaires, quelles relations ?").

Collaboratif : 1/ L'agrégateur spécialisé

Suite à ma proposition de blog collaboratif, deux propositions.

Voici la première : JM Salaün suggère un agrégateur spécialisé, similaire à originalsignal.
( http://www.originalsignal.fr/ sur le thème du web 2.0, propose 15 blogs sur une page, avec un fil RSS unique qui les regroupe ).

* Pour ce faire, Flore Bonhomme signale que l'on peut copier les signets Netvibes d'un poste à un autre. Ce lien par exemple à pour effet de créer un onglet "Bibliodoc" avec dix blogs.
(ne cliquer qu'une fois, par la suite la page est accessible par : http://www.netvibes.com)
Cette possibilité est intéressante pour initier quelqu'un à netvibes.

* Entre temps j'ai trouvé une autre solution : Protopage + Rssmix
Un page Protopage permet d'afficher un choix de flux, avec une url fixe.
http://www.protopage.com/biblioblogs
Et l'utilitaire rssmix va permettre de paramétrer différents abonnements (touts les blogs, ou juste certaines catégories). http://www.rssmix.com/

Si je termine ça, il y aurait au moins 30 blogs, et peut-être 6 abonnements RSS.
Je ne sais pas si c'est vraiment intéressant, ou alors à titre promotionnel et pédagogique ?
Je reste ouvert aux suggestions.

24 septembre 2006

Un blog collaboratif en BiblioDoc ?

Ce mémoire ENSSIB a été signalé jeudi sur Biblio-fr :
"Le rôle des réseaux sociaux dans la création et la structuration de l’information sur internet"

Une des suggestions qu'il contient concerne les biblioblogs :

"Depuis quelques mois les biblioblogs contribuent de manière non négligeable à la réflexion professionnelle, notamment pour la présentation d'expériences étrangères, le suivi de dossiers d'actualités [...]. Le contenu des billets de ces blogs étaient plus fouillés que les messages diffusés sur biblio-fr. A l'image d'Urfist Info, il pourrait être judicieux de mettre en place en France un blog collaboratif de veille en sciences de l'information."

Qui serait partant pour reprendre cette idée ?

Je verrais bien un blog
* collaboratif
* non-anonyme
* sur les pratiques innovantes en Bibliothèques et Documentation
* ouvert aux contributions extérieures (plate-forme de type Viabloga)
* financé, par exemple, par l'ADDNB :)
* avec des articles bien construits et documentés
* pour y rassembler tout ce qui dans les biblioblogs actuels est d'intérêt professionnel général, et qui vaudrait la peine d'être centralisé

Bref une sorte d'adaptation française de Lisnews.

Qu'en pensez-vous ?
Seriez-vous prêt à vous investir (motivation, temps) sur un projet de ce type ?

21 septembre 2006

Résultat de la recherche de bibliowikis

Quelques bibliowikis supplémentaires :
* http://www.bium.ch/wiki/ Bibliothèque Universitaire de Médecine de Lausanne
* http://adbs.xwiki.com/ IUP d'Evry (wiki inactif)
Via le mémoire Enssib sur les réseaux sociaux et l'information :
* http://www.abiblio.com/bmmp/ Bibliothécaires Musicaux de Midi-Pyrénées
* http://reseauxsociaux.metawiki.com/ Elèves Conservateurs Enssib

Wikis cités, mais url inconnue :
* L'Ecole des Mines de Nantes (wiki interne concernant un projet de bibliothèque numérique) http://listes.adbs.fr/sympa/arc/adbs-info/2003-09/msg00203.html
* BU anonyme (Base de connaissance intranet)http://klog.hautetfort.com/archive/2006/03/01/quelle-utilisation-du-wiki-pour-bibliothecaires-et-documenta.html#comments

Je me suis également rendu à une rencontre "Mecredi Wiki" organisé par Craowiki.
http://wiki.crao.net/index.php/WikiSchoolParis/2006-09-06
Idées abordées :
* Comment rendre le wiki grand public ? En proposant des petits wikis familiaux, des wikis pratiques.
* Comment structurer les différents wikis ensemble ? En travaillant leur intégration mutuelle, et en automatisant leurs liaisons par des métadonnées/microformats.
* Comment wikiser les autres sites ? En étendant les fonctionnalités du wiki : en faire non seulement un éditeur de texte, mais aussi des formulaires et des applications.

18 septembre 2006

Combien de clics

Une fois tapé l'url d'une bibliothèque, combien d'étapes reste-t-il à parcourir avant d'arriver à un champ de recherche du catalogue ?

J'ai compté les "clics" : en fait il s'agit du nombre de fois où l'usager est confronté à un choix, y compris au sein d'un menu déroulant.

http://www.bm-lille.fr/ ?? (pas de catalogue en ligne ?)

http://www.bordeaux.fr/ 5 clics (pas d'url bibliothèque, site intégré dans site municipal)

http://www.bl.uk/ 3 clics mais menus explicites
http://www.bpi.fr/ 3 clics et difficile de se repérer graphiquement

http://www.library.metro.tokyo.jp/ 2 clics mais en raison de l'option multilingue
http://www2.ville.montreal.qc.ca/biblio/ 2 clics
http://www.bm-saint-priest.fr/ 2 clics
http://www.loc.gov/ 2 clics

http://www.bm-lyon.fr/ 2 clics (ou 1 seul pour Catalog+)
http://www.bnf.fr/ 2 clics ou 1 seul si on passe par les liens en bas à droite. intitulés non intuitifs ("Catalogue BN-Opale Plus ou BN-Opaline ou Catalogues numérisés".)

http://www.ndl.go.jp/ 1 clic
http://bms.strasbourg.fr/ 1 clic
http://www.bm-limoges.fr/ 1 clic
http://www.bmvr.mairie-marseille.fr/ 1 clic
http://www.bm-rennes.fr/ 1 clic

Après ce rapide test il d'autre facteur de complexité sont apparus : la surcharge graphique, l'hésitation possible entre plusieurs énoncés, la difficulté à retrouver l'url dans un moteur, ou à mémoriser cette url.

Je suppose qu'il doit déjà exister quelque part des interfaces "O clic", où le portail de la bibliothèque propose d'emblée une case de recherche tous champs/toutes bases.

--> Edit après contributions des commentateurs :

Des portails "O clic"
En France :
http://mediatheque.lorient.fr/
http://bibliotheque.rouen.fr
http://bu.univ-angers.fr
http://www.santenpdc.org/ Portail santé en nord-pas-de-calais

A l'étranger :
http://nla.gov.au/ BN Australie
http://www.libs.uga.edu/ BU Georgia
http://library.nyu.edu/ BU NY
http://www1.lib.uchicago.edu/e/index.php3 BU Chicago

L'option "-1 clic" : sans entrer sur le site de la bibliothèque
-Integrer un plugin de recherche directement dans son navigateur.
- Donner une url aux notices, pour qu'elle soit repérée via les moteurs de recherche.
http://books.google.fr/books?q=Quand+Google+d%C3%A9fie+l%27Europe&as_libcat=1

11 septembre 2006

Déshybridation

La Gazette des communes (21 août "Bibliothèques : ce qu'internet va changer") présente comme une nouveauté et comme une solution le concept de bibliothèque hybride (c'est à dire = proposer en bibliothèque toutes les interfaces).

Plusieurs blogs plaident au contraire en faveur du concept de déshybridation : plutôt que de vouloir tout cumuler en interne, il vaudrait mieux se concentrer sur la création des contenus, et sur leur compatibilité avec les interfaces extérieures.

(Cercamon, "Bibliothèques numériques?", N.Morin "It's the data, stupid !", Marlene " Humanités numériques 2.0")

04 septembre 2006

A la recherche des bibliowikis

En préparation d'un article, je cherche à faire une liste de toutes les initiatives de wikis francophones concernant les bibliothèques et la documentation. Merci de m'aider à compléter si vous en connaissez où en réalisez vous-mêmes ! Il doit vraisemblablement exister quelques projets internes suplémentaires.
La liste sera ensuite placée dans Bibliopedia.

