23 septembre 2007

Quelle est la meilleure école de bibliothécaires du monde ?

Le magazine US News établit chaque année un palmarès des meilleures écoles professionnelles américaines, en se basant sur des indicateurs statistiques et sur des notes que les écoles s'attribuent réciproquement. Dans le domaine "Library & Information Science", 50 masters approuvés par l'American Library Association ont été pris en compte.

Et avec une note de 4,5/5, les deux ex-aequos sont :



La Graduate School of LIS (University of Illinois at Urbana-Champaign)
http://www.lis.uiuc.edu/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1904.

Et la School of ILS (University of North Carolina)
http://www.ils.unc.edu/index.html/
Cours , Enseignants , Recherche , Histoire depuis 1931.

Quelques traits qui semblent propres aux universités américaines en général :
* Une très grande modularité des cours (quelques modules obligatoires, et la majorité choisis parmi un vaste catalogue).
* Les enseignements font l'objet d'une évaluation par les étudiants.
* Parmi les sujets de recherche, certains ont des applications interdisciplinaires, voire industrielles et économiques.

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En l'absence de normalisation internationale, les comparaisons mondiales restent difficiles. Voir la liste des Ecoles en SIB dans le monde : http://www.db.dk/dbi/internet/schools.htm

AM Bertrand écrit que "l'Enssib doit devenir la meilleure école européenne dans son domaine". (Enssib). Ce qui annonce une volonté de réussir le Processus de Bologne (harmonisation européenne LMD) et de se situer dans un contexte de compétition internationale.

L'EBSI et l'HEG-ID ont de leur côté déjà pris de l'avance pour préfigurer une formation francophone reconnue internationalement : un Master international en SIB, un an à Montréal, un an à Genève. (JMSalaun , Estermann).

Attention à la fuite des cerveaux. :)

5 commentaires:

Pitseleh a dit…

Bien que ne me considérant pas comme un "cerveau", je prépare actuellement ma fuite (au Québec et en Nouvelle-Zélande) afin de contribuer à la "politique de rigueur" de la fonction publique. Voilà pour le côté altruiste. Le côté égoïste est plus mesquin : une fois à l'étranger, c'est en riant que je pourrai assister au désastre.

Liberlibri a dit…

Ben moi, je fais ma valise tout de suite, s'ils m'acceptent (mais ça m'étonnerait que je sois au niveau pour eux)...
Dans ma formation passée, certes oui, j'ai fait du catalogage ... sur papier !!!
C'est très pratique dans la vie professionnelle, l'ISBD :-(

liberlibri bis ! a dit…

J'étais en colère hier mais c'est vrai que le décalage est grand entre vie professionnelle et formation...

Bruit et chuchotements a dit…

Moi ausi durant ma formation, je n'ai jamais fait de catalogage sur logiciel SIGB. Ca n'a rien du tout d'insurmontable par la suite, par contre c'est sûr qu'avoir un panorama des différents logiciels ne nuirait pas professionnellement.

Anonyme a dit…

modeste contribution d'une ancienne, ancienne de Paris VIII (maitrise de doc), qui s'est entendue dire en 92 par le responsable des études de l'EBSI à Montreal qu'il conviendrait pour moi de tout reprendre à zéro (ou à peu près) renchérit par le discours de la Corpo. des bibliothécaires du Québec et qui n'ai, une fois les barrières du corporatisme franchies, eu aucune difficulté à travailler et à dialoguer avec mes pairs québécois. Mais bien sûr que vous avez le niveau, Liberlibri, le tout est de vouloir continuer d'apprendre et de ne pas imposer votre vision hexagonale des choses et de la bibliothéconomie.

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