23 février 2006

La relation entre bibliothèque et logiciels libres

Le réseau des bibliothèques de Brest s'engage de manière volontariste dans la diffusion des logiciels libres. Il propose à ses lecteurs d'emprunter un cédérom comprenant une sélection de ces logiciels : le message est d'inciter les emprunteurs à copier les programmes proposés. Dans chaque établissement, un bibliothécaire a été sensibilisé à la diffusion de ce cédérom et l'action a été accompagnée d'information dans la presse locale. Pas de chiffres de rotation, mais l'opération est déclarée être un succès.
http://www.creatif-public.net/article.php3?id_article=436
[Trouvé via http://reso.blogs.com/crealiens/2006/02/initiative_bres.html ]

Je trouve cela très intéressant : la diffusion et l'information grand public des ressources libres pourrait constituer un excellent "créneau", je veux dire un excellent axe d'actions spécifiques pour les bibliothèques. Ce serait en effet pleinement cohérent avec leur mission de diffusion de l'information à tous, au-delà des différences socioéconomiques. Et ce ne serait pas empiété par des actions massives issues du privé. Et l'usager non spécialiste aura toujours du mal à repérer et maîtriser ces contenus, qui bénéficient de peu de publicité et nécessitent des manipulations moins familières que les produits de grande consommation. Les bibliothèques pourraient incarner un pôle d'expertise technique et documentaire dans ce domaine, à l'heure où les mesures de protections des oeuvres vont s'imposer aux consommateurs.
Avec aussi des contraintes : pour développer un tel projet, il y a un problème de compétences (voire de compréhension des enjeux), ainsi que de coût (la formation et la maintenance, même pour le libre, ça représente un certain budget). Je parle, je parle, mais il faudra longtemps avant que je rêve d'y songer dans mon établissement.

En effectuant une recherche sur le sujet "logiciel libre" dans le catalogue de Brest, on retrouve le cédérom en question et les programmes des versions 1.0 et 1.2.

Je ne connais pas le réseau brestois, mais leur catalogue est clair et ils réalisent des actions innovantes. Voir aussi leur concours de poèmes sur des tickets de bus, de quoi nourrir les débats autour des animations poétiques sur Biblio-fr!

Dans Biblio-fr justement, une autre avancée très importante du SIGB libre annoncée par la société PMB (message "L'expérience Google avec PMB") : des notices de catalogues visibles via Google.
Leur site indique qu'on peut réaliser des équations de recherche pour explorer uniquement les catalogues PMB ("PooMBle"). Mais surtout il montre des exemples de requêtes Google génériques où des catatogues de bibliothèques arrivent parmi les 10 premières réponses.
http://www.sigb.net/poomble.php
Cela pourra s'avérer très intéressant pour les bibliothèques comprenant des fonds patrimoniaux ou rares. Mais au-delà , même pour des titres très communs, on pourrait imaginer une option "trouvez ce livre dans une bibliothèque près de chez vous".

20 février 2006

L'horreur bibliothéconomique

La thésaurisation ou le consumérisme, deux opposés tout aussi mortifères pour les bibliothèques.

LA THESAURISATION : L'AME DES MORTS.









Si le bibliothécaire se considère uniquement comme le gardien des mots, il joue le rôle symbolique et tribal de l'âme des morts. Il suffit qu'elle soit là. Même si on risque peut-être de l'oublier progressivement. Il ne faut pas la réveiller pour rien, l'âme des morts. [Ghostbusters]

Et si l'usager s'y risque encore, il est alors confronté à une horreur digne de The Ring, Dark Water et The Grudge à la fois. On ne leur épargne rien à ces pauvres usagers.
Vidéo : Library staff notice





LE CONSUMERISME : LA MORT DANS L'AME.



En voulant utiliser la bibliothèque comme une ressource uniquement personnelle, l'usager lui fait perdre son sens. La nature des collection lui échappe s'il ne peut pas en déceler l'unité et les articulations. Les règles d'usage en commun deviennent pour lui uniquement des règles arbitraires, voire des consignes morales étriquées.










L'horreur concerne alors l'avenir des professionnels : dans un film de survie, vous pensez que les bibliothécaires incarnent les hommes ou les zombies ?
Video : Night of the living dead librarian.




[Sources : Google Image, Paint, Google video - dont le contenu est depuis peu accessible depuis la France - recherche : librarian, library. Google video est à la fois un service de recherche et d'hébergement. La première video vient d'un festival de films étudiants, la deuxième d'un biblioblog danois.]

19 février 2006

Films promotionnels



Voilà une bonne vidéo promotionnelle de bibliothèque, qui cherche à susciter la démarche de l'usager.
(Ce qui pour le côté promotionnel est sans doute plus efficace que simplement expliquer ou montrer.)