Bibliowikis
Généralistes :

*Portail SIB sur Wikipedia. (et page méthodologique). Projet lancé par A.Caraco, coordonné à présent par O.Morand.
*Bibliopedia

Spécialisés :
* Histoire de l'informatique documentaire après 1990, par Biblioacid. (Seedwiki, Wikia, puis intégration dans Bibliopedia)
* Freebiblio : wiki accompagnant le site Freebiblio. (A mon sens ce serait plus collaboratif si ce wiki était également intégrée sur la page SIGB de Bibliopedia.)

BM :
?

BU :
* Service de référence du SCD Aix-Marseille 3

Pédagogie :
? (L'Urfist signale plusieurs initiatives autours des TICs, mais pas liées directement aux bibliothèques.)

Individuels :
* Dossiers de Cécile Taponot http://cecline.xwiki.com/
* BiblioTIC : cours de Philippe Allard (deux versions : sur Wikilivres et Craowiki)
* Mémoire de S.Thébaut: Les Logiciels libres en documentation (Wikisource)



Références :
Klog, Urfist, P.Allard( 1, 2)

21 août 2006

Biblionews

* Blog sur les bibliothèques du Liban (via ADBDP).

* Une bibliothèque insulaire au Québec

* Bibliothécaire, "un joli métier pour une femme" !
Rapport établi en 2002 par l'AGBD (bibliothécaires de Genève) destiné à réévaluer les fonctions des bibliothécaires.
La 1ère partie analyse l'évolution du métier, notamment le passage de qualités féminines à des qualités plus masculines ou androgynes : "A l'époque, on parlait de discrétion, tact, psychologie, sens des relations humaines... Aujourd'hui l'accent est mis, en plus, sur le dynamisme, la communication, la curiosité, la rigueur, l'adaptabilité."

* Argumentaire pour le lobbying des bibliothèques
Les bibliothèques suisses dans la société de l'information, par la BBS.

* LTC - Library takes up the case (La bibliothèque soulève l'affaire)
Concept lancé par Anders Ericson, un bibliothécaire norvégien : les bibliothèques devraient créer des sites ou elles exposeraient des sources contradictoires concernant les sujets d'actualités, notamment les sujets locaux. Commentaire dans Lisnews : Les bibliothèques ont-elles une légitimité pour créer ainsi du contenu, ou doivent-elle se limiter à donner simplement accès aux sources demandées?

* Article de Libération sur la démocratisation culturelle
"Une politique culturelle populaire pourrait consister, par exemple, à prendre enfin le courage d'un geste aussi simple que diffuser en prime-time, sur les chaînes publiques, tout au long de l'année, les spectacles d'Avignon, d'Aix, et de tant d'autres festivals. Cela consisterait à élaborer des synergies, par exemple entre l'INA, la BNF et les chaînes publiques."

* Annuaire de sites 2.0
(Depuis un an qu'on en parle du 2.0, est-ce qu'on est pas en 2.1 maintenant ?)

* Le cochon et la boîte magique : les DRM expliqués aux enfants.
Album pour enfants créé par un informaticien pour réagir au site Captain Copyright (disponible en cache google). Les bibliothécaires canadiens avaient eux aussi protesté contre le site Captain Copyright, notamment contre une clause étrange qui interdisait de citer son url depuis tout site critiquant les droits de copyright.

Plusieurs articles sur le rôle communautaire des bibliothèques aux Etats-Unis.
*Minneapolis : "La bibliothèque, à son niveau, est un des derniers lieu totalement démocratique".
*Pittsfield : "Les différents aménagements dans un seul bâtiment sont très appréciés : l'espace de lecture, l'espace d'étude, l'espace des ordinateurs, l'espace pour les enfants, la caféteria où les gens peuvent manger et parler. C'est merveilleusement adapté aux enfants, ils peuvent faire du bruit, rouler par terre, entrer, sortir... C'est le seul endroit de rassemblement des communautés."
* Bibliothèque et créateurs d'entreprise : 61% des américains créateurs de petites entreprises déclarent que les bibliothèques leur ont apporté une aide importante.
* Réactions mitigées des élus locaux de Durango (Colorado) devant cette diversification des rôles : "On dirait que la bibliothèque devrait être à la fois une charette à chevaux et un engin lunaire". "On ne veut pas construire quelque chose ne négligé, mais on n'a pas besoin du Taj Mahal non plus".
* Exemples d'utilisation de vidéos promotionnelles à la bibliothèque de Kenton.

* Kokoro library, dessin animé japonais dont le scénario est : faut-il fermer une bibliothèque non fréquentée ?

* Un livre ne vous laissera jamais tomber.
Publicité pour une librairie, sur le thème : pas besoin d'outils pour lire un livre.

16 août 2006

Specflic 2.0 vs Lecture linéaire


Specflic 2.0 est le nom d'une performance multisupport (acteurs + décor + diffusion d'un film vers les pc et téléphones du public), qui s'est déroulée le 9 août dans la cour de la Bibliothèque de San Jose en Californie, à l'occasion du Festival d'art ZeroOne. (Trouvé via mes rss yahoo)

Le sujet : une spéculation sur le futur des bibliothèques en 2030.
Le bibliothécaire est devenu l'Infosphérien, qui aide l'usager à voyager dans l'Infosphère, réceptable mental de l'information universelle.
La bibliothèque en tant que bâtiment n'est plus qu'un musée, et pire :
"Puisque l'on peut maintenant en extraire efficacement l'information à travers les outils de l'Infosphère, lire un livre en entier est perçu comme le comble de la paresse et du privilège".

Entre le progrès consistant à extraire numériquement les informations d'un livre, et la réduction du livre à cette googlisation, voilà donc un pas que franchissent allégrement ces artistes, pour qui la lecture linéaire ne saurait être autre chose qu'un pensum de navigation via des dépêches, annuaires, encyclopédies et archives. La connaissance humaine trouverait son apogée dans les citations, les news et des rss... et voilà pourquoi votre livre est malade !

Cercamon écrivait récemment : "Le risque pour le livre papier est moins de se voir remplacé par un dispositif électronique que de voir disparaître la lecture linéaire elle-même" (1) et constatait le déclin de la lecture littéraire (2) et le développement d'environnements multitâches rendant difficile la concentration (3).
Cette lecture linéaire étant intrinsèquement liée à l'unité et la continuité qu'offre le livre, à la fois sous la forme du roman (voyage spirituel suivi et initiant) et de l'essai (orchestration de savoir où la pensée se développe par des mouvements de longue haleine insaisissables par la lecture segmentaire de l’accès direct).(1).

A moins que les futurs modèles de livres électroniques ne parviennent à opérer une synthèse entre la maniabilité du numérique et la pérennité de l'objet livre ?
Nouvolivractu annonce la fabrication d'un écran souple qui ne fait que réfléchir la lumière. Comme pour un livre traditionnel, il est stable et la lumière lui vient de l'extérieur, ce qui symboliquement comme oculairement en permettrait une lecture continue et une immersion dans le contenu. Mais pour quels contenus, et quels lecteurs ?

09 août 2006

Molière

Lu chez Nescio : une lectrice qui demande 'Et vous, c'est quoi votre vrai métier?'.

Molière aurait pu dire :

Vous bibliothécaire ! C'est pure médisance, vous ne l'avez jamais été.
Tout ce que vous faites, c'est d'être fort obligeant, fort officieux ; et comme vous vous connaissez fort bien en livres, vous en allez choisir de tous les côtés, les faites apporter en un lieu aménagé, et en prêtez à vos amis contre un salaire.

07 août 2006

Le catalogue mondial des bibliothèques

worldcat.org est fonctionnel, version beta.

* Champ de recherche unique, et propositions de restrictions en fonction des résultats ou du code postal de l'utilisateur.
* Le SUDOC est dans la base, mais pas la BNF (et bien sûr pas les BMs).
* L'accès professionnel (échanges des notices en format marc) est différencié de l'accès public.

(via blog de l'OCLC).

06 août 2006

Provocative statements

Voici une traduction du texte "Provocative statements", rédigé par les bibliothécaires américains du forum Taiga (une conférence qui a rassemblé à Chicago une cinquantaine de professionnels). Le nom taiga est choisi en référence au changement climatique qui affectera le monde de l'information, et des adaptations nécessaires à la survie des bibliothécaires. (vu dans LibraryJournal et CultureLibre).

***
D'ici 5 ans :

1/ Les structures traditionnelles d'organisation des bibliothèques ne seront plus fonctionnelles.
Les bibliothécaires de renseignement et de catalogage tels que nous les connaissons n'existerons plus.
Les services internes et publics auront fusionné dans un nouveau groupe appelé "service de consultation".
Le service au public et la formation des usagers, sous toutes leurs formes, auront fusionné ou disparu.

2/ Les bibliothèques auront réduit la masse physique de leur collection d'au moins 50%.
Les services internes voient des réductions semblables et ces changements influencent les bibliothèques nationales également (elles sont probablement fusionnées).

3/ La majorité des questions trouvent leur réponse dans "Google réponses" ou quelque chose d'équivalent.
Il n'y aura plus de bureaux ou de services de renseignements situé dans la bibliothèque.
A la place, des services publics de renseignements seront situés à l'extérieur des bibliothèques physiques.
Cette méta-recherche rendra obsolète les bibliothécaires de renseignement.

4/ Toute découverte d'information commencera par Google, y compris la découverte de ressources de bibliothèques. La séparation progressive du contenu et du contenant d'origine entraînera une révolution dans la découverte d'informations.

5/ Un grand nombre de bibliothèques n'auront plus d'OPACs locaux. Nous seront entrés dans un nouvel âge de consolidation des données (catalogues partagés ou catalogues intégrés dans les outils de découverte), de nos catalogues et de nos collections.
Le système d'ERM et le SIGB seront un, et la découverte sera externalisée.

6/ Il n'y aura plus de site web de bibliothèque monolithique. Au lieu de cela, les données des bibliothèques seront propulsées vers des sites généralistes, directement vers les utilisateurs.

7/ Les services informatiques des universités auront fusionné avec les bibliothèques.
La bibliothèque sera associée à l'infrastructure des services de support d'études et de recherches.
Sa valeur dépendra de sa capacité à attribuer les ressources appropriées aux différents travaux en cours.

8/ Il n'y aura plus de bibliothécaires tels que nous les connaissons. Le personnel aura peut-être un MBA ou sera expert en informatique et en données. Tout le personnel de bibliothèques aura besoin de qualifications techniques équivalentes à celles qu'ont les personnels d'aujourd'hui dans les systèmes et services Web. La courbe toujours croissante des technologies entraînera un turn-over important parmi les bibliothécaires traditionnels ; l'âge moyen du personnel de bibliothèque aura chuté à 28.

9/ Les éditeurs et les intermédiaires auront nettement changé. Beaucoup d'éditeurs petits ou spécialisés fusionneront. Les agents d'abonnement et les fournisseurs de livre auront de nouveaux modèles économiques. La diffusion des livres et des périodiques autres que Sciences-Techniques-Médecine ne sera plus commercialement viable.

10/ Les livres électroniques et leurs appareils de lectures seront omniprésents. La standardisation aura comme par magie rendu cela possible. Les mini-lecteurs seront omniprésents et les ressources de bibliothèque devront leur être compatibles pour répondre aux besoins des usagers.

11/ La simple agrégation des ressources ne sera pas suffisante. Elles devront être prêtes à utiliser et projetées dans l'environnement de l'utilisateur (my.yahoo, e-portfolio, CMS, aggrégateur RSS). Le flux d'information devient le centre de l'attention, et supplante les bases de données et les sites web. Le rôle de la bibliothèque est de projeter des services spécialisés dans les flux de recherches et d'étude.

12/ Pour l'utilisateur final, les « environnements intermédiaires » seront aussi importants que les services des bibliothèques.
Les usagers construisent dans ces environnements le flux de leurs informations et leur identité numérique : aggrégateurs RSS, systèmes de formation à distance, uPortal, my.yahoo, flickr, myspace, options de recherche des logiciels Microsoft, etc...

13/ Les bibliothèques fourniront des services partagés de conservation et sauvegarde du patrimoine culturel, savant, historique et institutionnel. Ces démarches ne se feront plus au coup-par-coup mais seront intégrées dans une stratégie de collaboration, une approche partagée.

14/ Les services d'assistance aux chercheurs seront courants. L'espace numérique de travail deviendra l'un des outils du chercheur, parmi un panel de services.

15/ La communauté des bibliothèques reconnaît la débilitante fragmentation de ses structures de collaboration, et décide de se concentrer sur un nombre réduit d'initiatives et d'organismes. Elles reconnaissent que les améliorations locales doivent être orientées vers la recherche d'efficacité globale.

***

Ces formulations reflètent beaucoup le profil de leurs émetteurs (vraisemblablement jeunes, travaillant en bibliothèque universitaire et chargés de projets informatiques). Et elles n'abordent pas le problème des facteurs sociologiques incertains (évolutions de l'individualisme, des communautés, des organisations?).
Quoiqu'il en soit la violence de ces prévisions se veut incitative. Anticiper les changements dans l'accès à l'information, et transformer tout de suite le modèle de fonctionnement des bibliothèques. Cela m'évoque deux interventions françaises récentes. M. Roland, pour qui il ne faut pas créer des "bibliothèques numériques" indépendantes, mais fournir du contenu adapté aux plates-formes extérieures. Et AM.Bertrand, qui incite les bibliothécaires à passer d'un modèle réactif à un modèle proactif.

Extraits des propositions émises lors des conférences du forum Taiga :

* Le rôle du bibliothécaire ne sera pas de valider l'information, mais de coordonner les contributions des utilisateurs.
"The Quality of Information"

* Il ne suffit plus de bien manager et de s'adapter progressivement aux nouvelles technologies. Il faut connaître les outils concurrents en les utilisant et les imitant. Si vous passez des années à simplement vous habituer et à essayer de "bien comprendre" : tout aura déjà changé d'ici là. Les bibliothèques ne peuvent plus se contenter de tatonner et de s'éparpiller comme elles le font d'habitude.
"My goodness, life is different"

*Nous observons une transition courante : une technologie qui permet à un groupe important de personnes de faire ce qui auparavant nécessitait de l'expertise ou des moyens financiers importants. Le résultat que cette technologie permet d'obtenir est initiallement inférieur en qualité : alors les experts la rejette et ne réalisent que trop tard la menace qu'elle représente pour eux.
"Transforming Public Services in the "Amazon/Google" Age"


* Les bibliothèques auront toujours un rôle majeur à jouer, quelque soit la nature des documents (grille de Lorcan Dempsey, qui met en rapport rareté et accessibilité).
Il faut accorder plus d'importer à l'environnement numérique de l'usager qu'à celui du catalogue. Un premier pas : attribuber des url aux notices bibliographiques.
"Four Pictures and a Conclusion: The Third Age of Libraries in a Network Environment"

* Il faut effectuer un travail post-google : construire une communauté de contenus pour une communautés d'usagers, développer des outils et des sélections par importance et accessibilité des documents, gérer l'archivage, gérer les droits.
Il faut cesser de se complaire dans l'auto-apitoiement (difficultés de compétences, de budgets, de coopérations) ou attendre que ça se passe.
Nos collections sont plus importantes que jamais, la bibliothéconomie est partout, et nos moyens de coopérations sont inédits.
"Kentucky Fried Collections at the Drive-Thru Library"

*La mission que se donne Google est d'organiser l'information mondiale, et de la rendre accessible et utilisable.
Alors la mission des bibliothèques est peut-être de donner à la communauté un accès sans barrière à de l'information de qualité, dans le cadre de support aux services, à l'éducation, formation et recherche, et en favorisant les coopérations entre usagers ?
http://www.blogger.com/

* Logo dans "Being A Librarian In the Quaternary Era"

30 juillet 2006

Dans mon agrégateur



Worldcat
*Prochainement : www.worldcat.org
Catalogue mondial avec des fonctionnalités de localisation, d'édition wiki, et commentaire.

Un blog en chinois
http://libraryviews.blogsome.com/
Savez-vous lire le 2.0 ?