[source : youtube.com et alltheweb.com, recherche "library".]

17 février 2006

10 février 2006

La bibliothèque de Babel










Images trouvées via Google.com image et Alltheweb.com image (requêtes : babel library, babel bibliothek)
a
http://www.plan2quadrat.de/babel.htm
http://www.claudiarichter.de/Buecher/Buch2003-Einband.htm
http://www.walshgallery.com/images/artists/michiko_hoshino/michiko-hoshino.html
http://www.themodernword.com/borges/jlb_babel.html
b
http://www.buecher-nach-isbn.info/3-15/3150094976-Die-Bibliothek-von-Babel-Jorge-L.-Borges-3-15-009497-6.html
http://atelier-neun.de/images/grossbild/g006.html
http://chat.carleton.ca/~mmohamm3/3d%20modeling.htm
c
http://www.towerofbabel.391.org/borges.htm
http://www.stanford.edu/class/history34q/readings/textualizingscience/babelshort.html
http://www.revradiotowerofsong.org/pages/3/page3.html?refresh=1116277249043
d
http://jfsowa.com/ontology/causal.htm
http://ddm.caad.ed.ac.uk/~richard//MSc99/

Il existe un aussi un tag flickr ;) : "babel-library". http://www.flickr.com/groups/babel-library/pool/

La nouvelle en français : http://zombre.free.fr/pages_indispensables/bibliotheque_babel.htm
Un livre (et son fichier pdf) qui indique le nombre de page que contiendrait la bibliothèque de babel. http://thelibraryproject.wesleyan.edu/number.html
L'interface web qui irait avec la bibliothèque de Babel : on peut appuyer sur le symbole infini et remplacer la réponse. http://j.parsons.edu/~hiroko/fall_2000/interface/babel2.dcr
Numériser la bibliothèque de Babel, c'est long, mais c'est facile : http://hamete.org/babel/
Mais mieux vaut encore générer chaque ouvrage à la demande :
http://www.tlon.com/TLibrary_F/simBabel.html#Top

08 février 2006

Information illiteracy ou illiterate information?








Lu dans Tout sur l'école, d'Alain Bentolila.

Le danger de la télévision : c'est l'absence de message articulé.
Exemple utilisé: Parmi des enfants de 4 ans, 90% prennent un message antitabac pour un message en faveur du tabac, parce que la forme qu'ils ont le mieux assimilée via la télévision est celle de la publicité et non pas celle de la narration.

Le danger d'internet : c'est l'absence de but.
Le lycéen n'aura pas nécessairement la volonté suffisante pour ne pas se perdre dans les multiples choix que lui offrent les sites. Il va oublier les différentes pages par lesquelles il est passé, il va même oublier l'objet précis de sa recherche. Moins un élève a de connaissances, plus il lui sera difficile de concentrer sa démarche.

02 février 2006

Le plagiat sur internet

Vous savez peut-être déjà que le site Compilatio diffusera le 9 février les résultats de l'enquête " Les usages d'Internet dans l'enseignement supérieur ; de la documentation... au plagiat ".
Plus des trois quarts des étudiants déclarent avoir recours au « copié-collé » sur Internet [...]. Ces copieurs-colleurs estiment d'ailleurs qu'un devoir type contient au moins un quart de textes recopiés depuis Internet.
Source : Dépêche de l'Universalpressagency.com

Il faut remarquer que cette dépêche d'agence a elle-même été reprise au mot près dans différents médias. Les étudiants ne sont pas les seuls à copier-coller.

Trouver les sources "originelles" ou du moins pertinentes d'une information n'est pas forcément évident sur internet. Les étapes de transmission d'un message sont maintenant démultipliées, et (contrairement à l'exemple ci-dessus) elles peuvent aussi enrichir l'information, ou la rassembler de manière particulièrement intéressante. A tel point que le traditionnel "cité dans" utilisé dans le monde du livre, devient sur internet un problème : comment choisir entre les différents niveaux de "via" que l'on pourrait in indiquer ?
Ca m'énerve encore de voir des informations passées par mon blog simplement copiées-collées au mot près, mais c'est plus pour des raisons de convivialité réseau . ;)
Par contre, à titre méthodique ça m'intéresse toujours de savoir comment un blogger a (grosso modo) trouvé une information : équation de recherche ou parcours d'autres sites de référence.

Auparavant les étudiants pouvaient déjà copier dans des livres, mais maintenant on pourrait les évaluer sur la pertinence de leurs équations de recherches et sur leur manière d'indiquer leurs sources.

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