Choisir des termes que les utilisateurs comprennent
http://www.jkup.net/terms.html

Le générateur d'idées Library 2.0
http://www.daveyp.com/cgi-bin/l2/ideas.pl (via)

Le DOPA aux USA : contexte.
Les aides fédérales aux bibliothèques vont être conditionnées par l'interdictions des sites pornographiques, mais aussi de tous les sites sociaux, réputés à risque pour les enfants. (Voir billet de Marlene).
Arrière-plan : L'article V du Bill of Rights de l'ALA énonce que les droits d'utiliser une bibliothèque ne devraient pas être limités par l'origine, les opinions... ni l'âge.
L'ALA est pour cette raison considérée comme politiquement orientée et dangeureuse par des associations conservatrices (http://www.safelibraries.org/).
Et les médias américains peuvent contribuer à manichéiser le débat (reportage d'une TV locale de Cleveland).
Bref, plutôt que de chercher une solution d'adaptation des contenus, le débat s'est tenu entre les partisans du "porno pour tous" et ceux du "aucun site social pour personne".
Pour LibraryStuff, le plus inquiétant c'est que les sites sociaux eux-même n'aient pas réagi, montrant ainsi leur désintérêt total pour l'usage en bibliothèques.

Youtube
Day of the long tail
Superlibrarian
At your library
Google at the 2006 American Library Association Conference
Toledo library rap

A Paris
* La bibliothèque du Sénat sous RFID
* Wifi à la BPI
* Dépêche AFP : Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a posé lundi la première pierre de la future médiathèque Bagnolet, 115 rue de Bagnolet (XXème), qui constituera le fonds de lecture publique le plus important des bibliothèques municipales parisiennes.
* Dépêche AFP : Depuis début mai, la municipalité de gauche de Paris est confrontée à une série de grèves d'agents municipaux, affectant les crèches, établissements culturels ou services du nettoiement, qui illustrent un malaise social que l'opposition UMP s'empresse d'exploiter.

A Toulouse
Les livres se troquent sur fond de lectures au Marathon des mots http://fr.news.yahoo.com/16062006/202/a-toulouse-les-livres-se-troquent-sur-fond-de-lectures.html
http://www.lemarathondesmots.com/

Au Mexique
La Grande Bibliothèque de Mexico naît dans la douleur (Cyberpresse, Le petit journal).

Ouverte 74 heures, mais seulement 500.000 livres pour le moment (autant que la bibliothèque de lettres et scs humaines de Normal sup) . Objectifs 2 millions. Rôle de tête de réseau des bibliothèques publique. Un peu comme la BPI, mais avec du prêt (7 jours) et une section jeunesse. ( D'après l'article il y aurait 850.000 bibliothèques et dépôts de livres au Mexique, pour 107 millions d'habitants. )
Site de la bibliothèque : http://www.bibliotecavasconcelos.gob.mx/
Avec une localisation graphique des collections :
http://www.bibliotecavasconcelos.gob.mx/bibfiles/interactivo.html

Au Québec
*Montréal a été capitale mondiale du livre (23 avril 2005 au 22 avril 2006)
Bilan mitigé. "L'année de festivités qui s'achève a coïncidé avec la disparition, à Radio-Canada, des dernières émissions où la littérature n'était pas prédigérée en capsules de 30 secondes."
* La GBQ a un an. A noter : son bâtiment est directement relié au métro.
* Objectifs du réseau de Montreal : Gratuité, 53h d'ouverture par semaine et 361 jours d'ouverture par an pour 2016.
*L'amnistie des retards à Montréal a permis de retrouver 17000 livres sur 95000 non rendus.
*Concours dans un arrondissement de Montréal : abonnez un ami à la bibliothèque.
*Plan de 45 millions de dollars pour la ville de Gatineau (230 000 habitants)"Tous reconnaissent qu'il y a du rattrapage à faire pour offrir un réseau de bibliothèque de qualité." "Seulement 25 % des Gatinois les fréquentent, contre 60 % dans la ville voisine d'Ottawa."

25 juillet 2006

Des services

Des services pour concrétiser le rôle social des bibliothèques.
Enquête et résumé ( trouvé via rambleonsylvie) Long Overdue: A Fresh Look at Public and Leadership Attitudes About Libraries in the 21st Century.
"Vous êtes en retard : un nouveau regard sur les attitudes du public et des meneurs d'opinions sur les bibliothèques au XXIè siècle."
* Si les dernières enquêtes de l'OCLC insistaient sur la concurrence entre les bibliothèques et internet, cette enquête de l'ALC montre que les bibliothèques sont le "service pour les communautés" le mieux apprécié et aussi celui qui est le plus ouvert.
* On attend même des bibliothèques qu'elles règlent des lacunes cruciales ("fill key gaps in communities") : l'intégration des adolescents, la formation à la lecture (notamment pour les immigrants) et à l'informatique ; le rassemblement de toute l'information concernant l'Etat, la santé, les impôts.
* Les votants, et les personnes jouant des rôles actifs dans les communautés (civic leaders) soutiennent par principe les bibliothèques, mais n'ont pas toujours conscience des menaces budgétaires qui pèsent sur elles.

Les services se développent sous la pression & la motivation.
Billet sur Blogaboutlibraries. 20 points sur le service au "client" de bibliothèque.
* C'est une approche marketing intégrale : le service n'est pas défini et limité au sein d'une politique culturelle, mais illimité, en raison de la pression budgétaire très forte ("Get the patrons what they want. No patrons, no library. No library, no job. No job, no food.")
* Il faut aussi une motivation réelle ("If you don't like helping people- all kinds of people- then don't enter a service profession.")
* La pression liée à la motivation amènent à analyser avec beaucoup plus de finesse les réactions face au public. ("Everything you do in front of patrons means something , whether you mean it or not." "Every interaction with a patron is an opportunity to convince someone that the library is indispensable.").

Offrir du bruit ou du calme ? Les deux.
http://eternalpms.blogspot.com/2006/07/free-for-all-culturel.html
Billet d'un usager utilisant la Grande Bibliothèque du Québec, espace décrit comme commercial et stressant. Dualité : la blogueuse se décrit comme une "consommatrice culturelle compulsive " mais finalement aussi comme quelqu'un qui a "besoin de calme et de silence pour lire et faire des recherches".

17 juillet 2006

Du RSS pour les wikis

Comment suivre une page individuelle de wiki avec un fil RSS indépendant ?

*Aller sur l'onglet historique de la page en question
*Ajouter à l'adresse &feed=rss

Ca fonctionne sur Mediawiki (interface de Wikipedia).

Exemples :
L'article Biblioblog dans Bibliopedia
http://biblio.wikia.com/index.php?title=Biblioblog&action=history&feed=rss
L'article Bibliothèque dans Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Biblioth%C3%A8que&action=history&feed=rss
L'article Library 2.0 dans la Wikipedia anglaise
http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Library_2.0&action=history&feed=rss
Ca ne fonctionne pas sur Libsuccess et Liswiki, sans doute question d'url ou d'hébergement.

Comprendre les bibliothécaires (3)

Après l'intériorité magnifique et la compétence technocratique : l'équilibre au quotidien.





La mission : elle peut être un facteur d'immobilisme (elle définit ce que l'on fait déjà, elle nous justifie) ou au contraire de dispersion des actions (tout est bon tant que ça concours à la mission) voire de sentiment d'échec (on y arrivera jamais). La mission de "lecture publique", même si nécessairement intériorisée par le bibliothécaire, doit être définie qualitativement et quantitativement en lien avec l'autorité politique et la société civile.

Le temps : le rôle du bibliothécaire se joue sur du long terme (dur à mesurer) et du court terme (dur de s'adapter aussi vite) et se résoud dans le train-train quotidien administratif. Le temps des projets est spécialement long. L'absence de culture du changement (chez ceux qui l'effectuent aussi bien que chez ceux qui le subissent) occasionne des discontinuités dans l'histoire des établissements.

Les humeurs : le bibliothécaire est dans des situations bien différentes selon son poste, son établissement, son étape de carrière. Il aurait un peu tendance à projeter son bien-être ou son mal-être sur l'état de la profession ou de la culture dans la société. Ces phénomènes se manifestent pourtant rarement de manière globale et univoque.
Puisse le bibliothécaire être sanguin dans ses projets, mélancolique dans ses réflexions, colérique face à ses faiblesses et flegmatique dans ses échecs. Et non pas l'inverse bien sûr!

Comprendre les bibliothécaires (2)

Après l'intériorité magnifique : la compétence technocratique.

Le bibliothécaire est symboliquement censé savoir beaucoup, alors le peu qu'il sait vraiment il y tient. Là aussi cela peut tourner au formalisme, à l'appropriation, à l'oubli des contenus et des buts recherchés. Le développement technologique et les évolutions sociales font que la transmission des techniques de bibliothèques ne se fait plus seulement des anciens vers les nouveaux venus, mais procède plutôt de changements multipolaires. La volonté de rationalisation à outrance des uns cadre parfois mal avec le "je ne crois que ce que j'ai déjà vu" des autres, qu'ils soient vieux ou jeunes. Les nouvelles compétences (management, poldoc, informatique) luttent pour se légitimer face aux anciennes (hiérarchie et ancienneté, culture, catalogage) au détriment de la continuité des deux.


Comprendre les bibliothécaires

Bonjour mon blog !
Je trouve l'opposition "vieilles/jeunes bibliothécaires" assez insuffisante, ce sont des notions qui expliquent peu et qui ne justifient rien. Je cherchais alors comment définir des pôles plus significatifs dans l'articulation de nos mentalités. Bref à faire une petite phénoménologie des représentations qu'a le bibliothécaire, quelque soit son âge.

Pour commencer : L'intériorité magnifique.
Les missions du bibliothécaire nécessitent d'être intériorisées, d'être vécues de manière compréhensive et de ne pas être effectuées toujours mécaniquement. Certes, mais le danger est aussi qu'elles soit trop intériorisées, leur simple symbolisme (censer irradier le monde) peut alors s'opposer aux voies de leur réalisation concrète.


01 juillet 2006

Circulis Conspectus


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Le paradis documentaire

.

.

.

5 Exhaustivité

4 Recherche

3 Formation

2 Initiation

1 Information

0 Hors collection

.

Le purgatoire :

Objectifs et indicateurs

Charte

Evaluation des collections

Formation à la politique documentaire

.

L'enfer :

Absence de méthode

Absence de réflexion sur le rôle des bibliothèques

Incompétence

Désintérêt

Livres-Hebdo

Elus FN

Pas de budget

.

Quelques remarques sur Conspectus :

* B. Calenge a déjà souligné que l'usage de conspectus privilégiait l'usage d'étude sur les usages pratiques et loisirs. (article et débat).

* J.Pouchol propose une échelle différente, intégrant aussi les niveaux de l'enfance (article).

* Est-ce que les niveaux portent sur des collections globales (ce qui est plus cohérent intellectuellement) ou sur des documents individuels (ce qui permet de faire des statistiques) ?

* Contrairement à mon schéma dantesque, le but n'est pas l'exhaustivité. L'intérêt de la réflexion par niveau c'est justement de pouvoir se fixer un but limité.

* Pour construire un niveau, on doit d'abord compléter les précédents. Cela donne à l'usager des possibilité concrètes d'itinéraires de lecture.

Références :

T.Giappiconi : Qu'est-ce que le conspectus ?

T.Giappioni : Le Plan de développement des collections.

Conférence par B.Calenge : Acquérir en bibliothèque : un acte professionnel ?

Et pour les images : Dante Online

29 juin 2006

Le CEFRIO






B.Yvert préconise de trouver de nouvelles missions pour remplacer feu le CSB.

Voici une idée : s'inspirer de ce que fait au Québec le Centre Francophone d'Informatisation des Organisations, à travers ses conférences et ses rapports.

Le CEFRIO propose aussi bien des recommandations sur la compétitivité des entreprises, que sur l'éducation, la santé ou l'administration publique. Leur leitmotiv : "L'innovation socio-organisationnelle est indispensable à l'innovation technologique".


Concernant spécifiquement les bibliothèques, le CEFRIO a réalisé le
Rapport pour l'orientation des bibliothèques gouvernementales du Québec. (merci Culturelibre). Il y est préconisé de s'inspirer des idées "library 2.0" tout en maintenant les activités traditionnelles, et de développer des collaborations entre établissements (notamment par des consortiums d'acquisition). Il faut transformer nos compétences traditionnelles (voir ici, p. 11-12-13). Et dans un élan nietzschéen : "il faut créer le bibliothécaire nouveau", "non plus réactif mais proactif".

Ce rôle proactif est expliqué dans un autre exposé :
De la gestion de l'information à la gestion des connaissances.
Les organisations ne réalisent pas le rôle clé que peuvent jouer les bibliothécaires et documentalistes. Ceux-ci sont perçus comme ayant un rôle de "soutient", mais pas encore reconnus comme des agents de transformation organisationnelle. Il y a donc un passage obligé de la passivité vers le leadership et le management.
C'est intéressant : pour le Cefrio il ne faut pas être soit bibliothécaire/soit manager, mais manager parce que bibliothécaire.

27 juin 2006

Segmenter pour mieux servir ?


La Public Library Association (site, blog) est une des branches de l'American Library Association(elle rassemble 10.000 membres parmi les 64.000).

Elle a organisé une conférence à Boston du 21 au 25 mars dernier. En ligne ont trouve les tonnes de supports qui ont servi aux différents exposés. (ici, au bas de la page).

Parmi les exposés, je retiens celui des bibliothèques de Denver, qui expliquent comment elles s'adaptent aux besoins des communautés. Ces communautés, comme le rappellait Anne-Marie Bertrand au Salon du Livre, sont moins caricaturales que la vision qu'on en a souvent en France.

En effet, suite à une étude de population, les bibliothécaires de Denver ont définis six profils de besoins (patterns of consumer use)... et décidé d'adapter leur offre en concevant six profils d'établissements. Cette segmentation correspond à des ressources, mais aussi à des espaces et à des spécialisations professionnelles différentes pour les bibliothécaires.


Les six profils :

* Bibliothèque centrale : études, recherche, actualité

* Bibliothèque contemporaine : best-sellers en multiexemplaires, restauration sur place, automates de prêt.

* Bibliothèque d'apprentissage et de langues : personnel bilingue, ressources en espagnol, cours de langues.

* Bibliothèque familiale : animations grand public, soutien scolaire.

* Bibliothèque pour enfants : activités pratiques pour les enfants

* Bibliothèque en ligne : ressources en ligne téléchargeables (livres, musique, films)

L'aspect de spécialisation qui est proposé est intéressant et volontariste. Une critique "française", ou "idéaliste", serait de rétorquer que cela n'incite pas les usagers à découvrir l'universalité de la culture. L'approche américaine de Denver est de ce point de vue plus "réaliste"... mais elle échoue peut-être à proposer un modèle social global, un "forum dans la Cité".

Pourra-t-on concilier le réalisme du besoin immédiat avec l'utopie de l'offre visionnaire ?

***

Une autre opposition américo-française : en caricaturant très grossièrement, on pourrait dire que les français élaborent des théories ("qu'est-ce que le métier de bibliothécaire ?"), et que les américains sont pragmatiques sans se soucier des implications historiques ou culturelles. Mais comment concilier pragmatisme et réflexion ?

Par exemple parmi les exposés de la conférence PLA on retrouve :

"En avant ! Faites grimper votre collection d'un niveau. " Ppt. (Plus c'est emprunté, plus on achète d'exemplaires).

"Gérer les espaces : comment transformer votre bibliothèque en neuf mois, avec l'argent dont vous disposez maintenant."Pdf. (Créez des avenues centrales, comme dans un grand magasin.)

"Gérer les urgences terroristes." Ppt. (Méfiez-vous aussi des enfants).

"Comment s'adapter aux publics qui apprennent différement." Ppt. (C'est-à-dire les personnes handicapées ou ne maîtrisant pas la langue américaine)."

"Comment débuter en tant que directeur." Pdf. (Gérez les différents niveaux de priorités).

16 juin 2006

Benchmarking en bibliothèque

Dans mes rêves bibliothéconomiques, j'aimerais qu'il y ait des études comparatives et dynamiques sur les méthodes de travail des bibliothèques : "x % respectent les statuts, y% sont en cotations validées, z% ont une politique documentaire formalisée" ; "f% de leur personnel maîtrise internet, t% utilisent tel fournisseur" ; et "d'où il ressort que : elles sont satisfaites ou non de ce fonctionnement, elles ont observé ou non une évolution significative de leur activité"etc...
De bien beaux sujets pour développer la recherche française en Sciences des Bibliothèques.



En tout cas jeudi 15 juin Tosca Consultants a organisé une conférence (intervenants : Marc Maisonneuve et Cécile Touitou) sur

L'évolution de l'offre de progiciels en bibliothèque.

Un marché difficile :
* Face au un marché limité des bibliothèques, les sociétés n'ont pas suffisament de moyens pour investir en recherche, alors les "nouveaux produits" gardent souvent un coeur ancien et présentent juste des modules supplémentaires se voulant attractifs.
* Les nombreux rachats par des grosses sociétés, parfois centrées sur des marchés éloignés(USA) ou même non-spécialisées en SIGB, font que les évolutions du marché français sont incertaines.
* BDP, BU et BM sont trois marchés différents, avec des produits et des concurrences différentes (marché dominé par quelques prestataires pour les BDP, et plus de diversité de concurrents en BM, car nombre le plus important de clients).
*Les SIGB libres nécessitent obligatoirement des compétences en informatique, ou le soutien d'une société.

Quelques ambiguïtés de vocabulaire sur lesquelles jouent les fournisseurs :
* Un "portail documentaire" doit permettre la recherche fédérée sur différentes bases, alors qu'un "portail de bibliothèque" n'est souvent que le nom d'un site web présentant plusieurs pages.
* Un véritable "progiciel" doit proposer des paramètres accessibles au bibliothécaire, sinon c'est une simple intégration de produits nécessitant de nouveuax développements successifs par la société.
* Un "système de gestion des ressources électronique" gère + communique les différentes ressources (électroniques + sur supports). Alors qu'un portail, un résolveur de lien ou un ERM n'interviennent que sur une partie de ces fonctions.

Nouveautés observées aux USA :
* adaptation de l'OPAC (par âge, par langue) ou personnalisation individuelle, génération des listes en HTLM et RSS (via le format ZiNG SRW/SRU http://www.loc.gov/z3950/agency), liens depuis la notice vers des contenus enrichis ou téléchargeables.
* Ces nouveautés nécessitent de gros moyens humains et budgétaires , ce qui est possible dans les grosses bibliothèques américaines tête de réseau.
* Le conférencier est dubitatif sur les compétences actuelles des sociétés françaises de créer de tels outils de publication sur le web.
* La question de l'influence des demandes des bibliothèques françaises a été assez peu évoquée. Parlant du paiement en ligne, le conférencier pense que ce n'est pas adapté à la culture des bibliothécaires français.

Voir aussi :Marc Maisonneuve, articles dans Archimage et Revue ADBS ; Cécile Touitou, Les portails des bibliothèques publiques américaines (BBF).

http://biblio.wikia.com/wiki/Histoire_de_l'Informatique_Documentaire

Soyons négatifs une seconde

Face à la relativisation des instances de validation du savoir, les acteurs publics risquent (pour des raisons économiques, institutionnelles, historiques) d'être à la traine des multiples initiatives privées fédérant les utilisateurs et offrant des services d'usage intuitif. Le dernier en date : http://fr.answers.yahoo.com/, avec ses avantages et ses inconvénients.

Pour contrebalancer cela il faut une vraie campagne... développer et mettre en valeur les atouts intrinsèques des bibliothèques liés aux besoins des utilisateurs (les locaux, la communauté locale, les services, l'effet "longue traine" des collections...). Sans doute dans l'optique d'y rallier à la fois le public... et l'ensemble de la communauté des bibliothécaires.



http://biblio.wikia.com/wiki/Campagne_@_la_bibliotheque

11 juin 2006

Rendez-vous dans cent ans

Comptes-rendus disponibles :

Session 1 Bibliothèques numériques. (deux versions, Par Mercure et Cecline, pour fusion par Mercure).
Session 2 Rendez-vous international.(Cecline)
Atelier 11 Former l’usager ?
Atelier 13 La formation continue
Session 8 La bibliothèque forum dans la cité.

Sur les 4 jours il y a eu en tout 1100 participants selon l'ABF.

http://biblio.wikia.com/wiki/Congr%C3%A8s_du_centenaire_de_l%27ABF

08 juin 2006

Rassembler les compte-rendus du congrès ABF

Je propose de mettre en commun sur Bibliopedia les comptes-rendus, liens et réflexions autour des sessions et ateliers du centenaire de l'ABF.

http://biblio.wikia.com/wiki/Congr%C3%A8s_du_centenaire_de_l%27ABF
Manifestez-vous massivement ! :)

Source d'inspiration : le wiki pratique de la Conférence ALA 2005 (site) , et la conférence en ligne multisupports de l'ALA (site).

Petite histoire des gros bibliowikis

Tout d'abord les bibliothécaires ont créés des wikis destinés à des communautés restreintes de contributeurs (c'est par exemple le cas de The Shifted Librarian en octobre 2004, pour la mise en commun de flux RSS).

Puis vint le premier biblio-wiki a dimension nationale, développé entre avril et juin 2005 par Meredith Farkas pour le Congrès annuel de l'American Library Assocation , du 23 au 29 juin. C'est un wiki qui rassemble toutes les informations pratiques liées au congrès, et l'expérience est renouvelée en 2006.

Durant ce Congrès, le créateur de Wikipedia est également intervenu. Devant tant d'arguments, le bibliothécaire John Hubbard (qui gère aussi LibraryLink) s'est précipité pour créer, dès le lendemain le 30 juin, le wiki bibliothéconomique LisWiki.

Et c'est là que le drame se noue : le 4 juillet Meredith Farkas ouvre Libsuccess. Voilà donc deux wikis à vocation internationale et à thématique générale sur les bibliothèques. John Hubbard réfute le principe d'une "guerre des wikis", et argue des complémentarités et des différences des deux (message).

* Liswiki est théorique et se veut être une encyclopédie des Sciences de l'information et des bibliothèques (sans doute aussi en raison du fait qu'il n'y a pas de Projet LIS sur la Wikipedia anglophone, contrairement aux versions allemande et française).

* Libsuccess est pratique, et encourage les bibliothécaires à relater ou référencer leurs expériences réussies.

On peut déplorer que les deux projets n'aient pas fusionné, ou au contraire y voir une nécessaire pluralité d'expérimentations. Libsuccess, par son côté expérimental, a su attirer des bloggers spécialisés (sur les thèmes de services aux adolescents, ou des jeux video en bibliothèques) plutôt que de les laisser créer leurs wikis séparés. Libsuccess a aussi été nommé parmi 33 exemples remarquables de "travaux collaboratifs sur wikis"(par le site Eastwikkers). Et il a également été choisi (en prenant la place du site Webjunction) pour rassembler les références liée à la liste de (Web4lib). Un lien intéressant entre une liste de diffusion et un wiki.

M.Farkas liste les articles ayant eu le plus de succès (c'est-à-dire de contributions) : il s'agit le plus souvent de listes organisées et critiques de liens (article) . Pour elle, le wiki est un outil plus pertinent que Furl ou Delicious pour créer une véritable base commune de savoir. Elle cite également des nouvelles idées qu'ont apportées les contributeurs extérieurs (article).

Depuis, les bibliowikis généralistes se développent dans différentes langues, et c'est Liswiki qui en fournit la liste : http://www.liswiki.com/wiki/Wiki

01 juin 2006

Une minute - Une réponse

La compétence de renseignement auprès des usagers, auparavant réduite à sa simple part d'orientation bibliographique, risque maintenant de devenir un facteur déterminant pour les bibliothèques.

Parmi les dernières réflexions lues récemment sur ce sujet :
Véronique sur son blog "Comment le public peut-il se retrouver dans cette foison d'informations et y dénicher en 1 minute (délai moyen d'attente de réponse adaptée à sa demande de la part du public) les ressources pertinentes répondant à sa question ?"
Bernard Majour sur Biblio-fr :"La seule solution pour les bibliothèques de rivaliser : obtenir des bibliothécaires "Moteur de recherche" de leur propre bibliothèque."

Peut-on définir un protocole méthodologique qui permettrait à un bibliothécaire de donner, par exemple, en 1 minute une orientation basique, et des réponses plus élaborée en 3 et 5 minutes ? Bien sûr c'est schématique, mais dans la mesure où en BM les bibliothécaires qui répondent aux usagers sont souvent polyvalents et font du prêt-retour-rangement-accueil-surveillance en même temps, il s'agirait de définir comment fournir dans ces conditions la meilleure réponse possible. "Une minute - Une réponse" me semble d'ailleurs bien correspondre à la situation réelle que rencontre chaque bibliothécaire le samedi après-midi !

Si ce concept vous intéresse, je vous invite à intervenir sur la page
http://biblio.wikia.com/wiki/Renseignement_aux_usagers
pour y pour rajouter des réflexions, où des ressources à exploiter autour de ce sujet.

Je ne cache pas que j'aimerais bien que ce wiki serve de document de travail pour trouver de nouvelles idées !

30 mai 2006

Les 5 lois de Ranganathan appliquées au Web

Via le site de l'université de printemps de l'ALA, puis le blog italien Geek Librarian, puis les Archives ouvertes Internationales en Sciences des Bibliothèques E-LIS, puis le journal bibliothéconomique iranien Webology.ir, on peut trouver un article écrit en 2004 à Marseille par Aliréza Noruzi, bibliothécaire iranien (et tout premier Maître en Science des Bibliothèques et l'Information de l'Université de Téhéran). Il m'indique par mail qu'il a écrit l'article directement en anglais et qu'il n'a pas le temps de le traduire.
Donc en bref :"Application of Ranganathan's Laws to the Web "

Les 5 lois de Ranganathan :
1 Les livres sont faits pour être utilisés
2 À chaque lecteur son livre
3 À chaque livre son lecteur
4 Épargnez le temps du lecteur
5 Une bibliothèque est un organisme en développement

Ces lois complétées par Crawford et Gorman :
1 Les bibliothèques servent l'humanité
2 Respectez toutes les formes par lesquelles le savoir est transmis
3 Utilisez la technologie intelligemment pour développer les services
4 Protégrer le libre accès au savoir
5 Honorez le passé et créez le futur

Ces lois assombries par J.Thompson (face au pouvoir des éditeurs et fournisseurs)
1 Les livres sont faits pour générer du profit
2 A chaque lecteur son addition
3 A chaque copie son prix
4 Prenez l'argent du lecteur
5 La bibliothèque est un organisme en déliquescence

Mais des lois adaptées au Web par A.Noruzi :
1 Les ressources du Web sont faites pour être utilisées
2 A chaque utilisateur sa ressource
3 A chaque ressource son utilisateur
4 Epargnez le temps de l'utilisateur
5 Le web est un organisme en développement

Bref: contenus ouverts, communautés, accessibilité (et sans doute personnalisation 2.0), simplicité, recherche d'organisation.

http://biblio.wikia.com/wiki/Sites_professionnels Rubrique "Archives ouvertes"

29 mai 2006

News sur Bibliopedia

Barre de mise en forme


Bizarrement, elle avait jusqu'à présent échappé à mon champ de vision : cette barre apparaît chaque fois que l'on modifie une page, et évite au visiteur d'apprendre la syntaxe wiki. Je détaille sur la page d'Aide.
(Le plugin wiki Firefox déjà mentionné est juste un peu plus complet).


Nouvelle page Expositions
Comment trouver une exposition sur un thème déterminé ? Ici une liste de répertoires généraux, suivi d'un classement par thème. A vous de compléter !
http://biblio.wikia.com/wiki/Expositions

Référencements
Quelques signalements sympathiques de Bibliopedia
(Ces liens viennent de Google, PubSub ne les a pas repérés).
3 mai : Les réseaux Noria (Programme de coopération parlementaire francophone).
19 mai : Zazieweb
22 mai : La Feuille
25 mai : Biblioonline

23 mai 2006

Compte-rendu de la présentation du CREDOC

Beaucoup de choses ont été dites lors de la présentation du rapport du CREDOC à la BPI (programme et débat en ligne ici).

Les points qui ont retenu l'attention des intervenants :

1/ Mesurer l'impact des services publics.
Auparavant on s'intéressait uniquement aux inscrits, maintenant on va chercher à mesurer l'impact global de la bibliothèque sur la population :
inscrits+fréquentants+personnes touchées de manière intermédiaire (36% des personnes déclarent vivre dans un foyer ayant au moins une carte de bibliothèque).

2/ Ne pas s'en tenir aux grands chiffres.
La comparaison avec d'autres pays est intéressante, si elle intègre aussi un aspect qualitatif et culturel.
De plus, derrière les chiffres nationaux, les situations locales sont très contrastées. En France il y a même plus d'établissements dont les inscrits diminuent que l'inverse (622 en baisse, 415 en augmentation).

3/ Chercher les facteurs significatifs et en tirer des pistes pratiques.
* Freins à la fréquentation : manque d'habitude, contraintes d'usage (horaires compliqués), manque d'intérêt (exemple : pour les plus de 65 ans).
* Facteurs favorables à la fréquentation : augmentation de la surface, des dépenses de personnel, de la population totale des villes et de la part d'actif en son sein, l'augmentation du nombre de vidéogrammes...
* La part grandissante de l'usage de type "libre fréquentation" nécessite des espaces plus grands et plus adaptés.
* Si les internautes vont plus en bibliothèque que les autres usagers, par contre à la bibliothèque ils font peu d'internet -> quel lieu pour le numérique ? (A noter que la DLL va mener une étude "le livre à l’horizon 2010").

Ceci n'est pas un compte-rendu



si tout était simple, cela pourrait tenir dans une
Bibliopérette sur un air d'Offenbach

Introduction par le choeur :
Le niveau baisse !
Le niveau monte !
Notre métier est plein de con-tra-dic-tions !

B. Maresca :
Oubliez 17, ce chiffre par trop déprimant
Mon nouveau taux vous regonflera : quarante-trois pour cent!
Français, encore un effort pour être anglosaxons,
2010 sera l'odyssée de l'espace numérisation

Le choeur :
D'espoirs déçus en vaste autosatisfaction,
Notre métier est plein de contradictions.

C. Poissenot : Remontez les inscriptions en n'achetant plus que des best-sellers!
T.Giappiconi : Non, le taux de rotation vient de la politique documentaire !
B. David : Mais le plus important c'est ma liberté de penser !
Gautier-Gentès : Ceux qui n'ont rien à dire, ils peuvent se désherber.

Le choeur :
Qu'on fasse de l'offre ou de la demande, où est la démocratisation
Notre métier est plein de contradictions.

Les vieilles bibliothécaires : Est-ce qu'on rétablira le CAFB ?
Les reçus-collés : Est-ce qu'on supprimera le CNFPT?
L'Enssib : Est-ce qu'on sera enfin gradés masters?
Les bibliothécaires 2.0 : Est-ce que ça sera codé en RSS?

Le choeur :
Nous les illuminateurs de l'humanité, souvent nous cancaillons
Notre métier est plein de contradictions.

D. Lahary :
Mais non, mon Powerpoint va tout vous expliquer
Biblio-techno-politique, faut tout faire converger.
Dans la pluralité, nous oeuvrons pour le bien,
Que la dialectique nous montre le chemin

Le choeur :
En avant! En avant ! Montons vers l'eschaton !
Et nos bibliothèques seront l'acmé de la création
Culture, loisirs, études et formation,
Et demain on fera les cent pour cent d'inscriptiooooons !

22 mai 2006

Bibliothécaires en prospective ?

J'ai ajouté dans l'article bibliothécaire le rapport du Ministère de la culture intitulé Bibliothécaires en prospective

Les sociologues qui ont réalisé cette enquête avaient déjà livré certaines de leurs analyses en 2004 .
Ils expliquaient que selon la taille de l'établissement (moins de 20 agents, 20-100, plus de 100) les métiers et les attributions des bibliothécaires pouvaient beaucoup varier.
Ils proposaient aussi quatre scénarios pour le futur : médiation culturelle et présenciel, hyperconsommation, fin des collections, numérique et décloisonnement.

Mais à lire ce rapport, on peut se demander si les bibliothécaires le liront :

En effet, si les auteurs notent "une diffusion massive de la littérature professionnelle" p.16, ils s'interrogent : "est-elle lue par l'ensemble de la profession ou bien seulement par les cadres des bibliothèques et les étudiants en formation?" "Interrogés sur ce point, les bibliothécaires en poste dans les Bibliothèques publiques répondent qu'ils lisent le plus souvent Livres hebdo, revue professionnelle qui donne des informations mais peu d'analyse sur la profession." p.17

Et plus loin :
"La grande majorité d'entre eux ignorent les débats qui animent la presse professionnelle et biblio-fr. Tout se passe comme si, seule, une élite des bibliothécaires animait la discussion (...) et que la grande majorité d'entre eux réglaient sur place avec les usagers les modalités d'accès à internet, les choix de documents à acquérir, etc."

17 mai 2006

43%

Associated press vient de publier une brève sur l'enquête du Credoc
"Fréquentation, usages et image des bibliothèques municipales en 2005".
En quinze ans la fréquentation serait passée de 23 à 43%, "et pourrait atteindre 50% à l'horizon 2010, ce qui permettrait à la France de rattraper son retard sur des pays comme la Grande-Bretagne".
(Pourtant d'après cet article, en Grande Bretagne le taux d'inscrits à lui seul serait déjà de 58%.)

EDIT : La synthèse de l’enquête est disponible ICI
(L'enquête complète est à paraître au éditions de la BPI)
Voir aussi la page de Débat virtuel de la BPI.

*Apparement le chiffre de « 43% » (qui risque de devenir un nouveau leitmotiv dans la profession) se décompose ainsi :
21% d’inscrits, 14% qui fréquentent sans carte une BM, 8% qui fréquente sans carte un autre type de bib. publique

La différence avec le chiffre de 17% annoncé par la DLL doit de la méthode employée (sondage sur 2000 personnes de plus de 15 ans pour le Credoc, somme des rapports locaux rapportés à des chiffres nationaux pour la DLL)

*Le taux de fréquentation varie entre 20% pour les français sans diplôme et 58% pour les Bac+5 (l’élargissement des publics rencontre des limites)
*Face à la montée d’internet, « la plus grande mutation, celle du livre dématérialisé, reste à venir ».


EDIT2 : Le blog KotKot dispose déjà d'un pré-print et le commente dans plusieurs articles.


http://biblio.wikia.com/wiki/Sociologie_et_Pratiques_culturelles

16 mai 2006





L'ALA mène actuellement un bootcamp [université de printemps?] intitulée Library 2.0.
La forme est dynamique : 10 équipes ont 4 semaines pour répondre chacune à une question sur la problématique "library 2.0". L'accent est porté sur l'interaction entre les supports : un blog, des podcasts, des pages avec éditions wiki, et surtout une page centrale qui résume les acquis de ce séminaire.

Réflexions :
1/Ca ressemble à "l'hybride blog/site" et "chaud/froid" dont parlait Kotkot.
Les blogs ont du succès parce qu'ils sont faciles à suivre, mais peut-on transposer cette facilité au sein d'un site plus construit et plus pérenne?
Le RSS pour les nouvelles pages d'un wiki est une piste, mais comment faire mieux ?

2/Notez le logo du séminaire : passé le temps de l'esbrouffe, library 2.0 voudrait bien se graver un peu dans la pierre.

3/ Il y a un côté très pratique, "how to" et outils clefs-en-main, qui est une orientation peu présente dans les livres et les conférences françaises. (Cf le programme du centaire de l'ABF, très orienté "bilans et identités").

Idée comme ça : il faudrait créer un poste à la DLL où un conservateur s'employerait à plein temps à traduire les ressources anglophones intéressantes.

08 mai 2006

Un fil RSS pour Biblioforum







Laurent vient de mettre en place un fil RSS qui permet de suivre facilement l'ensemble des rubriques de Biblioforum.
Abonnement à choisir sur : http://feeds.feedburner.com/Biblioforum

Depuis 15 jours sur le forum j'alimente à nouveau la rubrique "Actualité de la lecture publique". J'espère que le fil RSS permettra de développer l'ensemble des échanges et des questions/réponses. On pourrait imaginer un système vertueux où chaque outil (liste de diffusion, forums, blogs, wiki) serait exploité au mieux de ses possibilités, et renverrait aux autres pour d'harmonieux feedbacks créatifs. :)

Geekeries wiki



La Barre d'outil Wikipedia (sous Firefox)
Cette barre facilite la mise en forme, la création de liens et de tableaux dans les articles.
Cela vous permettra d'apporter pleins de contributions dans Bibliopedia. ;)
(L'option de recherche quant à elle porte uniquement sur Wikipedia).
http://wikipedia.mozdev.org/ (suivre le lien : download et choisir la dernière version)

Travaux en cours :
*Les statistiques ne fonctionnent pas -> c'est normal , elles ne sont plus mis à jour sur l'ensemble des Wikias pour une raisons de taille de mémoire cache. Je l'ai appris sur le chat Wikia.
* Le module de recherche -> je n'arrive pas à installer la bannière google à l'intérieur même du wiki, car le HTML est désactivé sur Wikia. Par contre Java est accepté (exemple : applet de chat indiqué par un gérant du Wiki Creatures). Donc...si une bonne âme pouvait m'indiquer comment utiliser java pour installer une bannière ...
-> Pour le moment j'ai juste mis un lien vers une requête google, qui reste plus performant que le moteur interne du wiki.

04 mai 2006

De la vertu des guerres d'édition

L'article wikipedia "Library 2.0" inclut un paragraphe controversé : "Criticisms of Library 2.0", devenu par la suite "The debate surrounding Library 2.0".

Sur l'historique, on peut suivre toutes les interventions : plutôt que d'utiliser l'onglet "discussion", les contributeurs préfèrent effectuer directement leurs modifications, en ajoutant un commentaire justificatif.
Le paragraphe a été créé, supprimé et recréé plusieurs fois de suite, puis différents ajouts ont finalement contribué à le rendre suffisament équilibré et référencé.
http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Library_2.0&action=history

02 mai 2006

Blogs hors catégories

Quelle extension et quelle limites donner aux "biblioblogs"?

* Suite à une intervention de Marlene, j'ai renommé la catégorie"Blogs perso" pour la limiter à "Blogs perso à thèmes publics".

* Le blog "Jeux vidéo et Bibliothèques" -> je le mets en Blogs professionnels/Thème documentaire spécifique . Même s'il y a peu d'articles concernant les bibliothèques à proprement parler... à cause du manque d'expériences françaises vraisemblablement.

* Le blog Liber, libri -> Blogs pro-personnels. Même si la rédactrice ne travaille pas encore en bibliothèque, les articles sont intéressants et plutôt biens écrits.
D'ailleurs elle a inventé le terme de "blogs privessionnels"... ce qui fait que je rebaptise ainsi cette catégorie.

* Le blog des Reçus-Colles -> dans Métiers documentaires. Même s'il aborde le problèmes des recrutements territoriaux en général, les exemples sont pris en bibliothèque en particulier.

* En outre je signale que l'auteur de Documentation Québec s'est signalé sur Bibliopedia.
A ma connaissance il n'y a pas encore d'autres wikis bibliothéconomiques francophones.



Lien Bibliopedia : http://biblio.wikia.com/wiki/Biblioblog

01 mai 2006

Référencements

Après son lancement le 10 avril, Bibliopedia a été signalée par :
11.04 La conjuration
11.04 Bibliobsession, Tribune libre
12.01 Klog
13.04 Blogokat
14.04 Act'U (Liste de diffusion de l'Agence de mutualisation des universités), Vedoci
17.04 Liber libri
18.04 Thot (Nouvelles de la formation à distance)
19.04 Echosdoc
20.06 Nouvoulivractu, E-Bibliothécaires
26.04 Kot kot
27.04 Brique documentaire
29.04 Netbib weblog
01.05 LisWiki et Wikipedia (suite à mes contributions).
Je signalerai également Bibliopedia sur Biblio-fr.
* L'Urfist signale Bibliopedia dans sa page sur les wikis et dans celle sur les blogs.
* Et même la Revue des Relations internationales de Toulouse II en parle. :)

* Les statistiques du site ne sont pas activées, je vais voir comment on peut résoudre ça.

* Pour contribuer encore au signalement de Bibliopedia, mettez une des superbes bannières sur votre blog, comme l'ont fait Clolo, Romain ou Mercure (Pour réduire la taille du bandeau recherche - qui s'affiche différement selon les modèles- il suffit de modifier le chiffre "size=16").

25 avril 2006

Hissez pavillon!



J'ai programmé une bannière avec un logo-lien et une barre de recherche (via google, plus efficace que le module de recherche interne du mediawiki).